En salle

Enfance clandestine

17 janvier 2014

CASA DE AMÉRICA (WORKS IN PROGRESS) AWARD
Festival international du film de San Sebastián 2011

En quelques mots
★★★ 1/2
Le premier long métrage de Benjamin Ávila est marqué par les souvenir, la mémoire du temps, d’où cet aspect autobiographique qui justifie la présence de l’enfant comme catalyseur de tout ce qui se passe autour de lui. Sa présence semble être le seul côté temporel du film. Les images d’hier paraissent comme des fantômes venus du passé, s’imbriquant dans son être et sa mémoire comme des douces apparitions étrangement lointaines. Cette approche narrative s’inscrit dans le courant du cinéma latino-américain toujours hanté par les diverses dictatures. Et pourtant, dans l’imaginaire de l’enfant, se créent des instantanés figés dans le temps qui paraissent brouillés, pris entre une réalité recomposée et l’image idéale qu’on peut se faire de cette même réalité. Les incidents politiques, la tension qu’ils provoquent, les premières amours adolescentes, les rapports chaleureux avec les parents et un oncle formateur, notamment en ce qui a trait aux questions de l’amour avec le sexe opposé sont autant d’éléments narratifs que quelques instants d’animation viennent rendre aussi poétique que touchant. Évoquant parfois La historia oficial (1985), le très beau film de Luis Puenzo, Enfance clandestine justifie bien son titre dans la mesure où la vie du jeune héros sollicite une solide adaptation à tous ces moments de dureté et de danger. Toujours, comme dans bon nombre de films de l’Amérique latine, Enfance clandestine favorise les dialogues, les expressions, toute la passion d’une certaine latinité. Mais c’est surtout d’un film innocent, troublant, jouant avec la vie et la quête de la lucidité qu’il s’agit. Le jeune Ernesto Alterio propose une interprétation remarquable, oscillant d’un univers à l’autre avec une dextérité et une prise de conscience autant individuelle que politique d’une exigente maturité. > Élie Castiel

Sortie : Vendredi 17 janvier 2014
V.o. :
Espagnol
S.-t.f. : Infancia clandestina

CHRONIQUE  | Origine : Argentine / Espagne / Brésil – Année : 2012 – Durée : 1 h 51  – Réal. : Benjamin Ávila – Int. : Teo Gutiérrez Moreno, Natalia Oreiro, Ernesto Alterio, César Tronsoco, Cristina Banegas, Violeta Palukas – Dist. / Contact : K-Films Amérique | Horaires / Versions / Classement : Beaubien

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

La Ferme des humains

En quelques mots
★★

La plupart des critiques seront durs envers ce premier long métrage du turc Onur Karaman. Et c’est justement son approche je-m’en-foutiste, naïvement adolescente, intentionnellement  criarde et parfois même excessive qui rend le film attachant. Les trois personnages, issus de cultures différentes se trouvent des points communs, font semblant de ne pas s’entendre, mais derrière tous ces faux affrontements et ces malentendus inventés de toute pièce, il y a, de la part de Karaman, un discours sur le côté multiethnique de la métropole : ses défis, ses attentes, ses impossibles alliances. Et chez les personnages, malgré leur côté frondeur, un émouvant replis sur soi-même, une volonté soudainement acquise de changer. Il se pourrait que La Ferme des humains contienne plusieurs défauts, mais Karaman a l’audace de pencher sa caméra dans l’espace de l’autre, chose rare, malgré la réalité démographique, dans la plupart des fictions québécoises pour le grand écran. Onur Karaman doit être encouragé, particulièrement compte tenu que ses jeunes (anti)héros, quelle que soit leur origine, recherchent tous une certaine normalité aussi sociale qu’affective pour le simple désir de continuer à vivre. > Élie Castiel

Sortie : Vendredi 17 janvier 2014
V.o. :  Français
S.-t.a. – The Urban Farm

DRAME | Origine : Canada [Québec] – Année : 2013 – Durée : 1 h 27  – Réal. : Onur Karaman – Int. : Karim Jalal, Raphaël Lacaille, Dominic Carré Fayolle Jean, Didier Lucien – Dist. / Contact : Domino | Horaires / Versions / Classement : Guzzo

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

The Invisible Woman

En quelques mots
★★
1/2
Adapté par la scénariste Abi Morgan (The Iron Lady) d’un livre de la biographe britannique Claire Tomalin, spécialiste du XIXe siècle, le film de Ralph Fiennes recrée de manière réfléchie la société victorienne. Charles Dickens y est une figure éminemment reconnue à la fois pour ses œuvres littéraires et ses prestations théâtrales. Sa notoriété l’a même déjà amené à Montréal dans son voyage américain de 1842. Dickens, marié et père de nombreux enfants,  tombe donc  en 1857, à 45 ans, lentement amoureux d’Ellen Ternan, jeune actrice de 18 ans, fille de comédiens qu’il connaît. La construction en flashbacks permet de mieux apprécier la vie très différente qu’a connue Helen entre les théâtres de sa jeunesse et sa position d’éducatrice dans un collège privé. Ralph Fiennes incarne avec doigté Dickens et donne à Felicity Jones les moyens de briller dans le rôle risqué d’Ellen. La reconstitution historique est étonnante de précision et permet aussi d’apprécier plus directement l’évolution des mœurs depuis lors. > Luc Chaput

Sortie : Vendredi 17 janvier 2014
V.o. : Anglais

DRAME BIOGRAPHIQUE | Origine : Grande-Bretagne – Année : 2012 – Durée : 1 h 51  – Réal. : Ralph Fiennes – Int. : Ralph Fiennes, Michelle Farley, Kristin Scott Thomas, Felicity Jones, Tom Hollander, Tom Burke, Charlotte Hope – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Jack Ryan: Shadow Recruit

En quelques mots
1/2
Les scénaristes Adam Cozad et David Koepp remettent en service Jack Ryan, le personnage principal créé par le romancier d’espionnage Tom Clancy et déjà utilisé quatre fois auparavant au cinéma. Pour ce faire, ils décident d’en faire un analyste financier qui travaille donc dans l’ombre pour la CIA dans une grande banque internationale. La remontée des visions impérialistes de la Russie actuelle et la présence médiatique des ses oligarques est utilisée pour une relecture à la sauce Guerre froide d’événements récents où la crise économique se conjugue sur fond de terrorisme financier. Certains épisodes semblent tirés par les cheveux et l’action se déroule souvent aussi dans des endroits où pullulent de nombreux écrans d’ordinateurs de toutes sortes et de tous formats. En tant que réalisateur, Kenneth Branagh se réserve aussi le rôle du méchant de service dans une mise en scène reprenant les codes de courses-poursuites avec voitures et motos pétaradantes au bord du gouffre. > Luc Chaput

Sortie : Vendredi 17 janvier 2014
V.o. : Anglais
V.f. – Jack Ryan : Recrue dans l’ombre

SUSPENSE D’ESPIONNAGE  | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 46  – Réal. : Kenneth Branagh – Int. : Keira Knightley, Chris Pine, Kevin Costner, Keneth Branagh, Colm Feore, David Paymer – Dist. / Contact : Paramount | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

No Land, No Food, No Life

En quelques mots
★★
Où qu’il se trouve et quelle que soit forme qu’il prenne, l’agro-business est en train, en plus de chambouler l’écosystème des régions concernées, de mettre en danger la survie de populations exploitées et démunies de tout. Dans trois pays en développement, la documentariste Amy Miller illustre par le biais d’exemples concrets quelques uns des travers de ces pratiques de l’économie capitaliste. Au Mali, on assiste à un accaparement progressif des terres arables par de grands investisseurs agro-alimentaires. Au Cambodge, de puissantes sociétés étrangères jouent d’alliances avec des entreprises locales pour accroître leur mainmise sur les terres cultivables. En Ouganda, des compagnies chinoises exploitent jusqu’à plus soif les terres pour produire de l’huile de palme destinée à la production de biodiesel.

Autant d’exemples de l’injustice flagrante du système économique mondial, que la réalisatrice, elle-même très engagée dans la lutte pour la justice sociale, vulgarise quasi exclusivement par le biais des mots. Voix-off explicative, nombreuses entrevues des points de vue opposés et même quelques cartons en fin de film, apportent un éclairage alarmant sur de telles pratiques cautionnées par les instances internationales. Cependant, l’exhaustivité de l’enquête réalisée sur le terrain et la volonté de la restituer avec le plus de précisions possibles rend ce documentaire choc un peu aride. Sans pour autant alléger son propos, ni diminuer l’étendu du désastre, la démonstration aurait mérité un peu plus de pauses et de silences, ne serait-ce que pour illustrer par l’image le quotidien de ceux qui souffrent. Malgré tout, cet énoncé de doléances, de faits environnementaux catastrophiques ou de mensonges pro-industriels a le grand mérite de faire réfléchir sur des problématiques concrètes causées par un système économique de moins en moins justifiable. > Charles-Henri Ramond

Sortie : Vendredi 17 janvier 2014
V.o. : Anglais
S.-t.f. – Sans terre, c’est la faim

DOCUMENTAIRE  | Origine : Canada – Année : 2013 – Durée : 1 h 15  – Réal. : Amy Miller – Dist. / Contact : Les Films de l’Œil | Horaires : Excentris

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

The Nut Job

En quelques mots

Ce long métrage reprend comme personnage principal l’écureuil Surly, sujet du court primé du même réalisateur. Le petit animal en question porte bien son nom puisqu’il est bourru et indépendant. L’action se déroule dans une ville américaine dans les années 50 et évoque des films de série noire. D’ailleurs, la petite amie blonde du chef de gang s’appelle Lana et évoque l’actrice Turner. Deux préparatifs de cambriolages contradictoires se déroulent dans un commerce de noix situé près d’une banque. Les gags deviennent rapidement répétitifs et les couleurs de l’animation n’arrangent rien à cette histoire où peu de personnages sont très sympathiques. L’emploi d’un air coréen populaire n’apporte rien à l’affaire dans ce film pour enfants facilement reléguable aux oubliettes. > Luc Chaput

Sortie : Vendredi 17 janvier 2014
V.o. : Anglais
V.f. – Opération noisettes

ANIMATION  | Origine : Canada / Corée du Sud / États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 26  – Réal. : Peter Lepeniotis – Voix (V.o. : Anglais) : Liam Neeson, Katherine Heigl, Will Arnett, Brendan Fraser, Stephen Lang, Sarah Gadon – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Ride Along

Sortie : Vendredi 17 janvier 2014
V.o. : Anglais

COMÉDIE  | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 40  – Réal. : Tim Story – Int. : Lawrence Fishburne, Ice Cube, Kevin Hart, John Leguizamo – Dist. / Contact : Universal | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

En quelques mots
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