24 janvier 2014
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★★
Divisée en plusieurs actes, cette docu-fiction expose avec minutie tous les détails entourant le meurtre : la découverte des corps, la réaction des parents et de la communauté, l’enquête, les erreurs commises pendant et après la manipulation des preuves, le procès, les accusés, etc. Parallèlement, elle suit aussi le récit des deux personnages principaux plongés au centre de l’action – Pam Hobbs (Reese Witherspoon, touchante), l’une des mères des victimes, et Ron Lax (Colin Firth, sobre), un détective privé agissant pro bono pour élucider l’affaire qui, au fil de l’histoire, questionnent les motifs entourant l’investigation. Apportant un point de vue suffisamment fort pour ne pas sombrer dans la redite ou la paraphrase, le réalisateur d’Exotica et The Sweet Hereafter démontre à nouveau sa façon unique à décrire les atmosphères oppressantes des petites villes. La communauté religieuse qu’il met en scène dans Devil’s Knot a eu beaucoup d’influence sur l’enquête et notamment relativement à l’arrestation des adolescents.
Par la même occasion, en plus de revisiter les faits, il explore toutes les possibilités qui n’ont pas été examinées, suggère de nouvelles hypothèses et laisse planer le doute quant à d’autres suspects potentiels. Incidemment, l’intrigue habilement menée révèle les failles de cette affaire embrouillée. Avant, tout au long du procès et même après celui-ci, de nombreux témoignages se sont contredits, plusieurs preuves ont été manipulées. Si, tout au plus, le traitement peut sembler didactique par moments, il reste que le résultat est particulièrement probant. Quoi qu’il en soit, Devil’s Knot est un long métrage bouleversant qui hante le spectateur longtemps après la projection et duquel personne ne ressort indifférent. > Pierre Ranger
DRAME JUDICIAIRE | Origine : Canada / États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 54 – Réal. : Atom Egoyan – Int. : Resse Witherspoon, Colin Firth, Bruce Greenwood, Dane Deehan, Seth Merwether – Dist. / Contact : Remstar | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
COMÉDIE SENTIMENATALE | Origine : Égypte – Année : 2013 – Durée : 1 h 40 – Réal. : Muhammad Shakir – Int. : Ahmad Fishawi, Amy Samir Ghanem – Dist. / Contact : Cinéma Métropolitain | Horaires / Versions / Classement : Sphèretech 14
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SANS COMMENTAIRES / Film non vu.
En quelques mots
★ 1/2
Surtout connu comme scénariste (G.I. Joe : Rise of the Cobra), dont certains écrits pour des jeux vidéo, Stuart Beattie signe un deuxième long métrage en prenant le risque d’aborder un thème maintes fois exploité avec plus de rigueur, particulièrement du temps de la célèbre Hammer britannique. En se basant sur son expérience dans l’écriture des séries virtuelles, il assaisonne I, Frankenstein d’un mélange aussi audacieux sur le plan technique qu’invraisemblable sur celui narratif. Mais qu’importe, les acteurs, Aaron Eckhart en tête, s’en donnent à cœur joie dans cette randonnée diabolique qui ne cesse de bouger frénétiquement du début à la fin. Les effets spéciaux, aidés par le format de plus en plus répandu du 3D, fascinent, nous transportent dans des ailleurs totalement issus de l’imaginaire, nous laissant en fin de compte une sensation d’apesanteur. Entre le « plaisir coupable » et le genre fantasieux assumé (voire le superbe combat entre les gargouilles et les forces du démon), le manque d’humour évident, le ton grave et l’espace tantôt abismal et infernal de l’ensemble, I, Frankenstein se consomme jouissivement, mais il est vite oublié par la suite. > Élie Castiel
SUSPENSE D’ÉPOUVANTE | Origine : États-Unis / Australie – Année : 2013 – Durée : 1 h 33 – Réal. : Stuart Beattie – Int. : Aaron Eckhart, Yvonne Strahovski, Miranda Otto, Bill Nighy, Socratis Otto, Caitlin Stasey – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
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★ 1/2
Plutôt acteur et producteur, Sohail Khan signe tout de même un cinquième long métrage et comme tout artisan bollywoodien qui se respecte, son récit tourne autour d’une critique de la classe politique. Cela est devenu depuis quelque temps la règle au pays des presque 1000 productions par année. Pour convaincre les foules du bien fondé de leur entreprise, et c’est le cas également dans Jai Ho, on agrémente le tout d’inserts chantés et de chorégraphies le plus souvent hors-récit, ainsi que d’un discours moraliste niveau 101.
Petit à petit, de nouveaux visages se profilent dans le cinéma grand public indien, ce qui oblige les «jeunes » vétérans à s’impliquer physiquement davantage. C’est le cas de Salman Khan. Il n’a rien perdu de son charisme parfois excessif, de ses tics stratégiques ni de sa parfaite adéquation entre jeu et la caricature. C’est comme ça que nous l’apprécions. Le combat entre les forces du Bien et du Mal est présenté sous un angle pédagogique, le plus souvent de façon simpliste, ne laissant aucune surprise chez le spectateur. Il est évident que Jai Ho sera vite oublié pour laisser la place à quelque chose de beaucoup plus édifiant. Du moins, nous l’espérons. >> Élie Castiel
ACTION | Origine : Inde – Année : 2014 – Durée : 1 h 33 – Réal. : Sohail Khan – Int. : Salman Khan, Tabu, Sana Khan, Danny Denzongpa, Daisy Shah, Mahesh Manjreka – Dist. / Contact : A-Z Films | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
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★ 1/2
C’est à travers un périple à vélo de plusieurs centaines de kilomètres le long de la Côte Nord que les documentaristes Mélanie Carrier et Olivier Higgins ont choisi d’aborder le thème du métissage des peuples québécois et Premières Nations. Bien leur en a pris car le film a des allures de road movie personnel où l’introspection est aussi présente que la recherche d’une explication. Composé de rencontres faites au gré de leur parcours et étayé par des entrevues avec les sociologues Pierrot Ross-Tremblay et Serge Bouchard, le film nous questionne sur la scission qui s’est opérée au fil du temps entre les deux peuples. Il nous rappelle ou nous fait prendre conscience, c’est selon, que nos origines sont les mêmes, pour beaucoup d’entre nous.
Avec sincérité et simplicité, nos deux cinéastes-cyclistes nous font part de leurs interrogations sur ce qui fait vraiment notre identité, tout en déboulonnant au passage certains mythes et légendes à propos de ces autres habitants du Québec, ceux que l’on évite par peur du coup de couteau ou que l’on jalouse parce qu’ils ne payent pas de taxes. Les scènes les plus convaincantes du film, réalisé avec plus de convictions que de budget et qui aurait mérité de se centrer un peu mieux sur son sujet, sont indéniablement celles situées sur les réserves. Des lieux que nous ne connaissons finalement que très peu et que nous découvrons ici avec intérêt. > Charles-Henri Ramond
DOCUMENTAIRE | Origine : Canada [Québec] – Année : 2013 – Durée : 1 h 28 – Réal. : Mélanie Carrier, Olivier Higgins – Avec : Serge Bouchard, Anne-Marie St. Onge, Eruoma Awashish – Dist. / Contact : Vidéographe | Horaires / Versions / Classement : Beaubien
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★★★
L’Académie canadienne du cinéma et de la télévision vient de remettre le prix Claude-Jutra 2014 à Emmanuel Hoss-Desmarais pour son premier long métrage, un film audacieux, empreint d’une ironie stupéfiante, un huis clos dans la vie d’un homme aux prises avec sa conscience. Dans un certain sens, le réalisateur ne s’est pas donné la vie facile en déconstruisant toute la chronologie de son histoire pour nous révéler les détails de son intrigue avec parcimonie, tout en gardant notre intérêt sur le qui-vive. Une histoire qui aurait d’ailleurs pu rester un fait divers : un homme fauché par une chenillette…
Tout est là, rien de plus ! Pourtant, l’intrigue se déploie lentement mais surement autour de ce fait divers, alors qu’on apprend à connaître les personnages de Bruce (Thomas Haden Church), un homme qui s’est vidé de son contenu de puis la mort de sa femme et qui tente en vain de se remplir à l’alcool bon marché. Le récit démarre au moment où Bruce fait la rencontre de Paul, joué par un Marc Labrèche brillant dans son rôle de profiteur, en l’empêchant de se suicider. Ce bon geste ne lui récoltera que des ennuis jusqu’à l’événement fatal. Voilà à peu de choses près la moitié du film résumé.
Le reste, la partie la plus prenante, se déroule dans l’intimité de Bruce, qui se confine dans la forêt avec l’arme de son crime et qui entre inexorablement dans une fabulation schizoïde, le vide ayant fait place aux remords. Ce face-à-face entre un acteur américain et un artiste québécois bien connu pour son humour absurde est un autre élément qui augmente le niveau de difficulté d’une telle réalisation. Néanmoins, Hoss-Desmarais réussi le pari de nous faire oublier cette extravagance (qu’est-ce qu’un américain fait dans un petit village du Nord québécois ?) et à diriger notre attention sur le jeu irréprochable de Thomas Haden Church avec lequel on passe un peu plus de la moitié des quatre-vingt-dix minutes que dure le film. Bref, un premier long métrage qui nous laisse dans l’expectative ! > François D. Prud’homme
DRAME PSYCHOLOGIQUE | Origine : Canada [Québec]– Année : 2013 – Durée : 1 h 31 – Réal. : Emanuel Hoss-Desmarais – Int. : Thomas Haden Church, Marc Labrèche, Anie Pascal, Vincent Hoss-Desmarais, Geneviève Laroche, Isabelle Nélisse – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex – Excentris
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES
17 janvier 2014
ÉPOUVANTE | Origine : États-Unis – Année : 2014 – Durée : 1 h 29 – Réal. : Radio Silence – Int. : Zach Gilford, Allison Miller, Robert Belushi, Colin Walker, Catherine Kresge – Dist. / Contact : Fox | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / Film non vu.
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