En salle

She’s Funny That Way

14 août 2015

RÉSUMÉ SUCCINCT
Dans une longue entrevue, Isabella Patterson se confie à une journaliste. Prostituée de luxe, elle rencontre comme client Arnold, un metteur en scène. Attiré par la jeune femme, il lui propose un rôle dans un spectacle théâtral de Broadway.

She's Funny That Way

FESTIVAL DE PORTES TOURNANTES

Luc Chaput
CRITIQUE
★★  ½

Le critique, historien du cinéma et réalisateur américain Peter Bogdanovich avait rendu hommage de très belle façon, il y a plus de quarante ans, à la précision des comédies loufoques d’Howard Hawks avec son What’s Up, Doc?. Dans un scénario coécrit, dans les années 90, avec son épouse d’alors Louise Stratten, il tentait de rendre contemporain l’esprit Lubitsch que l’on déguste dans Trouble in Paradise ou Cluny Brown. C’est d’ailleurs dans ce film que se trouve la réplique sur les écureuils et les noix utilisée à plusieurs reprises par le metteur en scène Arnold Albertson que joue Owen Wilson.

Malheureusement, cette comédie de mœurs finalement réalisée en 2014, dont Wes Anderson et Noah Baumbach sont quelques-uns des producteurs exécutifs, ne redonnera pas à Bogdanovich le lustre perdu depuis de nombreuses années. La plupart des personnages sont plus ridicules qu’intéressants et les variations sur le théâtre, la vie et les call girls prennent un rythme échevelé. Des couples se forment, se défont et se reforment au point que le spectateur trouve difficilement des personnages qui pourraient le séduire.

Certains acteurs s’amusent à détruire leurs images. Ainsi Jennifer Aniston interprète Jane, une psychiatre horripilante tant avec ses patients que son entourage. De nombreux acteurs ou personnalités, amis du réalisateur, viennent faire leur courte apparition dans ce festival de portes tournantes qui provoque plus le sourire que le rire et laisse un goût d’inachevé. Bogdanovich devra retourner à la réalisation de téléséries après ce premier long métrage en salle depuis treize ans.   Celui-ci pâlit par comparaison avec les Mighty Aphrodite ou Bullets Over Broadway, œuvres pourtant mineures de son confrère Woody Allen.

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Sortie : Vendredi 14 août 2015
V.o. :  anglais

Genre : Comédie – Origine :  États-Unis – Année : 2014 – Durée : 1 h 33 – Réal. : Peter Bogdanovich – Int. : Imogen Poots, Owen Wilson, Kathryn Hahn, Rhys Ifans, Will Forte, Jennifer Aniston – Dist. / Contact : V V S.
Horaires : @ Dollar Cinema

CLASSIFICATION
Tout public

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. ½ [ Entre-deux-cotes ] – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Straight Outta Compton

RÉSUMÉ SUCCINCT
À Compton, où le taux de criminalité est extrêmement élevé, la différence entre les gangsters et les policiers est très mince. En 1986, cinq musiciens originaires de cette communauté californienne fondent N.W.A., un groupe de rap. Les textes de leurs chansons parlent du racisme, de la consommation de narcotiques et dénoncent la violence des forces de l’ordre de Los Angeles.

Straight Outta ComptonSANS
COMMENTAIRES

Sortie : Vendredi 14 août 2015
V.o. :  anglais

Genre : Chronique biographique – Origine :  États-Unis – Année : 2015 – Durée : 2 h 27 – Réal. : F. Gary Gray – Int. : O ‘Shea Jackson Jr., Corey Hawkins, Jason Mitchell, Neil Brown Jr., Aldis Hodge, Marlon Yates Jr. – Dist. / Contact : Universal.
Horaires : @ Cineplex

CLASSIFICATION
Interdit aux moins de 13 ans
(Violence / Langage vulgaire)

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Teen Lust

RÉSUMÉ SUCCINCT
Neil, un jeune homme du secondaire, a d’autant plus de raison de perdre sa virginité lorsqu’il découvre que ses parents sont sur le point de l’utiliser comme vierge pour un sacrifice humain.

Teen LustSANS
COMMENTAIRES

Sortie : Vendredi 14 août 2015
V.o. :  anglais

Genre : Comédie – Origine : États-Unis – Année : 2014 – Durée : 1 h 20 – Réal. : Blaine Thurier – Int. : Carey Elwes, Emmanuelle Vaugier, Daryl Sabara, Jon Cor, Jesse Carere, Kristin Bauer von Straten –  Dist. / Contact : Séville.
Horaires : @ Dollar Cinema

CLASSIFICATION
Interdit aux moins de 13 ans
(Langage vulgaire)

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The Man from U.N.C.L.E.

RÉSUMÉ SUCCINCT
Berlin-Est, 1963. En pleine guerre froide, Napoleon Solo, agent de l’U.N.C.L.E. (United Network Command for Law Enforcement), réussit à faire passer à l’Ouest, la fille d’un chercheur allemand disparu mystérieusement. Alors qu’il croit sa mission terminée, Solo a plutôt la surprise de se voir jumeler à un membre du KGB, pour interrompre les activités d’une organisation criminelle internationale qui menace l’ordre mondial.

The Man from U.N.C.L.E.SANS
COMMENTAIRES

Sortie : Vendredi 14 août 2015
V.o. : anglais
V.f. > Des agents très spéciaux : Code U.N.C.L.E.

Genre : Suspense d’espionnage – Origine :  États-Unis – Année : 2015 – Durée : 1 h 56 – Réal. : Guy Ritchie – Int. : Henry Cavill, Armie Hammer, Alicia Vikander, Hugh Grant, Jared Harris, Elizabeth Rebicki – Dist. / Contact : Warner.
Horaires : @ Cineplex

CLASSIFICATION
Tout public
(Déconseillé aux jeunes enfants)

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Turbo Kid

RÉSUMÉ SUCCINCT
Dans un monde ravagé par les pluies acides, The Kid, un jeune garçon solitaire, essaie de survivre en chassant les rats et en fouillant les décharges à la recherche d’objets à revendre. Entouré de personnages non seulement étranges, mais dangereux, The Kid tente d’éviter les ennuis et, surtout, les hommes de main de Zeus.

Turbo Kid

PATCHWORK JUVÉNILE

Pascal Grenier
CRITIQUE
½

Coproduit avec la Nouvelle-Zélande, le film québécois Turbo Kid est le premier long métrage de RKSS (une abréviation pour Roadkill Superstar). Ce collectif formé de trois réalisateurs (François Simard, Anouk Whissell et Yohan-Karl Whissell) a réalisé plus d’une vingtaine de courts métrages avant d’enfin avoir pu tourner ce rêve de jeunesse. S’inspirant de l’univers post-apocalyptique des films des années 1980 dont principalement Mad Max qui a engendré à l’époque de nombreux rejetons, Turbo Kid est un salmigondis d’idées éparses se voulant un hommage sincère, mais simpliste aux films d’action et de science-fiction de série B voire Z de l’époque.

Adoptant une esthétique volontairement kitsch et rétro, le film souffre d’un scénario ultra mince aux dialogues pauvres qui ne tiennent pas la route sur la durée d’un long métrage. Malgré les efforts louables et la démarche spontanée, mais artificielle de ce collectif, le film ne parvient pas à outrepasser le stade de l’hommage ou à se débarrasser de ces nombreux emprunts, citations et nombreux clins d’oeil cinématographiques puisés à même les films auxquels ils s’inspirent (BMX Bandits, Cherry 2000, Army of Darkness et même Raiders of the Lost Ark avec ce sosie d’Indiana Jones incarné par un Aaron Jeffrey irritant). De plus, même les effets gores burlesques inspirés des premiers films de Peter Jackson sont en partie recyclés de Le Bagman: profession meurtrier, un des courts les plus célèbres de RKSS. En somme, Turbo Kid se situe quelque part entre Hobo with a Shotgun de Jason Eisener (ici producteur exécutif) et un certain cinéma amateur et la réalisation appuyée et ses nombreux effets répétitifs réduisent malheureusement le film à sa plus simple expression juvénile.

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Sortie : Vendredi 14 août 2015
V.o. :  anglais
V.f. > Turbo Kid

Genre : Aventures de science-fiction – Origine : Nouvelle-Zélande / Canada – Année : 2015 – Durée : 1 h 33 – Réal. : François Simard, Anouk Whissell, Yoan-Karl Whissell – Int. : Munro Chambers, Laurence Leboeuf, Michael Ironside, Edwin Wright, Aaron Jeffery, Romano Orzari – Dist. / Contact : Filmoption.
Horaires : @ Cinéma du Parc Cineplex

CLASSIFICATION
Interdit aux moins de 13 ans
(Violence / Horreur)

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. ½ (Entre-deux-cotes) – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Dark Places

6 août 2015

RÉSUMÉ SUCCINCT
Unique survivante du massacre de sa mère et de ses deux sœurs, Libby Day, âgée de huit ans, témoigne contre son frère Ben en l’accusant du triple meurtre. Mineur, il est condamné à la perpétuité en 1985.

Dark PlacesSANS
COMMENTAIRES

Suite

How to Change the World

RÉSUMÉ SUCCINCT
Automne 1971. Un chalutier défraîchi navigue vers la zone d’essais nucléaires de l’île d’Amchitka, en Alaska. À son bord, un équipage bien singulier de jeunes environnementalistes canadiens : journalistes alternatifs, photographes, musiciens, scientifiques et autres conscrits réfractaires et expatriés américains.

How to Change the World

GARDER LE CAP ÉCOLOGIQUE
MALGRÉ LES SOUBRESAUTS

Luc Chaput
CRITIQUE
★★★ ½

Des bateaux-usines d’où sort le sang des baleines que l’on dépèce pendant qu’autour des plus petits bateaux les filment ou tentent d’interrompre cette chasse, voilà des images marquantes qui ont fait la renommée de Greenpeace depuis quarante ans. Le documentariste britannique Jerry Rothwell les utilise adroitement dans cette histoire de ce mouvement. Suite

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