24 septembre 2015

Du Croate (ex-Yougoslave puisque né en 1964) Vinko Bresan, nous ne connaissons que How the War Started on My Island / Kako je poceo rat na mom otoku (1996), situant l’action au début de la discolation de la Yougoslavie en petits états indépendants. De ce film, nous n’avons en mémoire que l’humour servant à alléger une situation politique et sociale, pour le moins dramatique, sommant le peuple à envisager son avenir en pièces détachées. Suite
Dans une maison de campagne, deux jumeaux attendent le retour de leur mère. Elle arrive finalement, mais le visage bandé à la suite d’une chirurgie. Qui est-elle vraiment ?

Premier long métrage de fiction en duo de Veronika Franz et Severin Fiala, Goodnight Mommy ne manque pas d’originalité, tant l’influence de Michael Haneke, période-grise (Funny Games), se fait sentir par son calme péniblement angoissant.

Nous sommes loin du succès populaire American Pie (1999). À juste titre, puisque Grandma est un film intimiste, là où Paul Weitz s’autorise le droit de simplement filmer, sans trop donner de directives aux comédiens, ou plutôt comédiennes.
Elles sont peut nombreuses, mais brillent par leur intense présence. Il y a la légendaire Lily Tomlin, qu’on ne voit pas assez. Devant l’objectif de la caméra, elle se croit tout permis, autant dans les gestes que dans les mots. Mais elle se comporte avec une élégance sans pareil, donnant la réplique à Sage, sa petite-fille, dont le rôle est tenu par la jeune Julia Garner (déjà plus de 20 films à son actif) oscillant entre fragilité, force de caractère et obéissance. Mais elle exprime surtout le désarroi d’une certaine jeunesse d’aujourd’hui.
La réalisation de Weitz est conforme à la durée du film, presque 80 minutes. Ce qui exige une utilisation contrôlée de l’ellipse, mais aussi la nécessité d’éviter les temps morts et d’aller droit au but. Sur ce point, pas de failles, mais une envie de raconter le moment, de le capter dans sa course dans le temps. Quant à l’orientation sexuelle de la principale protagoniste, aucun jeu de mots, aucun jugement. C’est là la force du film. Paul Weitz capte simplement l’humain dans toute son expressivité.
Film sans prétention, Grandma est une bouffée d’air frais si on tient compte du paysage socio-politique ambiant. Il rappelle que derrière les affrontements mondiaux, la misère sociale et la corruption, la vie continue avec ses hauts et ses bas. Et c’est avec émotion qu’on revoit Elizabeth Peña, grande actrice partie trop vite, mais qu’on pourra voir, nous le souhaitons, dans trois autres productions.
Genre : Comédie dramatique – Origine : États-Unis – Année : 2015 – Durée : 1 h 19 – Réal. : Paul Weitz – Int. : Julia Greer, Lily Tomlin, Marcia Gay Harden, Judy Greer, Laverne Cox, Elizabeth Peña – Dist. / Contact : Métropole.
Horaires : @ Cineplex
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(Déconseillé aux jeunes enfants)
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★ Mauvais. ½ [ Entre-deux-cotes ] – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
SANSGenre : Animation – Origine : États-Unis – Année : 2015 – Durée : 1 h 33 – Réal. : Genndy Tartakovsky – Voix (V.o.) : Mel Brooks, Steve Buscemi, Selena Gomez, Kevin James, Adam Sandler, Andy Schwartz – Dist. / Contact : Columbia.
Horaires : @ Cineplex
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Visa GÉNÉRAL
SANSGenre : Comédie – Origine : Inde – Année : 2015 – Durée : 2 h 13 – Réal. : Abbas Alibhai Burmawalla, Mastan Alibhai Murmawalla – Int . : Kapil Sharma, Sharat Sexana, Arbaaz Khan, Supriya Pathak, Manoj Joshi, Simran Kaur Mundi– Dist. / Contact : Imtiaz Mastan.
Horaires : @ Cineplex
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À la fois hommage à la famille de Fecteau, Arthur et Thomas, pionniers du pilotage de brousse, et ode à l’esprit de liberté qui soufflait sur un métier aujourd’hui disparu, ou à tout le moins radicalement transformé, L’amour a des ailes parvient à mettre en valeur un matériau de base riche en histoires et en rebondissements. Réalisé consciencieusement, le film de Denis Boivin propose une plongée dans le passé en nous faisant découvrir l’Aventure du Grand Nord québécois, comme on pouvait la voir dans des documentaires de l’ONF d’il y a cinquante ans.
Pendant sa première heure le film parvient à captiver en évoquant les souvenirs de ces héros des temps modernes que furent dans les années trente les premiers pilotes à survoler ces étendues, sans cartes, sans radio et sans aucune assistance technique.
L’intérêt du film repose en grande partie sur l’utilisation de nombreuses images et films d’archives, aussi inspirants et captivants les uns que les autres. Instructif avant tout, L’amour a des ailes offre aussi – et ce n’est pas rien – un passionnant témoignage sur les peuplades autochtones que seul l’avion permettait alors de rejoindre et sur les différents « voyageurs » de ces temps reculés.
Une avenue sur laquelle le film aurait bénéficié à mettre encore plus en avant, car malheureusement, malgré sa courte durée, les anecdotes de Thomas Fecteau et de son épouse s’épuisent assez vite. Malgré tout, grâce à ce travail appliqué, le réalisateur et producteur nous permet de mieux imaginer quel pouvait être la dure vie de ces pionniers de l’ère moderne dont on ne parle finalement que très peu.
Genre : Documentaire – Origine : Canada [Québec] – Année : 2014 – Durée : 1 h 18 – Réal. : Denis Boivin – Dist. / Contact : Netima.
Horaires : @ Beaubien
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MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★ Mauvais. ½ [ Entre-deux-cotes ] – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Bande-annonce ici
SANSGenre : Drame psychologique – Origine : États-Unis – Année : 2014 – Durée : 1 h 49 – Réal. : Ana Boden, Ryan Fleck – Int. : Ryan Reynolds, Ben Mendelsohn, Analeigh Tipton, Sienna Miller, Alfre Woodard, Justin Lebrun – Dist. / Contact : V V S.
Horaires : @ Dollar Cinema
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Visa GÉNÉRAL
(Déconseillé aux jeunes enfants)
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