En salle

Lolo

22 avril 2016

RÉSUMÉ SUCCINCT
Alors qu’elle passait ses vacances entre copines, Violette tombe sur Jean-René. Cette rencontre aussi charmante qu’improbable se mue en une histoire romantique et passionnelle. Mais Violette a un fils, Éloi, dit Lolo.

Lolo

CRITIQUE
★★
Texte : Élie Castiel

L’HUMOUR MAL EN POINT

Derrière la caméra, on lui doit six longs métrages, y compris Lolo, son tout dernier. Une comédie décevante, un tant soit peu vulgaire, porteuse de clichés insupportables et, surtout et avant tout, coupable d’avoir traité un sujet intéressant n’importe comment.

On parle de cul, beaucoup, avec insistance, et le plus souvent gratuitement, sans que cela puisse avoir des conséquences sur la vie des personnages. Et puis, soudain, le béguin pour quelqu’un de plus petit que soi (Dany Boon, seule surprise du film). Et des malentendus, et des reproches suivis de réconciliations et toutes ces choses qui rendent les rencontres amoureuses aussi excitantes que fatigantes. Entre ces dérapages affectifs, des conseils d’amies qui tournent mal, des gestes posés malhabilement, des remises en question constantes.

Comédie hybride, parsemée de vieux tubes de la chanson
française des années de gloire, en plus de quelques rappels
à des compositeurs du cinéma américain, version âge d’or,
Lolo est une comédie aussi inutile que maladroitement agréable.

La réalisatrice de Two Days in Paris (2007) et 2 Days in New York (2012) se sent beaucoup plus à l’aise dans un environnement américain que français. La preuve, Delpy possède la double nationalité, partageant sa vie entre la France et l’Amérique. En effet, en sol français, elle semble avoir oublié que Paris n’est plus ce qu’elle était, se permettant de tourner le film un peu à l’ancienne, montrant la Ville Lumière comme si rien de grave ne l’avait secouée ces derniers temps.

Et puis, sur le plan du récit, on devine, de la part de son fils Éloi (le Lolo du titre) – à la fois charismatique et exaspérant Vincent Lacoste –, excellent dans Hippocrate (2014) de Thomas Lilti, une histoire incestueuse non consommée qui finit par se normaliser malgré les quelques éclaboussures laissées sur son passage.

Comédie hybride, parsemée de vieux tubes de la chanson française des années de gloire, en plus de quelques rappels à des compositeurs du cinéma américain, version âge d’or, Lolo est une comédie aussi inutile que maladroitement agréable.

J’allais lui octroyer une étoile et demie. Mais la très belle image du directeur photo Thierry Arbogast), 80 courts et longs métrages à son actif, et qui filme les espaces avec une franche sensualité,  me pousse malgré moi à lui en accorder deux.

Sortie : vendredi 22 avril 2016
Version originale : français

Genre :  COMÉDIE – Origine :  France  –  Année :  2015 – Durée :  1 h 40  – Réal. : Julie Delpy – Int. : Julie Delpy, Dany Boon, Vincent Lacoste, Karin Viard, Xavier Alcan, Georges Gorraface –  Dist. / Contact :  TVA.
Horaires :  @  Beaubien Cineplex

CLASSEMENT
Tout public

MISE AUX POINTS
★★★★★  Exceptionnel★★★★  Très Bon★★★  Bon★★  Moyen★  Mauvais½  [Entre-deux-cotes]  –  LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Séquences_Web

Louder than Bombs

RÉSUMÉ SUCCINCT
Depuis le décès de sa femme, Isabelle, Gene Reed est inquiet du comportement de son plus jeune fils. En effet, Conrad, un garçon timide et solitaire, se réfugie dans son monde intérieur. À l’approche d’une exposition posthume des œuvres d’Isabelle, photographe de presse internationale réputée, Jonah, l’aîné, revient à la maison familiale quelque temps après la naissance de son enfant.

Louder than Bombs

CRITIQUE
★★★
Texte : Luc Chaput

FRAGMENTS D’UNE FAMILLE BANLIEUSARDE

Les hasards des sorties placent cette semaine deux films où la mort d’une mère crée des répercussions à plus ou moins longue échéance. Dans Louder Than Bombs, le quotidien d’une famille bourgeoise de la grande banlieue new-yorkaise est bouleversé par le vernissage prochain d’une exposition et la publication d’un article important sur Isabelle, la photographe, centre de cette famille, disparue, il y a trois ans.

Le réalisateur et son co-scénariste modifient leurs angles d’attaque
et nous font découvrir les zones d’ombres et les points de vue
de chacun des protagonistes.

Le scénario de Joachim Trier et son collaborateur Eskil Vogt, également pour Oslo, 31 août où la mort rôdait aussi, est un puzzle où les rêves, les flashbacks, les souvenirs et les confrontations plus ou moins feutrées se succèdent, se répondent et s’enchainent dans une présentation qui ressemble un peu à l’exposition susnommée. Le réalisateur et son co-scénariste modifient leurs angles d’attaque et nous font découvrir les zones d’ombres et les points de vue de chacun des protagonistes. Ainsi Jonah, le fils aîné, se défile de son statut de nouveau père pour chercher des photos de sa mère, célèbre pour ses instantanés sur les conséquences personnelles des catastrophes et des conflits, photos qui jettent le spectateur ou le lecteur hors de son monde ouaté.

Isabelle Huppert incarne cette photographe décédée et pourtant si vivante. Gene, le père auquel Gabriel Byrne apporte une belle modulation, est un ex-acteur devenu professeur dans une école secondaire et il épie son fils cadet Conrad avec lequel les relations sont difficiles.La maison moderne dans laquelle vivent ces trois hommes et cette femme dont l’absence est si présente, les encadre par ses montées et descentes alors que, dans la ville et la campagne environnante, la caméra de Jakob Ihre les montre plus libres de leurs mouvements. Mais la mise en scène trop clinique de Trier rend encore plus banals certains des secrets dévoilés.

Sortie : vendredi 22 avril 2016
Version originale : anglais
Sous-titres : français
Back Home / Plus fort que les bombes

Genre :  DRAME – Origine :  Norvège / Danemark / France  –  Année :  2015 – Durée :  1 h 59 – Réal. : Joachim Trier – Int. : Gabriel Byrne, Isabelle Hupper, Jesse Eisenberg, Amy Ryan, Devin Druid, David Stathairn  –  Dist. / Contact : Eye Steel Inc.
Horaires :  @  Cinéma du Parc

CLASSEMENT
Tout public

MISE AUX POINTS
★★★★★  Exceptionnel★★★★  Très Bon★★★  Bon★★  Moyen★  Mauvais½  [Entre-deux-cotes]  –  LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Séquences_Web

The Huntsman: Winter’s War

RÉSUMÉ SUCCINCT
Bien longtemps avant qu’elle ne tombe sous l’épée de Blanche-Neige, la diabolique Reine Ravenna avait assisté, impuissante, à la trahison qui avait alors contraint sa soeur Freya à quitter le royaume, le coeur brisé. La jeune reine Freya vécut toutes ces années durant, dans un palais de glace, où, usant de son pouvoir à geler ses adversaires, elle leva une armée de soldats sans pitié, dont faisaient partie Éric et la guerrière Sara.

SANS
COMMENTAIRES

Sortie : vendredi 22 avril 2016
Version originale : anglais
Version française
Le chasseur : la guerre hivernale

Genre :  CONTE FANTASTIQUE – Origine :  États-Unis  –  Année :  2016 – Durée :  1 h 54  – Réal. : Cedric Nicolas-Troyan – Int. : Chris Hemsworth, Jessica Chastain, Emily Blunt, Charlize Theron, Sam Claflin, Nick Frost –  Dist. / Contact : Universal.
Horaires :  @  Cineplex

CLASSEMENT
Tout public

Séquences_Web

 

Vaisakhi List

RÉSUMÉ SUCCINCT
Deux prisonniers pensent à s’évader. Le jour de la Vaisakhi, une des fêtes nationales, ils mettent leur plan à exécution, mais ne se réalisent pas que le gouvernment a dressé une liste Vasakhi visant à libérer certains incarcérés.

SANS
COMMENTAIRES

Sortie : vendredi 22 avril 2016
Version originale : punjabi
Sous-titres : anglais
Vaisakhi List

Genre :  COMÉDIE – Origine :  Inde  –  Année :  2016 – Durée :  2 h 23  – Réal. : Smeep Kang – Int. : Jimmy Shergill, Shruti Sodhi, Jaswinder Bhalla, Abhiroy Singh Cheena, Sunil Grover –  Dist. / Contact : A-Z Films.
Horaires :  @  Cineplex

CLASSEMENT
Tout public

Séquences_Web

 

Avant les rues

15 avril 2016

RÉSUMÉ SUCCINCT
Sans emploi ni perspectives d’avenir, Shawnouk participe à un vol à main armé aux conséquences dramatiques.

Avant les rues

EXTRAIT
★★★★
Texte : Julie Demers

À PROPOS D’UN CRI

Avant les rues, il y avait la trace des ancêtres dans la terre humide. Il suffisait de les suivre pour savoir où aller. Quand les Blancs sont arrivés avec la farine et le sucre, la vie s’est adoucie momentanément – mais à quel prix ? Ils ont pillé les terres, isolé les communautés dans des réserves. Ils ont construit avec leurs pelles mécaniques des maisons trop petites et des pensionnats où régnait la terreur. Les Blancs ont essayé d’effacer les traces dans la forêt et depuis, des générations vivent sans boussole. Suite

Barbershop: The Next Cut

RÉSUMÉ SUCCINCT
Dix ans se sont écoulés depuis que Calvin a ouvert son commerce. Son équipe toujours unie et authentique s’est toutefois agrandie et ce lieu qui était autrefois dominé par la testostérone inclut désormais la gent féminine.

 

Barbershop_The Next Cut

EN QUELQUES MOTS
★★
Texte : Élie Castiel

Le Black Cinema des années 70, où l’action dominait, est devenu, au cours des années 2000, un concept d’embourgeoisement de la communauté afro-américaine. Les nouveaux cinéastes de la négritude semblent avoir comme mission de remettre les pendules à l’heure et de légitimer la présence d’une des plus importantes ethnies d’Amérique au sein de la vie sociale at large. Suite

Criminal

RÉSUMÉ SUCCINCT
Un dangereux prisonnier se voit inplanter les souvenirs et les compéteces d’un agent de la CIA, aujourd’hui décédé.

Criminal

EN QUELQUES MOTS
★★★
Texte : Élie Castiel

L’Israélien Ariel Vromen a fait plutôt fait carrière aux États-Unis. On soulignera Simple Lies (2005) et The Iceman (2012). Avec Criminal, il semble se plier aux codes d’un genre maintes fois abordés par d’autres réalisateurs. Sur ce point, rien de nouveau. Mais Vromen possède le sens du rythme, du montage, des scènes d’action et avant tout insuffle efficacement un cynisme délicieux dont s’imprègnent les personnages. Suite

2026 © SÉQUENCES - La revue de cinéma - Tous droits réservés.