12 mai 2016
RÉSUMÉ SUCCINCT
Ne trouvant pas d’emploi et pris à la gorge devant le besoin de pouvoir soutenir sa famille, Thierry, la cinquantaine, accepte un poste de vigile dans un supermarché, ne réalisant pas qu’il sera confronté à des situations difficiles.

Vincent Lindon, c’est vous, c’est moi, c’est votre voisin. Comme en témoigne sa filmographie récente (Ceux qui restent, Welcome, Mademoiselle Chambon), cet acteur hyper doué n’a pas son pareil pour être comme tout le monde. Qu’il parle ou non, la caméra le traque sous tous les angles, guettant la moindre inflexion du regard ou un simple voûtement des épaules porteur de toute une gamme de sentiments. Avec une dignité peu commune. Suite
RÉSUMÉ SUCCINCT
Lee Gates s’apprête à entrer en ondes pour animer Money Monster, un magazine télévisé qui traite d’économie sur un mode à la fois irrévérencieux et clinquant. Au même moment, un jeune homme qui a tout perdu dans cet effondrement s’introduit dans l’édifice…

Comédienne dans plus de 70 films, réalisatrice de quelques téléséries et de trois longs métrages sagement aboutis, Little Man Tate (1991), Home for the Holidays (1995) et l’étrange The Beaver (2011), Jodie Foster signe Money Monster en s’assurant de la présence d’une équipe gagnante. George Clooney et Julia Robert n’ont plus rien à prouver ; leur aura suffit pour gagner la confiance des spectateurs, toujours aussi fidèlement accueillants. Suite
RÉSUMÉ SUCCINCT
À l’instar des générations qui l’ont précédée, une nouvelle génération de metteurs en scène québécois explore le thème de la quête identitaire dans ses écrits. Le flou identitaire culturel est cette fois traité à travers le prisme de l’immigration et de l’exil.

Dans une ville entourée par un fleuve, lieu de passage depuis les temps immémoriaux, une église dans le Mile End est inspirée par un temple iconique de l’Orient. Dans cette métropole, des dramaturges et acteurs se rencontrent, discutent, échafaudent des textes et les répètent. Le cinéaste Jean-Claude Coulbois les interviewe dans divers lieux familiers ou différents pour comprendre leurs démarches et montrer l’évolution de leurs œuvres singulières où les thèmes de l’exil, de l’intégration se déclinent sur divers modes joyeux ou plus tragiques. Cette œuvre montre bien la vitalité de notre dramaturgie et s’est mérité ex æquo le prix du Meilleur film canadien au dernier Fifa.
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Séquences
nº 303 (Juillet-Août 2016)
À paraître en juillet 2016
Genre : DOCUMENTAIRE – Origine : Canada [Québec] – Année : 2016 – Durée : 1 h 24 – Réal. : Jean-Claude Coulbois – Dist. / Contact : Les Films du 3 mars.
Horaires : @ Cinémathèque québécoise Suite
RÉSUMÉ SUCCINCT
Au Québec, en 1975, la Révolution tranquille bat son plein sous le gouvernement de Robert Bourassa. Plusieurs chantiers majeurs voient le jour et transforment radicalement la belle province. Lorsque le développement hydro-électrique atteint les terres inuit, certaines voix se lèvent pour faire valoir les droits ancestraux de la population locale.

À l’occasion du 40e anniversaire de la signature de l’accord sur le Nunavik (anciennement Nouveau-Québec) entre le gouvernement du Québec et les Inuits, le réalisateur canadien d’origine norvégienne Olé Gjerstad rencontre plusieurs des jeunes hommes qui ont fait partie de l’équipe inuite de négociateurs. Pour raconter l’histoire aux jeunes générations, il emploie un jeune homme, Jason Annatahak, que le cinéaste filme en compagnie de Charlie Watt et de certains de ces hommes maintenant âgés.
Malheureusement, les échanges entre Jason et ses interlocuteurs ne contiennent pas de bande son qui est remplacée par des entrevues filmées de manière télévisuelle un à un par l’équipe. Par ailleurs, les intervenants du gouvernement ou d’Hydro-Québec sont peu nombreux. Le contexte aurait pu être mieux expliqué par des anthropologues, des historiens et des journalistes impliqués dans le processus. De nombreux plans d’archives télévisuelles, pages de journaux et photos permettent de situer l’évolution du dossier qui est présenté dans de nombreux chapitres.
Le ton du narrateur qui semble être le réalisateur est grandiloquent alors que plusieurs des images des conditions de vie anciennes et contemporaines parlent d’elles-même. Il manque, à ce documentaire plutôt scolaire, la grandeur du Power que Magnus Isacsson consacra en 1999 à la lutte des Cris concernant aussi la Baie James et les territoires adjacents.
Genre : DOCUMENTAIRE – Origine : Canada – Année : 2015 – Durée : 1 h 23 – Réal. : Olé Gjerstad – Dist. / Contact : Chantal Pagé Consultation.
Horaires : @ Beaubien
CLASSEMENT
Tout public
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★ Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes] – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
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RÉSUMÉ SUCCINCT
Il était une fois un roi fornicateur et libertin, un autre captivé par un étrange animal et une reine obsédée par son désir d’enfant. Ils renconteront des héros énigmatiques dans cette libre adaptation des célèbres contes de Giambattista Basile.

En 2002, avec l’étrange The Embalmer (L’imbalsamatore), Matteo Garrone nous avait convaincu de son efficacité comme réalisateur. Affirmation confirmée avec le très solide Gomorrah (2008), marqué ensuite d’un léger déclin avec Reality (2012).
En adaptant (très librement) les contes de son compatriote Giambattista Basile, publiés au 17e siècle, le cinéaste italien renvoit à un certain cinéma fantastique d’une autre décennie, ne se pliant pas uniquement sur les effets spéciaux, mais sur les atmosphères, les symboles et narrativement, sur les déconvenues et les désenchantements de l’individu.
Les premières images convoquent subtilement Fellini et sa mégalomanie, sans oublier ses personnages plus grands que nature. Garrone reprend ensuite le relais en créant trois récits, bien que différents, unis par un dénominateur commun : la vanité humaine et ses conséquences. Film à message moral sur la condition humaine, chargé d’un symbolisme parfois insistant, Tale of Tales ne dérange guère ceux qui voient en ce film un miroir des temps présents incertains, un monde sans repères ni valeurs et que le film de Garrone prend le risque d’étaler sans ambages.
L’humour est présent, oscillant entre le cynisme et la colère, les situations se suivent allègrement allant d’un récit à l’autre. Après tout ce Conte des contes est surtout l’aventure de l’individu prisonnier de ses désirs, son goût du pouvoir, son côté hédoniste et surtout sur la nécessité d’aimer malgré la confusion du monde.
Salma Hayek ne réussit pas toujours à donner vie à son personnage obsédé par le besoin de maternité ; Vincent Cassel est convaincant dans le rôle du roi atteint obsessionnellement par les choses du sexe. Toby Jones varie son registre de scène en scène et le peu de temps accordé à John C. Reilly lui permet de passer le cap sans anicroches. L’ensemble présente un spectacle coloré, grandiose, mimant adroitement les productions américaines à grand budget d’une autre époque et finit par nous convaincre d’une humanité tarie par la vanité, expliquant par là-même tous ces jeux de miroir obsédants si savamment illustrés.
Genre : CONTE FANTASTIQUE – Origine : Grande-Bretagne / Irlande / Italie – Année : 2015 – Durée : 2 h 13 – Réal. : Matteo Garrone – Int. : Selma Hayek, Vincent Cassel, Toby Jones, Shirley Henderson, Hayley Carmichael, Stacey Martin – Dist. / Contact : Séville.
Horaires : @ Cinéma du Parc
CLASSEMENT
Interdit aux moins de 13 ans
(Violence / Horreur)
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★ Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes] – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
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RÉSUMÉ SUCCINCT
Veuve depuis environ deux ans, Marnie a récemment quitté New York pour s’installer à Los Angeles, près de sa fille Lori qui travaille dans le milieu de la télévision. Désœuvrée sans se l’admettre, Marnie inonde Lori d’appels et de textos, quand elle ne débarque pas chez elle à l’improviste.

La présence de la talentueuse Susan Sarandon illumine l’écran. Elle habite son personnage de veuve inconsolable à l’intérieur, mais pétillante de vie à l’extérieur, offrant l’occasion à Lorene Scafaria d’inventer des séquences aussi touchantes que réconfortantes. Sorte de double rôle pour Sarandon qui lui permet d’ajouter une note de plus à son registre, déjà confirmé. La réalisatrice de Seeking a Friend for the End of the World choisit l’approche conventionnelle pour raconter ce récit sur le deuil et son refus.
Ce déni est vécu autant par la mère que par la fille, créant ainsi une relation parfois tumultueuse tournant autour de la perte et ses conséquences. Les dialogues sont abondants et parfois frisant l’irréalisme ; c’est tourné dans un Los Angeles propret et facile à vivre et un New York touristique. Nous sommes donc devant un film sans prétention qui permet de passer un bon moment sans trop se poser des questions.
Même si au fond, le récit offre par moments de mûres réflexions sur la notion du deuil et nous fait réaliser qu’aussi profonde que soit notre tristesse et notre douleur, la vie continue malgré tout. Force est également de souligner la présence de J.K. Simmons, campant un divorcé, policier à la retraite, avec une sérénité humaine.
Genre : COMÉDIE DRAMATIQUE – Origine : États-Unis – Année : 2015 – Durée : 1 h 44 – Réal. : Lorene Scarfia – Int. : Susan Sarandon, Rose Byrne, J. K. Simmons, Lucy Punch, Jason Ritter, Casey Wilson – Dist. / Contact : Métropole.
Horaires : @ Cineplex
CLASSEMENT
Tout public
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★ Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes] – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
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RÉSUMÉ SUCCINCT
Deux policiers enquêtent sur une affaire de drogues et un mystérieux coffre de banque. Pour revoir Jerry Lewis, le grand comique des années 50 et 60.
Genre : THRILLER – Origine : États-Unis / Grande-Bretagne – Année : 2016 – Durée : 1 h 32 – Réal. : Alex Brewer, Benjamin Brewer – Int. : Nicolas Cage, Elijah Wood, Jerry Lewis, Kevin Weisman, Steven Williams, Sky Ferreira – Dist. / Contact : Métropole.
Horaires : @ Dollar Cinema
CLASSEMENT
Interdit aux moins de 13 ans
(Violence)
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