12 octobre 2016
BASES D’INSPIRATIONL’évènement est présenté en anglais, avec surtitres en espagnol. La pièce : The Refugee Hotel, un texte de Carmen Aguirre, base pour un endroit particulier dans le Montréal urbain où les clients sont des réfugiés du XXe siècle, mais qui par la magie de la scène, s’adressent particulièrement à ceux des temps présents, ceux dont les médias ne cessent d’en parler. Les oubliés de la Terre, les éternels exilés, les sans-toit et au-dessous de toutes les lois.
Sauf dans le cas du Teesri Dunya Theatre qui, à travers la mise en scène de Paulina Abarca-Cantin et la direction artistique de Rahul Varma, propose un retour au drame chilien du coup d’état de septembre 1973.
Revenir sur le passé pour parler du présent, une façon comme une autre de rappeler que l’Histoire, surtout celle qui encourage le mal, se répète sans cesse, nous poussant à changer, à voir l’autre avec les yeux de l’âme et ouverture d’esprit.
Grâce à l’initiative Les arts et la culture accueillent les réfugiés, du Conseil des Arts du Canada et de la Financière Sun Life, le Teesri Dunya Theatre accueillent 300 nouveaux réfugiés syriens à voir la production. Accueil symbolique qui situe également la métropole dans une zone de réconfort et de réconciliation. À la veille du 375e anniversaire de Montréal, ce projet n’est que le bienvenu.
Et une fois n’est pas coutume : les comédiens sont tous de l’étranger, aujourd’hui citoyens canadiens (et québécois). C’est ainsi que défilent les drapeaux de pays tels que le Chili, la Chine, la Colombie, le Salvador, le Liban, les Premières Nations, le Mexique… et le Canada.
Du 26 octobre au 13 novembre 2016, au Centre Segal (Studio) – 20 h
8 octobre 2016
Lui, c’est Roland. Elle, c’est Marianne. Et puis, une violencelliste, Jane Chan, tout aussi discrète qu’adaptée à une mise en scène circulaire et inventive signée Peter Hinton, en pleine possession de ses moyens techniques, l’œil observateur, l’imaginaire fertile, apprivoisant les mots de Nick Payne en les incarnant à travers deux corps en transition.

PHOTO : © Andrée Lanthier
Voilà une pièce hors du commun, atypique, qui dévoile son processus de création tout a long du périple d’un couple en décomposition ou pourquoi pas, recompostion. Ce n’est pas si clair dans le texte du Britannique Martin Crimp, à l’écriture intentionnellement indécise, s’inscrivant en (dés)harmonie progressive avec les temps aussi peu lucides d’aujourd’hui.

Victoria Diamond et Justin Laramée (PHOTO : © Matthew Fournier)
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