10 mars 2018
Passengers / MosaferanDans le cadre son édition 2018, du 20 au 30 mars, le Festival Millenium a sélectionné trois productions iraniennes : The Rock (Bard) de Hamid Jafari, Hamja de Mehdi Ghanati et An Old Melody from Baluchistan de Moshtagh-Gohari Mazia. Il s’agit d’une continuité pour ce Festival puisque déjà, en 2017, il offrait une belle visibilité à de jeunes réalisateurs iraniens (moins connus du grand public), dont Mahmoud Rahmani avec son documentaire Passengers (Mosaferan). Cet évènement cinématographique consacre d’ailleurs à ce dernier une émission spéciale [1] dédiée à mettre en lumière quelques regards croisés sur ce documentaire qualifié de « social », par son propre réalisateur, Mahmoud Rahmani.
Lors du visionnage de Passengers, difficile de ne pas établir dès les premières minutes un parallèle avec le film Ten (2002) d’Abbas Kiarostami et Taxi-Téhéran (2015) de Jafar Panahi, un réflexe probablement dû à l’intégration choisie du dispositif déployé par les trois réalisateurs c’est-à-dire l’installation d’une caméra dans un espace clos et le choix d’une voiture (d’un taxi en l’occurrence pour Passengers et Taxi-Téhéran) comme contexte de fond.

Passengers
8 mars 2018
AVIS AUX CINÉPHILES
Il arrive parfois que certains films ne soient pas présentés toute la semaine, particulièrement dans les salles indépendantes. Consultez les horaires quotidiens, ceux-ci pouvant changer d’un jour à l’autre.
Dû à des facteurs hors de notre contrôle, les textes critiques, incluant le « coup de cœur », pourraient enregistrer des retards même si nous faisons tous nos efforts pour l’éviter.
Veuillez noter que certaines bandes-annonces de films étrangers ne sont pas sous-titrées.
Selon le cas, certaines semaines pourraient ne pas afficher de « coup de cœur ». Cela dépendra de la qualité des nouveaux films à l’affiche et de l’appréciation du signataire. Si tel est le cas, pour cette page, nous choisirons l’image d’un film couvert qui nous paraît la plus attrayante.
CHIEN DE GARDE


4 mars 2018
L’idée de traversée, de déplacements opportuns, de quête intérieure, d’aller à la rencontre d’autres horizons, de parvenir à une identité égale et non inférieure à celle du conquérant. Devenir écrivaine malgré les obstacles. Seule sur scène dans un décor unique qui traverse le temps comme on traverse les époques et le comportement des individus, la comédienne s’impose. Quel beau titre attribué à ce texte inachevé qu’est La détresse et l’enchantement, entre l’impossibilité de réaliser ses rêves et l’illusion de quelques acquis. Persévérer, se prendre en main, garder un sens de l’humour identique, authentique, courtois. Aimer sa langue, le français, avec un profond amour, mais s’intégrer à l’autre, celle de Shakespeare, car cet auteur a donné les plus beaux vers de l’Histoire littéraire anglaise et qu’il a été traduit dans toutes les langues du monde.

Photo © Yves Renaud
1er mars 2018
AVIS AUX CINÉPHILES
Il arrive parfois que certains films ne soient pas présentés toute la semaine, particulièrement dans les salles indépendantes. Consultez les horaires quotidiens, ceux-ci pouvant changer d’un jour à l’autre.
Dû à des facteurs hors de notre contrôle, les textes critiques, incluant le « coup de cœur », pourraient enregistrer des retards même si nous faisons tous nos efforts pour l’éviter.
Veuillez noter que certaines bandes-annonces de films étrangers ne sont pas sous-titrées.
Selon le cas, certaines semaines pourraient ne pas afficher de « coup de cœur ». Cela dépendra de la qualité des nouveaux films à l’affiche et de l’appréciation du rédacteur en question. Si tel est le cas, pour cette page, nous choisirons l’image d’un film couvert qui nous paraît la plus attrayante.

The Party de Sally Potter
24 février 2018
Le milieu attendait la pièce d’Olivier Choinière impatiemment, comme pris par les rumeurs qui circulaient autour du personnage principal, absent de la scène, mais si présent dans ce récit politico-social où la forme volontairement sensationnaliste et criarde vaut le détour. Si Jean dit (pourrait-on plutôt dire « j’en dis »?) parle surtout de manipulation, l’œuvre demeure l’essence même de l’illusion, véritables tours de prestidigitation qui verront chacun des personnages (et des spectateurs) prisonniers d’un débat sur la notion de « vérité », sa fausse pudeur, son absence depuis que le monde est monde.

Comme un puissant analgésique de conscience désinformée. © Valérie Remise
23 février 2018
Martha Graham revit dans un bref extrait vidéo qui confirme ses parallélismes évidents et fondateurs avec Isadora Duncan, et en même temps expose triomphalement leur rivalité, La première, technique et inspirée, la seconde, romantique et endiablée. Mais un dénominateur commun les rassemble : l’engouement pour une chorégraphie puisant aux formes antiques, notamment dans les mouvements, des bras surtout, comme des lamentations offertes aux Dieux; et les costumes de coryphée, emprisonnant sensuellement le corps; et son espace unique au milieu de la scène, comme protégée par les divinités des déités.
Dans le répertoire varié présenté à la soirée Danse Danse, les disciples contemporains de la célèbre chorégraphe assument ces particularités par le biais de moments intenses, tant par les gestes que par la musique, stridente, imitant souvent les battements du cœur, s’immisçant dans notre esprit afin qu’il puisse retenir les tonalités les plus vertigineuses.

PeiJu Chien-Pott (Ekstasis) — Photo : © Brigid Pierce
22 février 2018
Le décor se déploie sur toute l’horizontalité de la scène, espace ouvert à tous les possibles; et dans cet amalgame d’archaïque et de futuriste, le verbe et la parole reprennent leurs droits, comme si ces facultés du langage articulé se perdaient dans la nuit des temps; récit déterminé et intransigeant de Marguerite Porete, béguine, ou religieuse laïque, intellectuelle, à qui l’on doit Le miroir des âmes simples et anéanties et qui seulement demeurent en vouloir et désir, écrit en 1295, celle par qui, dans cette troublante et émouvante adaptation moderne de Stéphanie Jasmin, les mots ne seront pas au rendez-vous parce qu’à l’instar de la Pucelle d’Orléans, elle finira morte au bûcher pour crime d’hérésie.

Louise Lecavalier © Photo : Caroline Laberge
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