23 mars 2018
En Estonie, la nuit de la Toussaint, dans le village païen de Liina et Hans, les morts rejoignent les vivants venus les accueillir, mangent et discutent avec leur famille et révèlent parfois les secrets de trésors cachés. Les jeunes filles s’y transforment par amour en loups-garous, les villageois vendent leur âme pour obtenir l’aide de curieuses créatures de métal baptisé kratts et volent leurs maîtres allemands sans pitié. Dans ce film en noir et blanc tiré de Rehepapp, le fantasque roman de l’Estonien Andrus Kivirähk, le fantasque se mêle au défrichage de la terre, les morts gardent leurs loyautés familiales et le morbide se paie un petit tour de valse avec le sublime.

Il y a un peu du Septième sceau de Bergman dans cette superbe adaptation de Rainer Sarnet, qui ne tient pas qu’à la splendeur de la cinématographie en noir et blanc. Ici aussi, le morbide prend un air de noblesse et la question de l’âme est centrale. Quelle force ancienne terrestre ou céleste donnera à celui qui la supplie une âme ? Et que vaut la vie sans cette dernière ?
Les mythologies païennes estoniennes et chrétiennes s’entremêlent dans cette œuvre profondément humaine et presque trop merveilleusement filmée. Un mélange de magie, d’humour noir et d’amour romantique qui vaut largement la peine d’être vu sur grand écran.
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★ Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes]
Aimer sans perdre la raison, mais sans éviter les faux pas, les grattements du cœur, ces sentiments inexplicables qui nous affligent, nous faisant altérer notre équilibre. Des éléments que l’on retrouve dans cette brillante adaptation de la comédie dramatique de Shakespeare, A Midsummer Night’s Dream, devenu, comme il se doit, Le Songe d’une nuit d’été, l’article indéfini de l’original devenant défini en français. Car il s’agit d’un rêve éveillé, le songe de tous les possibles, une pause de l’univers terrestre qui nous conduit dans un au-delà où la mort n’existe guère, ou au contraire, côtoie la vie dans toutes ses exigences et ses aspérités.

Avant-plan : Karine Gonthier-Hyndman, Steve Gagnon / Arrière-plan : Adrien Bletton, Olivia Palacci, Jean-Philippe Perras > Crédit photo : © Gunther Gamper
22 mars 2018
AVIS AUX CINÉPHILES
Il arrive parfois que certains films ne soient pas présentés toute la semaine, particulièrement dans les salles indépendantes. Consultez les horaires quotidiens, ceux-ci pouvant changer d’un jour à l’autre.
Dû à des facteurs hors de notre contrôle, les textes critiques, incluant le « Coup de cœur », pourraient enregistrer des retards même si nous faisons tous nos efforts pour l’éviter.
Veuillez noter que certaines bandes-annonces de films étrangers ne sont pas sous-titrées.
Selon le cas, quelques semaines pourraient ne pas afficher de « Coup de cœur ». Cela dépendra de la qualité des nouveaux films à l’affiche. Si tel est le cas, pour cette page, nous choisirons l’image d’un film couvert qui nous paraîtra la plus attrayante.

21 mars 2018
Le Radeau de la Méduse, du peintre Théodore Géricault, sert de toile de fond à la nouvelle chorégraphie du québécois (de la ville de Québec) Alan Lake; neuf interprètes, un musicien. Une chorégraphie qui transcende le côté athlétique souvent associé à la « nouvelle danse ». Une mise en abyme du monde, un regard universaliste sur la corporalité.

Photo : © François Gamache
18 mars 2018
AVIS AUX CINÉPHILES
Il arrive parfois que certains films ne soient pas présentés toute la semaine, particulièrement dans les salles indépendantes. Consultez les horaires quotidiens, ceux-ci pouvant changer d’un jour à l’autre.
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Veuillez noter que certaines bandes-annonces de films étrangers ne sont pas sous-titrées.
Selon le cas, certaines semaines pourraient ne pas afficher de « Coup de cœur ». Cela dépendra de la qualité des nouveaux films à l’affiche. Si tel est le cas, pour cette page, nous choisirons l’image d’un film couvert qui nous paraîtra la plus attrayante.
TÉHÉRAN TABOU14 mars 2018
Organique. Brut. Sensuel. Agressif, dans le bon sens du mot. Et contagieux dans sa mise en perspective des rapports humains, qu’ils soient familiaux ou professionnels. Être et paraître, se donner corps sans âme, pour le défi, pour gagner et montrer jusqu’à quel point on peut avoir raison et en fin de compte, réaliser ses faux rêves.

© Hugo B Lefort
12 mars 2018
S’en prendre librement à Brecht sur les planches est un risque énorme où on peut finir par se casser la gueule. Et lorsque la proposition tient d’une expérience d’acteur et d’une prédilection pour le théâtre classique, lui-même s’inspirant de l’antique, les choses se compliquent ou, au contraire, se rapprochent du miracle, même lorsque la langue utilisée mélange vers et prose.

L’ensemble des comédiens dans Le petit Arturo, écrit et mis en scène par Ariel Ifergan
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