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HOMMAGE > Arthur Lamothe | 1928-2013

20 septembre 2013

La disparition du grand documentariste Arthur Lamothe nous interpelle. D’une part parce qu’il s’agit d’une perte pour le cinéma québécois, mais aussi qu’il s’agit d’un cinéaste engagé qui a mené sa carrière en intégrant dans ses films son humanisme inné et un regard incisif sur la condition humaine inspiré par les époques qu’il a vécues. À l’instar des Pierre Perrault, des Magnus Isacsson ou encore des Michel Moreau, Lamothe se place dans un cinéma axé sur le vécu, témoin de son temps. Si son œuvre comporte quelques fictions, l’opus principal est composé de documentaires. Le prix Albert-Tessier qu’on lui attribue en 1981 confirme une fois de plus la pertinence de son combat cinématographique.

Plutôt que de lui rendre hommage comme le font la majorité des médias, nous avons préféré reproduire deux textes parus dans des anciens Séquences, question de faire un retour en arrière pour mieux comprendre la démarche du réalisateur.

>> Élie Castiel

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La Vénus au vison

LE MÂLE AMADOUÉ

Texte : Élie Castiel
★★★ 1/2

Dramaturge et metteur en scène, Thomas vient d’écrire une adaptation du célèbre roman de Leopold Sacher-Masoch, La Vénus à la fourrure, une exploration sensuelle et controversée des rapports entre le sexe et le pouvoir. Alors qu’il ne trouve pas l’interprète féminine qui lui convient, entre alors Vanda, à l’improviste.

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Vic+Flo ont vu un ours

12 septembre 2013

ÉLÉGAMMENT MÉCHANT

Avec Vic+Flo ont vu un ours, Denis Côté nous amène dans des lieux peu visités du cinéma québécois où les méchants règnent en maître, où les femmes ne sont ni des mères, ni des filles et où la forêt est un lieu d’enfermement. Si, d’apparence, Vic+Flo ne s’attache à rien de ce que le Québec produit habituellement, il demeure un film profondément québécois qui parle de nous et qui, surtout, parle de cinéma.

>> Anne-Christine Loranger

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Pauvres mais sexy… au Goethe-Institut

29 août 2013

Staub auf unseren Herzen

« Staub auf unseren Herzen » de Hannah Doose (Goethe-Institut Montréal)

Du 5 septembre au 31 octobre prochain, le Goethe-Institut de Montréal présentera le cycle joliment nommé Pauvres mais sexy, qui permettra aux spectateurs de découvrir plusieurs films allemands dont les budgets ne dépassent pas 400 000 dollars.

Présentés tous les jeudis soirs, les films sont tous originaires de la région berlinoise, véritable pépinière de créativité et de collaboration artistique. En plus d’une industrie cinématographique grand public florissante, il y existe un mouvement alternatif de jeunes cinéastes, pour la plupart, qui réalisent des films à leurs propres conditions, avec peu d’argent, beaucoup d’enthousiasme, d’ingéniosité et d’aide de leurs amis.

Évitant les gros budgets, la longue attente et les contraintes qui accompagnent les sources de financement public plus traditionnelles, ces réalisateurs à petit budget choisissent souvent l’autofinancement pour garder toute la latitude et le contrôle artistique sur leurs productions. Leurs œuvres offrent un résultat gagnant en liberté, en ingéniosité et en authenticité, tout en se révélant généralement aussi divertissantes que les films à gros budget. Beaucoup de ces films sont d’une manière directe ou indirecte une ode à Berlin et à la collectivité.

Liste des films proposés

  • Cinéma Excentris – 5 sept. – Oh Boy de Jan Ole Gerster (Dans le cadre de la série mensuelle du Goethe-Institut à Excentris, Achtung Film!)
  • Goethe-Institut – 12 sept. – Dust on our Hearts de Hannah Doose
  • Goethe-Institut – 19 sept. – Heavy Girls de Axel Ranisch
  • Goethe-Institut – 26 sept. – Berlinized de Lucian Busse
  • Goethe-Institut – 10 oct. – Tom Atkins Blues de Alex Ross
  • Goethe-Institut – 17 oct. – Silvi de Nico Sommer
  • Goethe-Institut – 24 oct. – Papa Gold de Tom Lass
  • Goethe-Institut – 31 oct. – Victor vs. Love de Patrick Banush

Goethe-Institut : 1626, boul. St-Laurent, Montréal • 514 499-0159 • info@montreal.goethe.org • www.goethe.de/montreal • toutes les projections ont lieu à 19h

Appels à contributions

21 août 2013

Alors que vient de sortir son numéro sur la Nouvelle Vague et le cinéma direct, la revue savante NOUVELLES VUES attire l’attention sur ses deux nouveaux appels à contributions pour les numéros 16 (Musique rock et cinéma) et 17 (Philosophie et cinéma).

Numéro 16 (hiver-printemps 2014) – Musique rock et cinéma

www.nouvellesvues.ulaval.ca

Sous la direction de Jean-Pierre Sirois-Trahan (Université Laval) et Eric Fillion (Université Concordia).

Ce numéro de Nouvelles Vues s’intéresse aux relations intermédiales entre musique rock et cinéma au Québec. On entend « musique rock » au sens large – du rock’n’roll à la pop, du soul au rap, de la disco à l’électro, du folk-rock au punk – étant entendu que cet idiome est aujourd’hui formidablement diversifié et le lieu de tous les syncrétismes, voire de toutes les impuretés. Dans son Dictionnaire du rock, Michka Assayas affirme que cette musique est « l’une des plus grandes aventures collectives de ces quarante dernières années », le « premier véritable courant de fusion » et « le seul élan radicalement neuf ». Il prête ainsi sa voix à ceux qui priorisent les approches sociologiques, historiques ou musicologiques pour cerner l’impact du rock. De son côté, le philosophe Roger Pouivet soutient que les œuvres issues de cet idiome sont une « nouveauté ontologique » dans l’histoire de la musique, nouveauté qui n’est pas dissociable des biais esthétiques, technologiques et industriels du rock comme art de masse. L’existence même de l’œuvre rock repose sur une utilisation novatrice de procédés techniques (travail de montage sonore et de réalisation en studio) permettant une production et une diffusion sans précédent, omises celles rattachées au septième art.

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History of the Devil

2 août 2013

LE DIABLE EST DANS LES DÉTAILS

À la fin du XXe siècle, Lucifer demande un procès sur terre afin de pouvoir quitter l’Enfer et de retourner au Paradis d’où il a été chassé.

>> Luc Chaput

Dans le cadre de Fantasia, la jeune compagnie montréalaise Title66 représente cette production d’une œuvre de jeunesse de l’écrivain et cinéaste britannique Clive Barker. Dans un décor sobre à la dominante blanche avec au fond des mannequins de plastique, un rideau de fond de scène permettant certaines ombres chinoises et des boîtes rectangulaires servant entre autres de malles, un peu de jaune (des cordes et un grand escabeau) parsème ce lieu. Le noir est réservé au diable et à ses acolytes et l’on dénote l’absence étonnante de rouge.

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Fantastique week-end avec Fantasia!

26 juillet 2013

Cette année marque la cinquième édition de l’événement Fantastique week-end du court métrage québécois organisé dans le cadre de Fantasia. Comme son nom l’indique, c’est durant toute une fin de semaine que la Cinémathèque québécoise accueillera les festivaliers à la projection des 127 courts retenus dans la sélection.

>> Charles-Henri Ramond

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