21 décembre 2018
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Sortie
Vendredi 14 décembre 2018
Langue(s)
V.o. : anglais
Réal.
Adam Wood
Genre
Animation
Origine(s)
Canada
Année : 2018 – Durée : 1 h 20
Dist.
Les Films Séville.
Classement
Tous publics
Info. @
Dollar Cinema
Premier long métrage d’une metteure en scène de théâtre, Mary Queen of Scots souligne affectueusement le film d’époque, disons même historique, cachant admirablement bien les codes de la scène pour rendre la proposition totalement cinématographique. Il y a aussi un choix de comédiens susceptible de rallier tous les spectateurs, notamment dans le cas des deux actrices principales, une Saoirse Ronan qui joue parfois la carte du camp d’époque avec un naturel fascinant, mais autrement (même si d’aucuns contesteront la validité totale des faits) proprement fidèle à sa fonction de reine.
S’opposant avec le jeu digne et souverain de Margot Robbie, une Elizabeth en proie à la guerre que se font les Hommes. Mais toutes deux victimes d’un univers où le pouvoir patriarcal est un régime en soi. D’où un regard profondément, et à juste titre, féministe de la part de Rourke. Car Mary Queen of Scots actualise l’Histoire, rend le tout comme une métaphore actuelle des inconduites politiques qui, dans certains pays, ont toujours droit de cité.
Marie Stuart est ici réhabilitée au nom d’une belle cause et tout comme Jeanne d’Arc, elle meurt exécutée, sacrifiée au nom de la religion et bien plus que cela, le refus de voir la femme comme l’égale dans un monde d’hommes.
Et comment oublier la confrontation finale entre Elizabeth et Marie (événement ajouté) ressemblant beaucoup plus à un duel extraordinaire entre Ronan et Robbie, où toutes les deux triomphent et sortent gagnantes chacune à sa façon, donnant à l’art de l’interprétation non seulement ses lettres de noblesse, mais le situant aussi dans une activité essentielle de la modernité culturelle.

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Sortie
Vendredi 14 décembre 2018
Langue(s)
V.o. : anglais / Version française
Marie reine d’Écosse
Réal.
Josie Rourke
Genre
Drame historique
Origine(s)
Grande-Bretagne
Année : 2018 – Durée : 2 h 04
Dist.
Universal Pictures.
Classement
Interdit aux moins de 13 ans
Info. @
Cineplex
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Mauvais. 0 Nul
½ [Entre-deux-cotes]
À voir de près, Mes provinciales est le premier film de Jean-Paul Civeyrac à sortir au Québec, et en réseau indépendant car aucun distributeur local n’a osé en prendre charge. Kino Lorber, sorte de Criterion du numérique et de la sortie en salle s’est occupé de sa diffusion en Amérique du Nord, incluant, bien entendu, le Canada et le Québec. Voici pour la petite histoire qui, par les temps qui courent, vaut la peine d’être racontée.
Pour le film : le ton romanesque de l’ensemble (amours passagères, nombreuses références à la littérature, à la poésie et aux livres de cinéma) est ce qui caractérise ce (très) long film sur le rêve de la création, reposant essentiellement sur l’ouvrage Les provinciales de Blaise Pascal auquel Etienne (Andranic Manet, effacé et pourtant conservant dans son visage et dans son regard, une sorte de dégaine candide) fait référence. Comme dans tout film français qui se respecte, les amours passagères prennent une place considérable et on constatera la présence d’un personnage homosexuel montré avec grâce et subtilité, sans faire de bruit.
À voir de près, Mes provinciales est le premier film de Jean-Paul Civeyrac à sortir au Québec, et en réseau indépendant car aucun distributeur local n’a osé en prendre charge. Kino Lorber, sorte de Criterion du numérique et de la sortie en salle s’est occupé de sa diffusion en Amérique du Nord, incluant, bien entendu, le Canada et le Québec. Voici pour la petite histoire qui, par les temps qui courent, vaut la peine d’être racontée.
Pour le film : le ton romanesque de l’ensemble (amours passagères, nombreuses références à la littérature, à la poésie et aux livres de cinéma) est ce qui caractérise ce (très) long film sur le rêve de la création, reposant essentiellement sur l’ouvrage Les provinciales de Blaise Pascal auquel Etienne (Andranic Manet, effacé et pourtant conservant dans son visage et dans son regard, une sorte de dégaine candide) fait référence. Comme dans tout film français qui se respecte, les amours passagères prennent une place considérable et on constatera la présence d’un personnage homosexuel montré avec grâce et subtilité, sans faire de bruit.
Un monde à part, celui des étudiants de la fac. On assiste aux cours, on défend ses idées. L’espace cinéma s’ouvre petit à petit, on continue ou on lâche prise, la musique classique sert de renfort au quotidien et la création est une motivation pour vivre. On prend des notes par écrit et à peine en utilisant le portable, même dans les cafés ou chez soi.
Il y a ceux qui vivent dans un terrain intellectuel privilégié et celles qui préfèrent s’engager socialement. On s’aime, on s’apprécie, on s’oublie quelque temps. On partage les petits appartements parisiens. Les faux pas s’accumulent et mine de rien, on s’excuse de tout et de rien. La vie, quoi!
Car, justement, la vie prend son cours comme il se doit. L’éblouissant noir et blanc et l’écran cinémascope illustrent Paris comme un endroit aussi favorisé pour tourner qu’étranger aux provinciaux. Ville prise par la caméra en un gris en forme de spleen baudelairien sauf pour un des derniers plans où, finalement, le soleil semble répondre aux attentes. Les dialogues (plutôt discours), abondants, témoignent d’une époque disparue, situant le film dans une intemporalité (même si des nouvelles à la radio citent Emmanuel Macron) naviguant entre le réel d’une ville filmée dans des rues désertes ou à peine peuplées et les halls de la fac où les « futurs cinéastes » préparent leurs premières lancées.
Film-cinéma, film-bouquins, film-débats, film-intello (dans le sens positif). Tout bonnement, Mes provinciales est un film mélancolique, atteint d’une tristesse qui vient de l’âme. Mais aussi, le témoin-fantôme d’un aujourd’hui qui, en général, refuse catégoriquement de tenir un discours consistant et éclairé sur l’art et son rapport à la vie. Est-ce la fin?

Un monde à part, celui des étudiants de la fac. On assiste aux cours, on défend ses idées. L’espace cinéma s’ouvre petit à petit, on continue ou on lâche prise, la musique classique sert de renfort au quotidien et la création est une motivation pour vivre. On prend des notes par écrit et à peine en utilisant le portable, même dans les cafés ou chez soi.
Il y a ceux qui vivent dans un terrain intellectuel privilégié et celles qui préfèrent s’engager socialement. On s’aime, on s’apprécie, on s’oublie quelque temps. On partage les petits appartements parisiens. Les faux pas s’accumulent et mine de rien, on s’excuse de tout et de rien. La vie, quoi!
Car, justement, la vie prend son cours comme il se doit. L’éblouissant noir et blanc et l’écran cinémascope illustrent Paris comme un endroit aussi favorisé pour tourner qu’étranger aux provinciaux. Ville prise par la caméra en un gris en forme de spleen baudelairien sauf pour un des derniers plans où, finalement, le soleil semble répondre aux attentes. Les dialogues (plutôt discours), abondants, témoignent d’une époque disparue, situant le film dans une intemporalité (même si des nouvelles à la radio citent Emmanuel Macron) naviguant entre le réel d’une ville filmée dans des rues désertes ou à peine peuplées et les halls de la fac où les « futurs cinéastes » préparent leurs premières lancées.
Film-cinéma, film-bouquins, film-débats, film-intello (dans le sens positif). Tout bonnement, Mes provinciales est un film mélancolique, atteint d’une tristesse qui vient de l’âme. Mais aussi, le témoin-fantôme d’un aujourd’hui qui, en général, refuse catégoriquement de tenir un discours consistant et éclairé sur l’art et son rapport à la vie. Est-ce la fin?
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Sortie
Vendredi 14 décembre 2018
Langue(s)
V.o. : français ; s.-t.a.
A Paris Education
Réal.
Jean-Paul Civeyrac
Genre
Drame
Origine(s)
France
Année : 2018 – Durée : 2 h 17
Dist.
Kino Lorber.
Classement
Non classé
Info. @
Cinéma Beaubien
Cinéma du Musée
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Mauvais. 0 Nul
½ [Entre-deux-cotes]
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