Articles récents

Santiago Bertolino

4 mai 2017

TÊTE À TÊTE
Questions et transcription
Élie Castiel

LE REGARD INTERVENTIONNISTE

Faisant suite à notre approche interventionniste, qu’il s’agisse de cinéma grand public ou de productions engagées, nous avons décidé de rencontrer Santiago Bertolino qui, suivant les traces de son père, Daniel Bertolino, se lance dans le documentaire. Il a décidé de suivre le journaliste pigiste Jesse Rosenfeld dans son périple semé d’embûches au Moyent-Orient. Nous vous présentons les grandes lignes de cette rencontre. Suite

Million Dollar Quartet

30 avril 2017

THÉÂTRE
★★★★★
Texte : Élie Castiel

À NE RATER SOUS AUCUN
PRÉTEXTE. C’EST UN ORDRE

Elvis Presley, Jerry Lee Lewis, Carl Perkins, Johnny Cash et Sam Phillips, leur père artistique adoptif, celui qui va donner naissance aux  succès de ces grands du rockn’ roll. Une journée du 4 décembre 1956 au célèbre Sun Records de Memphis où le paternel de substitution réinvente en quelque sorte l’histoire de la musique pop. James Loye incarne ce personnage d’une Amérique capitaliste où les bonnes idées mènent loin, même si on doit composer souvent avec des coups bas. C’est la loi de la jungle où il est difficile de concilier profit immédiat, amitié et sincère élan d’humanité. Ces caractéristiques de tout individu normal, Loye les déploie remarquablement, inventant un personnage d’un charisme impérial. C’est l’une des plus belles performances de la soirée, même si l’ensemble, y compris le band endiablé, sont tous exceptionnels.

Suite

Bed and Breakfast

28 avril 2017

THÉÂTRE
★★★★
Texte : Élie Castiel

DÉFIER LES NORMES FICTIVES

Ils sont deux sur scène, Mark Crawford et Paul Dunn, gais, hétéros, hommes, femmes. Dans leur for intérieur, un texte désopilant de Mark Crawford, une aventure humaine qui passe par mille et une émotions. C’est ludique, je-m’en-foutiste, sexy, hilarant, se moquant de nos travers et rendant au métier d’interprète ses lettres de noblesse.

L’humour est particulier, s’assume totalement camp, c’est-à-dire teinté de ce je-ne-sais-quoi homosexuel qui le rend encore plus humain. Les hommes sont machos finis, les homosexuels assmumé ou en quête, ou ne le savent même pas qu’ils le sont, les femmes des mégères non apprivoisées. La mise en scène de Ashlie Corcoran se veut désinvolte, bordélique, libre, charmante et d’une humanité à l’épreuve du temps, courageusement provocatrice.

L’humour n’est pas pour tout le monde. Les deux comédiens
(masculins) s’embrassent sur la bouche à deux ou peut-être
trois reprises. Certains chuchotements timides se laissent
entendre dans la salle, totalement injustifiés.
Aujourd’hui, en 2017, les choses ont-elles vraiment changé ?

Andrée Lanthier

© Andrée Lanthier

Suite

2026 © SÉQUENCES - La revue de cinéma - Tous droits réservés.