18 mai 2017
LA MORT DE LOUIS XIV
ROBERT DOISNEAU, LE RÉVOLTÉ DU MERVEILLEUX


J’implore Hollywood : pourrait-on cesser de refaire le même film et de reprendre les mêmes formules ad nauseam ? Déjà que Prometheus clonait le premier Alien (1979) et que le récent Life en reconduisait encore les mêmes procédés, pouvait-on vraiment espérer qu’il en soit autrement avec Alien: Covenant ? Le Britannique Ridley Scott (qui aura 80 ans en novembre!) a toujours été un grand technicien et un superbe esthète, comme le prouve la magnificence de l’illustration, surtout les scènes dans l’espace et l’arrivée sur la planète des « aliens ». Mais son talent ne peut surmonter les faiblesses d’un scénario illogique. Il n’y a pas que les « xénomorphes » qui provoquent des trous béants dans la charpente des vaisseaux quand leur sang composé d’acide se répand. Les scénaristes John Logan et Dante Harper ont laissé eux aussi des trous béants dans la structure narrative de cette intrigue qui épouse encore une fois les divisions de l’original : expédition spatiale, découverte d’un signal humain émanant d’une planète inconnue, exploration d’un paradis malsain (science-fiction); puis infestation, gestation, irruption des créatures qui déciment l’équipage (horreur) jusqu’à l’expulsion du dernier monstre par une femme forte, l’ingénieure Daniels (Katherine Waterston, solide mais éprouvée). Quand cette dernière dit en plein milieu du film : « There’s so much here that doesn’t make sense », on dirait bien qu’elle s’adresse aux scénaristes. Suite
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