23 novembre 2017
Richard Linklater ne nous avait pas habitués à des récits linéaires comme c’est le cas de cette adaptation du roman de Darryl Ponicsan, également coscénariste. Il s’agit tout d’abord d’un film d’acteurs, dont fait preuve ce trio composé de Steve Carell, d’une force dramatique extraordinaire par sa simplicité, de Laurence Fishburne, sensible dans un rôle de pasteur, et de Bryan Cranston, si on voit ses derniers films, de plus en plus indispensable.

Le film parle surtout d’amitié, de responsabilité civile, de solidarité, des concepts aujourd’hui perdus dans l’indifférence qui mène nos vies. Le film est presque suspendu dans le temps, celui d’un enterrement « comme il se doit » en guise d’hommage à un fils victime de la guerre.
Si la tristesse est de mise, force est de souligner que Linklater crée des séquences d’humour pour atténuer le propos. Filmé dans des couleurs grises ou pâles, Last Flag Flying est un réquisitoire contre la guerre qui remet en question le concept même de masculinité et de virilité.
C’est un film d’hommes, pour les hommes, pour qu’ils tiennent compte de toutes les surprises de la vie. Et au fond, quand on voit ces trois personnages évoluer, on se rend compte que derrière chacune de ses vies, se cachent des âmes sensibles, des êtres parfois en perdition, mais des héros malgré eux.
Pour finalement réaliser que dans ce bas monde, les états qui nous gouvernent sont en partie responsables de la vie qu’on a choisie. Éloigné du cinéma indépendant par sa linéarité, ce film aussi singulier que retenu se classe néanmoins parmi les réalisations les plus réellement senties de Richard Linklater.
Genre : Drame – Origine : États-Unis – Année : 2017 – Durée : 2 h 04 – Réal. : Richard Linklater – Dist. : V V S.
Horaires/Info.
@ Cineplex
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Interdit aux moins de 13 ans
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★ Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes] – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
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La réalisation, paresseuse, navigue dans tous les bords, se cherchant constamment, se pliant à des codes archi-usés qui ne conviennent plus dans le cinéma contemporain. Si d’une part, l’incontournable Denzel Washington confirme sa versatilité à habiter des personnages hors-normes, il ne peut s’empêcher de dépasser sa motivation habituelle. À tel point qu’il peut finir par désamorcer certains spectateurs. Quant à Colin Farrell (impeccable dans le Sofia Coppola et les deux récents Yorgos Lanthimos), il se contente d’avoir des allures de beau gosse, sans rien apporter de nouveau à son personnage de chef de firme. La bande-son est assez originale et dans l’esprit des personnages principaux, mais on sort de la projection aussi confus qu’au début, témoins d’une affaire judiciaire qui, au fond, ne nous intéresse guère.

Il manque un souffle, une âme, un esprit de corps, des sensations inhabituelles, un discours performant; en somme, tous ces ingrédients qui font qu’un film est réussi, nonobstant de la possible minceur du scénario. Ici, le risque encouru ne produit rien de concret. C’est comme si le réalisateur avait décidé de composer une ballade sur le milieu de la justice et qu’au beau milieu, il aurait été la victime d’une série de faux pas. Sans oublier le manque de délicatesse d’un titre gratuitement pompeux, totalement injustifié par le résultat.
Genre : Drame – Origine : États-Unis – Année : 2017 – Durée : 1 h 42 – Réal. : Dan Gilroy – Dist. : Columbia Films.
Horaires/Info.
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Classement
Tout public
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. ★ Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes] – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
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Genre : Chronique biographique – Origine : Canada / Irlande – Année : 2017 – Durée : 1 h 45 – Réal. : Bharat Nalluri – Dist. : Entract Films.
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