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Last Flag Flying

23 novembre 2017

Semaine du 24 au 30 novembre 2017

RÉSUMÉ SUCCINCT
En 2003, c’est un Larry dévasté qui demande à Richard et à Sal, deux vieux camarades, de l’accompagner aux funérailles de son fils mort en Irak.

CRITIQUE
| Primeur |

ÉLIE CASTIEL

★★★

HÉROS ORDINAIRES

Richard Linklater ne nous avait pas habitués à des récits linéaires comme c’est le cas de cette adaptation du roman de Darryl Ponicsan, également coscénariste. Il s’agit tout d’abord d’un film d’acteurs, dont fait preuve ce trio composé de Steve Carell, d’une force dramatique extraordinaire par sa simplicité, de Laurence Fishburne, sensible dans un rôle de pasteur, et de Bryan Cranston, si on voit ses derniers films, de plus en plus indispensable.

Last Flag Flying

Le film parle surtout d’amitié, de responsabilité civile, de solidarité, des concepts aujourd’hui perdus dans l’indifférence qui mène nos vies. Le film est presque suspendu dans le temps, celui d’un enterrement « comme il se doit » en guise d’hommage à un fils victime de la guerre.

Si la tristesse est de mise, force est de souligner que Linklater crée des séquences d’humour pour atténuer le propos. Filmé dans des couleurs grises ou pâles, Last Flag Flying est un réquisitoire contre la guerre qui remet en question le concept même de masculinité et de virilité.

Éloigné du cinéma indépendant par sa linéarité, ce film
aussi singulier que retenu se classe néanmoins parmi les
réalisations les plus réellement senties de Richard Linklater.

C’est un film d’hommes, pour les hommes, pour qu’ils tiennent compte de toutes les surprises de la vie. Et au fond, quand on voit ces trois personnages évoluer, on se rend compte que derrière chacune de ses vies, se cachent des âmes sensibles, des êtres parfois en perdition, mais des héros malgré eux.

Pour finalement réaliser que dans ce bas monde, les états qui nous gouvernent sont en partie responsables de la vie qu’on a choisie. Éloigné du cinéma indépendant par sa linéarité, ce film aussi singulier que retenu se classe néanmoins parmi les réalisations les plus réellement senties de Richard Linklater.

Sortie :  vendredi 24 novembre 2017
V.o. :  anglais

Genre :  Drame – Origine :  États-Unis –  Année :  2017 – Durée :  2 h 04  – Réal. : Richard Linklater – Dist. :  V V S.

Horaires/Info.
@ Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

MISE AUX POINTS
★★★★★  Exceptionnel★★★★  Très Bon★★★  Bon★★  Moyen★  Mauvais½  [Entre-deux-cotes]  –  LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

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Roman J. Israel, Esq.

Semaine du 24 au 30 novembre 2017

RÉSUMÉ SUCCINCT
Roman J. Israel travaille depuis 26 ans dans un petit cabinet juridique quand son patron est frappé d’une crise cardiaque qui le plonge dans le coma. La famille donne alors à George Pierce, un brillant et prospère avocat, le mandat de tout liquider.

CRITIQUE
|
Primeur |

ÉLIE CASTIEL

★★

BALLADE JUDICIAIRE

La réalisation, paresseuse, navigue dans tous les bords, se cherchant constamment, se pliant à des codes archi-usés qui ne conviennent plus dans le cinéma contemporain. Si d’une part, l’incontournable Denzel Washington confirme sa versatilité à habiter des personnages hors-normes, il ne peut s’empêcher de dépasser sa motivation habituelle. À tel point qu’il peut finir par désamorcer certains spectateurs. Quant à Colin Farrell (impeccable dans le Sofia Coppola et les deux récents Yorgos Lanthimos), il se contente d’avoir des allures de beau gosse, sans rien apporter de nouveau à son personnage de chef de firme. La bande-son est assez originale et dans l’esprit des personnages principaux, mais on sort de la projection aussi confus qu’au début, témoins d’une affaire judiciaire qui, au fond, ne nous intéresse guère.

Il manque un souffle, une âme, un esprit de corps,
des sensations inhabituelles, un discours performant;
en somme,  tous ces ingrédients qui font qu’un film est
réussi, nonobstant de la possible minceur du scénario.

Roman J. Israel, Esq.

Il manque un souffle, une âme, un esprit de corps, des sensations inhabituelles, un discours performant; en somme, tous ces ingrédients qui font qu’un film est réussi, nonobstant de la possible minceur du scénario. Ici, le risque encouru ne produit rien de concret. C’est comme si le réalisateur avait décidé de composer une ballade sur le milieu de la justice et qu’au beau milieu, il aurait été la victime d’une série de faux pas. Sans oublier le manque de délicatesse d’un titre gratuitement pompeux, totalement injustifié par le résultat.

Sortie :  vendredi 24 novembre 2017
V.o. :  anglais

Genre :  Drame – Origine :  États-Unis –  Année :  2017 – Durée :  1 h 42  – Réal. : Dan Gilroy – Dist. :  Columbia Films.

Horaires/Info.
Cineplex

Classement
Tout public

MISE AUX POINTS
★★★★★  Exceptionnel★★★★  Très Bon★★★  Bon★★  Moyen★  Mauvais½  [Entre-deux-cotes]  –  LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

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The Man Who Invented Christmas

Semaine du 24 au 30 novembre 2017

RÉSUMÉ SUCCINCT
Une partie de la vie de Charles Dickens, auteur de nombreux contes de Noël, compagnons de chevet de notre enfance.

| Primeur |
SANS
COMMENTAIRES

Sortie :  vendredi 24 novembre 2017
V.o. :  anglais / Version française
L’homme qui inventa Noël

Genre :  Chronique biographique – Origine :  Canada / Irlande –  Année :  2017 – Durée :  1 h 45  – Réal. : Bharat Nalluri – Dist. :  Entract Films.

Horaires/Info.
Cineplex

Classement
Tout public

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