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Le brio

22 mars 2018

| PRIMEUR |
Semaine du 23 au 29 mars 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Étudiante en première année de droit à l’Université Paris II Panthéon-Assas, Neïla Salah se présente à l’un de ses cours avec quelques minutes de retard. Cette arrivée déconcentre le professeur Pierre Mazard, un homme reconnu pour sa rigidité. Profondément irrité par ce qu’il considère comme de l’irrévérence, Mazard insulte Neïla et stigmatise ses origines arabes devant tout le groupe.

CRITIQUE
Élie Castiel

★★★

APPRENDRE OU À LAISSER

En bon méditerranéen, Yvan Attal est direct dans son propos, ne passe pas par quatre chemins devant les arguments racistes et parfois même inconsciemment misogynes de son personnage principal masculin, campé par un Daniel Auteuil, en pleine possession de ses moyens. Mais nous pardonnons ces offenses tant le scénario fait l’apologie du bien parler, art en perte rapide de vitesse, particulièrement depuis la mondialisation qui suit une tendance anglophone, quel que soit l’endroit du monde.

Les intentions sont claires et la mise en scène suit une approche grand public avec le doux désir de plaire au plus grand nombre, certes, mais avec intelligence, un cœur qui rime avec les émotions (sans trop s’étendre sur ce chapitre) et donnant la possibilité à une équipe de comédiens de briller dans leurs rôles respectifs.

Le brio est un film qui se savoure au présent,
s’ajuste à une certaine façon d’enseigner, mais
finalement, donne l’occasion aux contraires de
finir par s’entendre dans un endroit qui n’est
probablement  pas le meilleur des mondes possibles.

Entre Pygmalion et la jeune fille, une leçon de vie, une recherche du bon mot, un monologue qui se transforme en dialogue et, finalement, un respect de la part du réalisateur pour la langue française qui, dernièrement, il faut l’avouer, fait souvent la manchette.

Le brio est un film qui se savoure au présent, s’ajuste à une certaine façon d’enseigner, mais finalement, donne l’occasion aux contraires de finir par s’entendre dans un endroit qui n’est probablement pas le meilleur des mondes possibles.

Sortie : vendredi 23 mars
V.o. : français

Réalisation
Yvan Attal

Genre : Drame – Origine : France / Belgique – Année : 2017 – Durée : 1 h 35 – Dist. : A-Z Films.

Horaires & info.
@ Cinéma BeaubienCineplex

Classement
Tout public

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes]

Madame

| PRIMEUR |
Semaine du 23 au 29 mars 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Anne réalise que treize convives seront présents au souper mondain qu’elle prépare dans sa luxueuse résidence parisienne. Afin de corriger cette fausse note, elle demande à sa bonne, Maria, de se joindre au groupe en dissimulant sa véritable identité.

CRITIQUE
Julie Vaillancourt

★★ ½

DÎNER MONDAIN

Dans son plus récent film, Amanda Sthers pose, une fois de plus, son regard sur les relations interpersonnelles. Si avec Je vais te manquer (2009), la réalisatrice française s’intéressait au croisement de six destinées, Madame explore le destin croisé de divers personnages, dans le contexte d’un dîner mondain. Alors qu’Anne (Toni Collette), fortunée américaine, s’apprête à donner un grand souper bourgeois dans sa demeure parisienne, elle apprend qu’un treizième couvert est posé à table pour Steven, le fils du premier mariage de Bob (Harvey Keitel), son époux. Superstitieuse, elle désire à tout prix un quatorzième invité pour conjurer le mauvais sort. Cette prémisse scénaristique, plutôt faible pour motiver l’action, engendrera pourtant les péripéties de Madame, puisque la domestique Maria (Rossy de Palma), prendra place à la table, sans dévoiler le secret de son identité.

Si Rossy de Palma incarne à merveille la domestique décalée de son milieu, amenant quelques situations cocasses, le dîner n’égale en rien celui orchestré par Francis Veber (Le dîner de cons, 1998). La mascarade continue bien après le repas, alors que David, un expert en art issu de la noblesse britannique tombe sous le charme de la domestique espagnole. Ainsi, le film se concentre sur les relations amoureuses et interpersonnelles, caractérisées par les non-dits identitaires et relationnels, au sein du couple (improbable) formé de Maria et David, mis en parallèle avec celui d’Anne et Bob, le couple mondain.

Le film propose une critique
douce-amère de nos sociétés capitalistes.

Critique sociale du capitalisme, mise en scène du fait de la mascarade identitaire du dîner et de ses superficialités bourgeoises, Madame ne propose cependant pas une trame narrative nouvelle, mais une situation maintes fois explorée dans le cinéma (français). D’ailleurs, dans Venise sous la neige (2017), Elliott Covrigaru avait récemment usé de la mascarade identitaire, lors d’un dîner. Cela dit, Madame vaut pour le jeu des actrices et la mise en scène de deux femmes qui semblent, a priori, aux antipodes : Toni Collette incarne la femme mondaine et blasée, à la fois autoritaire et maternelle, qui manque de confiance, bien qu’elle doive l’incarner, alors que Rossy de Palma (au physique atypique, mais charismatique à souhait) est l’immigrée à la confiance tranquille travaillant d’arrache-pied pour subvenir aux besoins de sa fille, tout en rêvant du prince charmant. Certes, très différentes, ces deux femmes représentent à la fois plusieurs femmes et se rejoignent dans leurs oppressions communes : le fait d’être femme et de devoir constamment négocier leurs identités, selon les caprices du patriarcat. Bien que Madame aurait gagné à déclencher davantage de rires afin de mettre la table pour les systèmes qu’il dénonce, le film propose une critique douce-amère de nos sociétés capitalistes.

Sortie : vendredi 23 mars
V.o. : anglais, espagnol, français ; s.-t.a. & s.-t.f.

Réalisation
Amanda Sthers

Genre : Comédie dramatique Origine : France– Année : 2017 – Durée : 1 h 31 – Dist. : TVA Films.

Horaires & info.
@ Cineplex

Classement
Tout public

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes]

 

Midnight Sun

| PRIMEUR |
Semaine du 23 au 29 mars 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Katie Price, 17 ans, souffre d’une rare maladie qui l’oblige à rester chez elle pendant la journée, surtout lorsqu’exposée au soleil. Sa vie va changer le jour où un jeune homme qui l’observe depuis qu’il est petite par la fenêtre de sa chambre, décide d’aller la voir.

Sans
COMMENTAIRES

Sortie : vendredi 23 mars
V.o. : anglais / Version française
Soleil de minuit

Réalisation
Scott Speer

Genre : Mélodrame Origine : États-Unis – Année : 2017 – Durée : 1 h 33 – Dist. : Les Films Séville.

Horaires & info.
@ Cineplex

Classement
Tout public

 

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