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Un jour mon prince

3 mai 2018

| PRIMEUR |
Semaine du 4 au 10 mai 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Rien ne va plus au royaume des fées. La Belle au bois dormant est endormie depuis bientôt cent ans et aucun homme n’est encore venu pour l’embrasser et la libérer de son mauvais sort. Lorsque l’horloge à son chevet marquera le coup des cent ans, c’est le royaume tout entier qui risque d’être anéanti.

SANS
COMMENTAIRES

 

Sortie : vendredi 4 mai 2018
V.o. : français

Réalisation
Flavia Coste

Genre : Conte / Comédie – Origine : France / Québec [Canada] – Année : 2016 – Durée : 1 h 23 – Dist. : Les Films Séville.

Horaires & info.
@ Cineplex

Classement
Tout public

Lorenzo Coppola : Du comique et du sérieux chez Mozart et Haydn

2 mai 2018

Critique CONCERT
| Élie Castiel |

★★★ ½

Prova d’orchestra

Autrement dit, en français, « Répétition d’orchestre », à partir du film du grand Federico Fellini. Car cette première médiatique dans la Salle de concert Bourgie reflétait en quelque sorte l’esprit du maestro italien du 7e art. Par ailleurs, avec un nom comme Coppola, difficile de ne pas s’investir à fond dans ce que le chef invité Lorenzo Coppola a à offrir.


Articulé, ne présentant le programme que dans la langue de Molière (c’est bien ainsi), il donne un cours fort sympathique sur la commedia dell’arte et sur l’importance de la musique classique dans nos vies. Belles paroles qui mettent les spectateurs à l’aise. Car Coppola, l’homme de musique, a un profond respect pour le public, et son discours lyrique est en pleine harmonie avec l’époque dont il parle. Mozart et Haydn sont ses deux points d’attache. Il démistifie ces légendes de la musique et en les situant terre à terre, ne fait qu’anoblir ce genre tant contesté aujourd’hui.
Suite

La vie utile

29 avril 2018

Critique SCÈNE
| Élie Castiel |

★★★★

L’Éden et après

Une plume géométrique et essentielle, jonglant avec la langue française comme si chaque mot était nouveau, à découvrir, et les plus simples, les plus rébarbatifs, que la dramaturge-comédienne Evelyne de la Chenelière rend aussi puissants qu’engageants. D’emblée, La vie utile est une pièce sur les mots, sur leur importance dans notre ADN, car ils font partie de notre existence, sans qui le rapport à l’autre peut sembler inexistant.

Et les silences, eux aussi, parlent, mais dans une langue autre, un dialecte singulier rendu admirablement bien par la mise en scène captivante de Marie Brassard, cérémoniale et magnifiquement surréaliste, garante d’une plastique scénique naviguant entre le rêve et la réalité, entre le clair et le diaphane. Plus proche du songe, en fait, plaçant le spectateur dans une zone d’inconfort majestueux qui lui donne la sensation de se retrouver dans un navire en pleine tempête, alors que dans ce jardin de l’Éden faussement écologique, la sérénité calme n’est que pure illusion. Suite

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