17 mai 2018
Réalisation
Raja Gosnell
Genre : Comédie
Origine : États-Unis / Grande-Bretagne
Année : 2018
Durée : 1 h 34
Dist. : Les Films Séville
Horaires & info.
@ Cineplex
Classement
Tout public
![]()
14 mai 2018
Le théâtre de l’absurde est comme celui de la vie, imaginaire puisque trop illusoire, et composé de protagonistes face à une finitude cruelle et imminente. En effet, Les chaises, pièce écrite en 1952, à peine quelques années après la Seconde Guerre mondiale, avec l’esprit des survivants d’une europanéité encore traumatisée par une apocalypse presque planétaire et qui subsiste malgré tout. Aujourd’hui, 65 ans plus tard, montée au TNM, on ressent encore la puissance d’évocation d’une écriture incomparable où les paroles prononcées expriment le terrible désarroi de l’individu devant une société qui n’a rien compris.
Se promettre des châteaux en Espagne tout en sachant que rien ne se réalisera, donner espoir à des personnes qu’on imagine, tout en sachant qu’en est soi-même perdu, inventer des chaises pour les accueillir dans un lieu de tous les possibles; les deux protagonistes, simples fantômes de l’imaginaire, seuls dans leur royaume. Inventer une salle de conférence ou de théâtre où le Grand dirigeant du pays fera un discours qui ne se fera pas.
La folie, c’est de cela que traite Eugène Ionesco, mais un égarement doux, candide, enfantin, en cadre frontal face à un monde incompréhensible qui se doit d’être apprivoisé, ne serait-ce que pour que l’individu ne périsse dans l’ignorance.

Crédit photo : © Yves Renaud
13 mai 2018
Durant sa jeunesse, l’auteur [Harold Pinter] a été confronté au chômage, à la misère, au racisme et à l’antisémitisme qui sévissaient au Royaume-Uni à l’aube de la Seconde Guerre mondiale (Wikipédia). Nul doute que cela laisse des traces sur lui, l’homme, l’écrivain, et alimente son combat pour le droit des hommes, le situant dans une double appartenance dans les milieux culturel, littéraire et politique qui, malgré certaines apparences, connaissent leur lot de médisances, toutes époques et lieux confondus.
Au Trahisons multiple d’Éric Kahane, pour la France, Maryse Warda lui enlève le caractère pluriel comme si le trio amoureux ne formait qu’une seule personne dans la pièce. Caractéristique qu’a très bien assimilée Frédéric Blanchette dans une mise en scène qui dépasse le minimalisme, nue, vierge, se prêtant au jeu de quelques déplacements d’objets et de lumières apaisantes et parfois obscures pour maintenir le propos.

Crédit photo : © David Ospina
2026 © SÉQUENCES - La revue de cinéma - Tous droits réservés.