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Mandy

13 septembre 2018

 PRIMEUR |
Semaine 37
Du 14 au 20 septembre 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Red Miller et Mandy Bloom mènent une existence paisible. Mais tout change lorsque Jeremiah Sand, chef d’un groupe-culte apparaît dans leur vie.

CRITIQUE
| Élie Castiel |

★★★ ½

COMBAT SOLITAIRE

De son père, le canada-gréco-italien George Pan Cosmatos, Panos Cosmatos, par défaut et descendance, lui aussi canado-gréco-italien, a retenu le combat solitaire de tous ces héros ou anti-héros qui se battent pour une bonne cause ou idéologie ; la vengeance pour avoir perdu un être cher, une prise de conscience personnelle et aussi, plus que tout, un amour inconditionnel à un certain cinéma populaire où sens de l’image s’unit allègrement au message, quel qu’il soit.

Avec Mandy, c’est le prénom de la femme et non pas de cet anti-héros, Red, non choisi par hasard, mais en relation avec ce qui se passera au cours de cette vendetta faite de bruit et de fureur, le tout dans un espace occulte où la violence de la banalité est son seulement multipliée, mais placée dans un no man’s land cinématographique truffé de mille et une suggestions aussi racoleuses que stupéfiantes. Car c’est ainsi qu’est fait le cinéma, de ce mélange de réalisme et de transcendance, pouvoir magique qu’entretiennent ensemble la direction photo, le montage et la narration, aussi tordue soit-elle.

 Lorsque psychotronisme, savoir-faire, références ciné-
philosophiques et cultes sacrificiels de la Grèce antique se
joignent avec passion, le résultat ne peut être que délirant.

On retrouvera, narrativement, des symboles religieux et de l’ancien monde qui, une fois envahissant le réel (réel du couple, travail de bûcheron de Red – qui au début du film, annonce les débordements à venir par la façon dont il dépèce les arbres et l’expression de son visage, et autres petits détails que nous vous laissons le soin de découvrir), transperce l’écran pour muter ce travailleur des bois en un héros mythique solitaire, surnaturel, quasi animal.

Car, bel et bien, Mandy est un film pour connaisseurs en la matière. Ce n’est guère surprenant qu’il ait fait partie de la programmation au récent Fantasia, l’incontournable évènement annuel qui s’adresse, côtés asiatique et international confondus, à des experts en la matière.

Et surtout, et une fois n’est pas coutume, absolument à voir, à savourer et à disséquer sur Grand Écran. Lorsque psychotronisme, savoir-faire, références ciné-philosophiques et cultes sacrificiels de la Grèce antique se joignent avec passion, le résultat ne peut être que délirant.

Et puis, pourquoi pas, quel plaisir de revoir Nicolas Cage à l’écran, confirmant une fois de plus qu’il mérite une sincère et chaleureuse reconnaissance du milieu. Hollywood comme le reste de la planète cinéma, semble avoir la mémoire qui flanche.

Sortie
Vendredi 14 septembre 2018

V.o.
anglais


Réal.
Panos Cosmatos

Genre
Épouvante fantastique

Origine
États-Unis

Année : 2017 – Durée : 2 h 01

Dist.
Entract Films

Horaires & info. @
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 16 ans
(Violence / Horreur)

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Mauvais. 0 Nul
½ [Entre-deux-cotes]

Manmarziyaan

| PRIMEUR |
Semaine 37
Du 14 au 20 septembre 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Tribulations de quelques personnages autour des jeux de l’amour et du hasard dans un Punjab romantique.

CRITIQUE
Sans commentaires

Sortie
Vendredi 14 septembre 2018

V.o.
hindi; s.-t.a.
Husband Material


Réal.
Anurag Kashyap

Genre
Comédie romantique

Origine
Inde

Année : 2018 – Durée : 2 h 36

Dist.
A-Z Films

Horaires & info. @
Cineplex

Classement
Tous publics

Première année

| PRIMEUR |
Semaine 37
Du 14 au 20 septembre 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Antoine entame sa première année de médecine pour la troisième fois. Benjamin arrive directement du lycée, mais il réalise rapidement que cette année ne sera pas une promenade de santé. Les deux étudiants devront s’acharner et trouver un juste équilibre entre les épreuves d’aujourd’hui et les espérances de demain.

CRITIQUE
| Élie Castiel |

★★★ ½

LA FAC, MODE D’EMPLOI

Vincent Lacoste et William Lebghil soulignent leurs différences dans un face-à-face amical, parfois ennemi, mais toujours teinté d’un humour particulier qui désarçonne le spectateur autant qu’il le séduit. Un mélange de charisme, d’adolescence accommodante, de pugnacité et de remises en question aussi banales que raisonnées.

Tilti, une fois de plus, poursuit sa dissection de l’univers médical par le biais des études d’où ne sortirons intacts que quelques-uns. Chose magnifique, on voit de plus en plus de filles parmi les étudiants. On dirait même qu’elles constituent la moitié de la cohorte. Et c’est tant mieux !

Plus que tout, Première année se détache de tout rapport amoureux si chers au cinéma hexagonal et qui, temps obligent, fait un peu « vieux jeu ». À cette étape de la vie où notre avenir est entre nos mains (et dans certains cas, dans les poches de nos parents), seules les études comptent.

Aucun effet appuyé dans cette nouvelle mise en scène ; un effort
particulier pour s’en tenir à l’essentiel, pour montrer ces moments de
stress, d’émotions (car elles sont ici nombreuses), face non seulement
à l’inconnu, mais à une nouvelle existence qui s’annonce risquée
et surprenante, et qui risque d’exploser d’un moment à l’autre.

D’où la caméra syncopée de Nicolas Gaurin qui évite les boudoirs estudiantins pour se concentrer sur ce qui entoure l’obtention des connaissances médicales (immenses salles de classe, bibliothèques, chambres d’étudiants avec livres et papiers partout, même au sol, couloirs d’université, cafétéria…). Gaurin, celui-là même du très bel Hippocrate (2014), toujours de Lilti, brille par sa direction photo, d’une luminosité mesurée.

Aucun effet appuyé dans cette nouvelle mise en scène ; un effort particulier pour s’en tenir à l’essentiel, pour montrer ces moments de stress, d’émotions (car elles sont ici nombreuses), face non seulement à l’inconnu, mais à une nouvelle existence qui s’annonce risquée et surprenante, et qui risque d’exploser d’un moment à l’autre.

Trahisons, oui, elles existent selon les circonstances ; mais au bout du chemin, une finale touchante, voire même bouleversante, d’un humanisme et romantisme cartésien qui nous réconcilie avec la vie. Non pas la vie utile, celle que l’on connaît du réveil au coucher, mais celle qu’on devrait se permettre d’inventer.

Chez ce duo de jeunes comédiens, une symbiose remarquable.

Sortie
Vendredi 14 septembre 2018

V.o.
français


Réal.
Thomas Lilti

Genre
Comédie dramatique

Origine
France

Année : 2017 – Durée : 1 h 32

Dist.
Films Eye Steel Inc.

Horaires & info. @
Cinéma Beaubien
Cineplex

Classement
Tous publics

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Mauvais. 0 Nul
½ [Entre-deux-cotes]

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