2 octobre 2018

La révolution silencieuse de Lars Kraume
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1er octobre 2018
Ce qui frappe, c’est le degré de préparation que manifestent les élèves du secondaire présents le soir de la représentation. Rires et réactions aux bons moments, une symbiose avec la scène aussi manifeste que fébrile et finalement, le plaisir sincère d’avoir assisté à un grand moment de théâtre. C’est franchement émouvant! Suite
Texte et pièce mythiques, situant la dramaturgie québécoise dans ce qu’elle conserve de plus solide, de plus digne, d’enrichissant. Choix des mots qui dépassent la simple poésie, le verbe s’affranchissant de tout antagonisme avilissant, poussant le spectateur à réévaluer sa notion de l’éthique et de la morale.
Et 40 ans auparavant, une pièce scandale que les protestataires qualifient d’indigne et d’hérétique. Pour ces années de l’après-Révolution tranquille à peine naissante, Les fées ont soif est une révélation et plus que tout, la confirmation d’une plume souveraine, foisonnante, ouverte à de multiples interprétations. Denise Boucher était présente le soir de la Première au Rideau-Vert ; moments de forte émotion, de nostalgie, mais surtout de prise de conscience sociale et politique. Sa pièce n’a pLesas vieilli.
Aucune ride, aucune redite. Au contraire, cette nouvelle mouture a quelque chose de magique : comment consolider le regard d’antan et celui d’aujourd’hui ou mieux encore à celui d’aujourd’hui. Une metteure en scène, Sophie Clément, prête à tout pour s’emparer de la scène et la faire sienne autant que celle des femmes présentes, les trois comédiennes et les deux musiciennes – on vous prie de les remarquer car elles ne cessent de contribuer largement à la complicité qui existe entre elles et les trois interprètes.

Crédit photo : © Jean-François Hamelin
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