3 mai 2019
Semaine 18
Du 3 au 9 mai 2019
RÉSUMÉ SUCCINCT
Un policier doit braver des conditions météorologiques extrêmes lorsque finalement il est transféré dans un autre département. Sans compter qu’il doit faire face à un groupe de voleurs qui traîne dans les parages.
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FICHE TECHNIQUE
Sortie
Vendredi 3 mai 2019
Réal.
Siwei Cui
Origine(s)
Chine
Année : 2018
Langue(s)
V.o. : mandarin / s.-t.a. & chinois
Xue Bao
Genre(s)
Thriller
Durée : 1 h 52
Dist. @
A-Z Films
Classement
Interdit aux moins de 13 ans
[ Violence ]
En salle(s) @
Cineplex
Semaine 18
Du 3 au 9 mai 2019
RÉSUMÉ SUCCINCT
Niché au-dessus d’un quartier délabré de La Havane, se cache un village secret, à l’abri du brouhaha des rues qu’il surplombe. Ces maisons de fortune sont habitées par Roberto, Lala, Tita, Arturo, Juan, José, Reynol, Leonardo, Alejandro, Diosbel, Katiuska, Gabriel, Jean et Maria. Comme beaucoup d’autres habitants du centre de La Havane, ils ont été contraints de se réfugier dans les hauteurs devant la pénurie chronique de logements.
On sort de la projection avec une curieuse sensation de déjà-vu, un état de vertige assumé, un étonnement de voir que les choses n’ont pas changé dans ce pays, cet État des Caraïbes ; et étrangement, on s’en réjouit parce que ça nous rappelle avec nostalgie que la résilience et la résignation des individus sont des vertus encore à l’ordre du jour malgré le cynisme mondial ambiant.
Si les étranges habitants des azoteas (les terrasses ou encore les toits, en espagnol) ont déjà un certain âge, les propos d’aucun représentant de la nouvelle génération ne sont recueillis par le cinéaste, comme si les jeunes Cubains étaient occupés à préparer leur destin, en douce, sans que personne s’en aperçoive.
Avec Sur les toits Havane, Pedro Ruiz réconcilie habilement le spectateur avec la fragile notion d’humilité, denrée rare de nos jours.
Voici un document saisissant sur la fin d’une époque, d’une façon de vivre, de voir la vie, de penser à sa jeunesse rebelle, prise dans la tourmente d’une libération qui, sur certains points, a réussi, mais n’a pas tenu complètement ses promesses. Mais à partir de ces toits, ces terrasses devenues des chez-soi accueillants et protecteurs, tous les habitants, le plus souvent seuls, attendent une fin de vie qui tarde à venir, conscients qu’ils seront là pour encore longtemps et que rien ne changera pour eux même sir le pays se transforme.
Cubains dignes, qui ne travaillent pas ou si peu, mais qui envisagent la vie comme d’un passage provisoire sur Terre qui devrait nous être favorable. Et Pedro Ruiz sait filmer ce sentiment de plénitude, cette idée que le bonheur ne doit pas être nécessairement synonyme de possession de biens, que le simple fait qu’au lever du soleil, on puisse voir la ville, non pas celle touristique, mais celle où la mer paisible et le reflet du soleil sont déjà des valeurs inestimables, pour la simple raison qu’on ne les paie pas. Avec Sur les toits Havane, Pedro Ruiz réconcilie habilement le spectateur avec la fragile notion d’humilité, denrée rare de nos jours.

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FICHE TECHNIQUE
Sortie
Vendredi 3 mai 2019
Réal.
Pedro Ruiz
Origine(s)
Québec [Canada]
Année : 2019
Langue(s)
V.o. : espagnol / s.-t.a. & s.-t.f.
Havana from on High
Arriba Habana
Genre(s)
Documentaire
Durée : 1 h 20
Dist. @
K-Films Amérique
Classement
Tous publics
En salle(s) @
Cinéma Beaubien
Cineplex
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Mauvais. 0 Nul.
½ [Entre-deux-cotes]
Semaine 18
Du 3 au 9 mai 2019
RÉSUMÉ SUCCINCT
Documentaire sur Steve Bannon, l’ancien directeur exécutif de la campagne présidentielle de Donald Trump.
Accompagnée d’une petite équipe, la réalisatrice américaine Alison Klayman suit le stratège politique américain Steve Bannon dans ses déplacements aux États-Unis et en Europe, de son départ de l’équipe de Trump à la Maison-Blanche en 2017 à l’élection de mi-mandat de novembre 2018. Klayman est devenu célèbre pour son fascinant documentaire sur l’artiste dissident chinois Ai Wei Wei. (Ai Weiwei: Never Sorry). Steve Bannon, en raison de son égo aussi surdimensionné et parce qu’il a touché au cinéma comme producteur (Titus) et réalisateur (Torchbearer), a accepté d’être ainsi épié. Il est clair que le personnage en question aime bien les confrontations et le débat d’idées. Certaines de ses prises de position sont mises en contradiction par des intervieweurs ou des débatteurs plus aguerris. Le film manque cependant d’arrière-plan biographique pour qui ne connaîtrait pas le personnalité controversée de ce chantre de l’extrême-droite. Klayman, en montrant les interactions de Bannon avec un grand nombre de personnages politiques crypto-fascistes européens, permet pourtant de mieux cerner les prolégomènes de ce point de bascule (Brink) que Bannon tente de créer lors des élections de ce printemps au Parlement européen. Pour cela, la réalisatrice a fait œuvre d’alerte utile.
Il est clair que le personnage en question aime bien les confrontations
et le débat d’idées. Certaines de ses prises de position sont mises
en contradiction par des intervieweurs ou des débatteurs plus aguerris.

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FICHE TECHNIQUE
Sortie
Vendredi 3 mai 2019
Réal.
Alison Klayman
Origine(s)
États-Unis
Année : 2019
Langue(s)
V.o. : anglais
The Brink
Genre(s)
Documentaire
Durée : 1 h 31
Dist. @
Métropole Films
Classement
Tous publics
En salle(s) @
Cinéma du Parc
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Mauvais. 0 Nul.
½ [Entre-deux-cotes]
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