En salle

Un amour de jeunesse | Vendredi 13 juillet 2012

12 juillet 2012

UN AMOUR DE JEUNESSE

CHRONIQUE SENTIMENTALE | Origine : France / Allemagne – Année : 2011 – Durée : 111 minutes  – Réal. : Mia Hansen-Løve – Int. : Lola Créton, Sebastian Urgendowski, Magne –Håvard Brekke, Serge Renko, Valérie Bonneton – Distributeur / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Cinéma Beaubien

Résumé
Camille aime Sullivan. Mais Sullivan part et Camille se retrouve seule. Des années plus tard, elle tombe amoureuse de son professeur, Lorenz, avec qui elle s’installe. Mais Sullivan apparaît de nouveau dans sa vie.


En quelques mots
★★★
En à peine trois films et quatre ans d’activité, cette ancienne critique des Cahiers a dessiné l’une des jeunes filmographies françaises les plus inspirées et cohérentes. Avec Un amour de jeunesse, elle clôt très certainement un tout premier chapitre d’une œuvre qui a jusqu’ici trouvé ancrage dans des thèmes comme la séparation, la mort, le deuil et les émois de jeunesse. Sensible, lumineux, intimiste, mélancolique, sont les premiers qualificatifs qui se manifestent quand on parcourt son cinéma. Regarder (écouter aussi, car le silence s’impose chez elle) Un amour de jeunesse s’apparente à la lecture d’un journal intime qui nous aurait été confié, chaque scène se dépliant comme une page marquant un instant de vie, une sensation, fugace et irrépressible à la fois. Pour atteindre une telle apparente simplicité de mise en scène, il faut savoir convoquer une extrême rigueur à chaque plan, à chaque mot écrit, pour que l’intelligence de son spectateur ne soit jamais trahie ou trompée Savoir se tenir à distance des clichés, du sentimentalisme triste, qui nourrissent les romances au cinéma aujourd’hui. Savoir restituer aussi, et surtout, à chaque geste, même le plus délicat, même le plus subtil, toute sa teneur, toute sa fièvre amoureuse. >> Sami Gnaba

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

In the Family | Vendredi 6 juillet 2012

5 juillet 2012

IN THE FAMILY

DRAME PSYCHOLOGIQUE | Origine : États-Unis – Année : 2011 – Durée : 169 minutes  – Réal. : Patrick Wang – Int. : Sebastian Brodziak, Brian Murray, Trevor St. John, Patrick Wang – Dist. / Cont. : Vagrant Releasing | Horaires / Versions / Classement :AMC

Résumé
Lorsque Cody meurt dans un accident, son amant Joey souhaite continuer à s’occuper de Chip, six ans, maintenant orphelin. Mais comme le défunt n’a pas modifié son testament, Joey doit faire face à une multitude de problèmes juridiques.


En quelques mots
★★ 1/2
Dès le premier plan, on sent le goût du risque, la verve, l’envie d’aller plus loin, de ne pas se laisser emporter par la facilité. Car si du point de vue du sujet, le constat est clair, voire même vibrant, et fortement mis en perspective, parfois et on le regrette, de façon un peu trop appuyée, force est de souligner que pour un premier long métrage, Patrick Wang s’en tire avec tous les honneurs. Car ici, l’intrigue n’est qu’un prétexte ; In the Family est surtout un rapport entre le cinéaste-acteur et la caméra, entre le plan et sa représentation ; entre une proposition hors du commun et le spectateur. D’où cette propension aux cadrages passablement décalés et aux plans-séquences qui défient le temps. Ces deux éléments filmiques réinventent l’espace-temps, justifient la durée et rendent cet essai cinématographique sur l’attente, l’absence et le deuil aussi irritant que touchant. Il est clair que le jeune cinéaste provoque le spectateur, lui demandant de ne pas simplement être le témoin passif d’une histoire d’affaires légales et d’angoisses existentielles. Nous sommes devant une œuvre qui interroge le fonctionnement social en même temps qu’elle façonne autrement l’acte de filmer. Les moments où rien ne semble se passer exaspèrent même s’ils sont remplis de silences vigoureusement évocateurs. Somme toute, un pari dignement gagné. >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★
Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

José e Pilar | Vendredi 6 juillet 2012

JOSÉ E PILAR
(José and Pilar)

DOCUMENTAIRE | Origine : Espagne / Portugal / Brésil – Année : 2010 – Durée : 117 minutes  – Réal. : Miguel Gonçalvez Mendes – Dist. / Cont. : A-Z Films | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc

Résumé
Portrait intime et émouvant de l’écrivain José Saramago et de sa femme Pilar Del Rio, sans qui il aurait du mal à continuer son œuvre.


En quelques mots
★★★
Fruit d’un tournage de quatre ans par le réalisateur, cette œuvre  nous permet de comprendre l’importance du lien complexe entre cette journaliste et traductrice espagnole et son mari écrivain portugais où la différence d’âge (près de trente ans) entre les deux semble aussi nourrir l’amour.  Le cinéaste nous les montre dans leur intimité entre autres par le biais d’un film tourné en 16 mm mais aussi dans le tourbillon des voyages incessants, des conférences, des séances de signature  mais aussi dans les périodes d’écriture où le prix Nobel athée, gauchiste continue, malgré la maladie,  à combattre par les mots pour la justice et la beauté. Il apparaît donc finalement évident pourquoi ce fin documentaire ait été proposé par le Portugal comme candidat à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. >> Luc Chaput

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Marina Abramović | Vendredi 6 juillet 2012

MARINA ABRAMOVIĆ: THE ARTIST IS PRESENT
(Marina Abramović : En présence de l’artiste)

DOCUMENTAIRE | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 106 minutes  – Réal. : Matthew Akers, Jeff Dupre – Avec : Marina Abramovic, Klaus Biesenbach, Ulay, Arthur Danto, David Balliano –  Dist. / Cont. : EyeSteelFilm | Horaires / Versions / Classement : AMC – Excentris

Résumé
L’art radical et controversé de Marina Abramović tel que présenté lors d’une rétrospective que lui a consacrée le Musée d’art moderne de New York et au cours de laquelle le public a réagi de façon assez inattendue.

En quelques mots
★★
1/2
Produit par la chaîne de télé payante américaine HBO, ce portrait de l’artiste yougoslave, reconnue pour ses performances mettant en risque son corps et sa santé, étonne par son classicisme. Mélange de biographie et de chronique d’une installation annoncée, le long métrage du réalisateur et directeur photo Akers permet de mieux comprendre les motivations de l’artiste même si les entrevues avec Abramović sont un peu courtes et remplacées souvent par celles d’amis, de galeristes ou de collaborateurs. Certains préparatifs auraient pu être mieux expliqués. Ainsi, les jeunes artistes employés pour recréer certaines performances dans le cadre de la rétrospective  deviennent presque des sans grades et occupent moins de place que les visiteurs qui deviennent volontairement partie de la rétrospective en tant qu’individus  affrontant assis  le regard de l’artiste immobile placée en face d’eux au milieu d’une pièce. Par son montage, Akers recrée bien l’engouement que suscite cette difficile performance quotidienne de Marina A. >> Luc Chaput

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Omertà | Mercredi 11 juillet 2012

OMERTÀ

DRAME POLICIER | Origine : Canada [Québec] – Année : 2012 – Durée : 107 minutes  – Réal. : Luc Dionne – Int. : Michel Côté, Patrick Huard, Maxime Denommée, Stéphane Rousseau, Paolo Noël, René Angelil, Mélissa Désormeaux-Poulin, Rachel Lefevbre –  Dist. / Cont. : Alliance | Horaires / Versions / Classement : Cinéma Beaubien Cineplex Divertissement

Résumé
Un ancien enquêteur de la Sûreté nationale est appelé en renfort dans le cadre d’une vaste intervention policière visant à neutraliser une fraude majeure organisée par un groupe criminel
.

En quelques mots
1/2
Inspiré de faits étranges peu médiatisés (la découverte de lingots de tungstène dans des réserves d’or aux USA), le scénario de Dionne a choisi de délaisser l’univers de la drogue et de la prostitution qui était au cœur des enquêtes de la télésérie d’origine. Dionne transpose son sujet dans un crime organisé de grande envergure et dans lequel les bons ne sont pas si éloignés des méchants. À ce chapitre, Omertà parvient à faire transparaître la mince ligne qui sépare les deux côtés de la médaille, et mèle habilement les cartes dans son approche de ce qui est légal ou non. Volant presque la vedette, Patrick Huard, un rôle d’agent double ambitieux, incarne le personnage le plus ambigu et le mieux étudié. Toutefois, l’impression de l’ensemble reste très mitigée, à cause d’une réalisation pataude et d’un sujet qui a du mal à décoller. Pour rentrer dans les temps, le scénario doit alors combler son retard en y allant d’éllipses et de raccourcis gênants lors d’une denière demie heure très expéditive. À moitié convaincant seulement, Omertà devra batailler ferme pour ne pas sombrer au milieu des superproductions américaines à venir. >> Charles-Henri Ramond

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Le Cochon de Gaza | Vendredi 6 juillet 2012

LE COCHON DE GAZA

COMÉDIE | Origine : France / Allemagne / Belgique – Année : 2011 – Durée : 99 minutes  – Réal. : Sylvain Estibal – Int. : Sassib Gabay, Baya Belal, Myriam Tekkaia, Gassan Abbas – Dist. / Cont. : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cinéma Beaubien

Résumé
Après avoir attrapé dans ses filets un porc échappé d’un cargo, un modeste pêcheur palestinien de Gaza se résigne à exploiter la fertilité de l’animal impur. Il se livre alors à un trafic inusité avec la complicité d’une juive des colonies voisines.

En quelques mots
1/2
Financée par l’Allemagne, la France et la Belgique et tournée en Allemagne et à Malte, cette comédie campée dans la bande Gaza est un film sans prétentions, qui parvient à livrer son message d’espoir et d’humanité sur une situation grave tout en faisant sourire. À l’instar de son cochon trimballé d’un bord et de l’autre de la frontière, le romancier Sylvain Estibal nous rappelle que dans ce conflit, les injustices et les abbérations ont cours dans les deux camps. Son scénario – bien que prévisible – renvoie ses protagonistes dos à dos par petites touches bien senties où les travers des uns sont parfois les travers des autres. Toutefois, la réelle portée du film a des limitations de taille. À force de se cantonner dans le burlesque et de faire de l’outrance son traitement principal, Le Cochon de Gaza dilue ses prétentions dans un océan d’abbérations et d’incohérences préjudiciables. La bonnasserie du pauvre pécheur finit par agacer et la finale en forme de fable n’obtient pas l’effet voulu. Après Et maintenant on va où?, Poulet aux prunes ou encore Toi, moi, les autres, le cinéma français poursuit son excursion dans un univers exotique et multiculturel pour livrer ses messages empreints d’un humanisme de bon aloi. >> Charles-Henri Ramond

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES

Bol Bachchan | Vendredi 6 juillet 2012

BOL BACHCHAN

COMÉDIE / ACTION | Origine : Inde – Année : 2012 – Durée : 150 minutes  – Réal. : Rohit Shetty – Int. : Ajay Devgn, Asin, Abhishek Bachchan, Prachi Desai, Krishna Abhishek, Amitabh Bachchan – Dist. / Cont. : Fox | Horaires / Versions / Classement : AMC

Résumé
Aux prises avec de graves problèmes financiers, un homme cache son identité pour obtenir un emploi dans un village dirigé par un roi qui n’accepte aucun mensonge sous peine de sanctions sévères
.

En quelques mots

Rohit Shetty est l’un de ces nouveaux réalisateurs bollywoodiens qui a compris que la recette pour être toujours gagnant aux guichets est de convaincre les grandes stars de collaborer à ses projets. N’empêche que Bol Bachchan, son huitième film, est sans doute le moins réussi même si Ajay Devgn emporte de loin la palme dans un rôle où testostérone, comportement ambigu et fragilité se côtoient merveilleusement bien, sans oublier ses savoureux et improbables dictons prononcés dans la langue de Shakespeare. Comme tout Bollywood qui se respecte, les excès fusent de partout, les invraisemblances s’accumulent. Mais il s’agit après tout d’un jeu, parfois même d’un jeu d’improvisation où les acteurs s’en donnent à cœur joie, se dilatent la rate et ne volent aucunement la vedette. Le prologue présente un numéro musical somme doute inutile, sans oublier de souligner le mauvais choix musical. Il semblerait que ces quelques six à huit minutes de chorégraphie servent à justifier la présence envahissante d’Amitabh Bachchan, qui improvise maladroitement ces quelques moments mal dansés. >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

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