3 janvier 2013
DRAME | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 52 – Réal. : David Chase – Int. : John Magaro, Jack Huston, Will Brill, Dominique McElligott, Brahm Vaccarella, James Gondolfini, Molly Price, Meg Guzulescu, Bella Heathcote – Dist./Contact : Paramount | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
Résumé
Dans le New Jersey des années 60, Douglas, adolescent timide, commence à percer sur la scène rock avec son groupe, The Twylight Zones. De son côté, son père voit d’un mauvais oeil l’engouement de son fils pour la musique rock.
En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / FILM NON VU.
DRAME | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 46 – Réal. : Gus Van Sant – Int. : Matt Damon, Frances McDormand, John Krasinski, Hal Holbrook, Carla Bianco, Benjamin Steeler – Dist./Contact : Alliance | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
Résumé
Deux représentants d’une multinationale du pétrole sont envoyés dans un petit village de Pennsylvanie afin de convaincre les habitants de céder leurs terrains en vue d’un forage. Un groupe environnementaliste espère imposer un moratoire.
En quelques mots
★★ 1/2
Nous sommes à des annés-lumière du Gus Van Sant de Milk et encore plus de Elephant, sans doute plus proches de Good Will Hunting où les valeurs humanistes et sociales étaient montrées selon une approche linéaire, sans métaphores ou effets de style. Sur ce point, Promised Land se présente comme un film à thèse, et c’est justement sa caractéristique grand public qui lui procure toute son originalité. Les coscénaristes John Krasinski et Matt Damon opposent les forces économiques du bien et du mal sans recours au discours sybillin. Mais si le film arrive à susciter l’intérêt du spectateur, c’est surtout par le jeu des comédiens, tous d’une force de conviction parfois même émouvante, notamment Matt Damon, Frances McDormand et un Hal Holbrook digne et inspiré. On soulignera de la part des auteurs quelques réflexions courageuses sur la société actuelle : le pouvoir des grandes corporations, le système des valeurs de plus en plus fragilisé et, signe d’espoir, la possibilité pour l’individu de changer de camp. S’il est clair que le cinéaste connu pour des œuvres plutôt énigmatiques ne navigue pas ici en terrain connu, il n’en demeure pas moins qu’il affiche une force d’assimilation exemplaire, apportant à sa mise en scène un réalisme documentaire, même si parfois didactique. >> Élie Castiel
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
HORREUR | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 31 – Réal. : John Luessenhop – Int. : Alexandra Daddario, Dan Yeager, Trey Songz, Scott Eastwood, Tania Raymonde, Shaun Sipos – Dist./Contact : Alliance | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
Résumé
Seule héritière d’une immense maison au Texas, Heather Miller s’embarque pour un voyage cauchemardesque qui lèvera définitivement le voile sur ses origines familiales et sur son passé.
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SANS COMMENTAIRES / FILM NON VU.
21 décembre 2012
ACTION | Origine : Inde – Année : 2012 – Durée : 2 h 20 – Réal. : Arbaaz Khan – Int. : Salman Khan, Kareena Kapoor, Sonakshi Sinha, Vinod Khanna, Malaika Arora, Deepark Dobriyal – Dist. / Contact : A-Z Films | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
Résumé
Les nouvelles aventures de Chulbul Pandey. Cette fois-ci, il doit combatttre les forces insidieuses du milieu politique et la corruption qui sévit dans le monde des affaires.
En quelques mots
★★
Acteur et producteur dans le premier Dabangg (2010) d’Abhinav Kashyap, le jeune réalisateur Arbaaz Khan entame la réalisation en proposant un premier long métrage vaguement calqué sur le premier, avec moins de punch, toujours de l’action, un récit mince agrémenté de plus de danses et de chansons (magnifiquement réussies, véritables hommages aux Bollywoods des années 1970) et un récit, certes mince, mais néanmoins mené tambour battant et intentionnellement tarabiscoté. Qu’importe, puisque Khan assume foncièrement sa désinvolture, tourne par simple goût du cinéma et permet à Salman Khan de cabotiner à sa guise. Il le fait pratiquement à chaque séquence, improvisant, passant du rire au sérieux, pitre et charismatique, calme et emporté et comme toujours, avec la verve exemplaire qu’on lui connaît. Du déjà vu, certes, mais pourquoi pas ? Nous sommes devant un Bollywood très grand public qui ne prétend à rien d’autre que de divertir. Et dans le rôle du frère de Chulbul Pandey, le héros, le réalisateur lui-même, frère de Salman Khan dans la vie, sorte de personnage « en abyme » conscient de ses limites et qui donne au film une certaine singularité. >> Élie Castiel
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
WESTERN | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 2 h 45 – Réal. : Quentin Tarantino – Int. : Jamie Foxx, Leonardo DiCaprio, Samuel L. Jackson, Christoph Waltz, Kerri Washington, Zoe Bell, Jonah Hill, Tom Savini, James Remar – Dist. / Contact : Alliance | Horaires / Versions / Classement : Cineplex – Excentris
Résumé
Grâce à son mentor, un esclave devenu chasseur de primes vient au secours de sa femme, sous l’emprise d’un propriétaire de plantation brutal et sans scrupules.
En quelques mots
★★ 1/2
Après la lutte contre les Nazis durant la Seconde Guerre mondiale dans Inglourious Basterds, Tarantino s’attaque à la période esclavagiste aux États-Unis. La recréation historique du milieu du XIXe siècle avec ses excès, sa saleté, sa dureté, sa cruauté même envers ces gens que certains ne considéraient pas comme des humains, est essentiellement exacte dans la plupart de ses détails. Tarantino désarçonne le spectateur par des anachronismes de langage et de musique où les mouvements de caméra et certaines séquences rendent aussi hommage au créateur de Django (1966), le réalisateur italien Sergio Corbucci. Saupoudré de séquences plus humoristiques, le film souffre pourtant d’un manque de rythme, la première partie de long apprentissage étant portée par l’ironie de King Schultz qui trouve en Django un assistant supérieur à ses attentes. L’arrivée dans le Sud profond tourne plutôt rapidement dans l’affrontement entre Django, chevalier noir, avec le grand propriétaire Candie interprété de manière jouissive par un Leonardo DiCaprio en forme. Samuel L. Jackson est un Oncle Tom retors dans la peau de Stephen, homme de confiance de Candie et sert donc de sombre miroir aussi à King, où Christoph Waltz peut créer un Allemand sympathique après le diabolique colonel Landa d’Inglourious. Tarantino réussit cette fois encore à nous intriguer, en revisitant, dans une Amérique au début de l’ère industrielle, certains mythes fondateurs de l’amour conjugal éternel. >> Luc Chaput
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
DOCUMENTAIRE | Origine : France – Année : 2012 – Durée : 1 h 30– Réal. : Paul Lacoste –– Dist. / Contact : K-Films Amérique | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Excentris
Résumé
Michel Bras, chef cuisinier et propriétaire d’un restaurant réputé, décide de céder sa place à son fils, Sébastien. Un cinéaste capte sur pellicule la transmission progressive d’un héritage colossal et peu banal.
En quelques mots
★★
Les grands chefs cuisiniers sont devenus des stars de la télé et de l’édition comme en fait foi le grand succès du livre de Normand Laprise, Toqué, les artisans d’une gastronomie québécoise. Le réalisateur Paul Lacoste avait déjà croqué un portrait de Michel Bras pour une série télé française, L’Invention de la cuisine. Il a donc un accès privilégié chez cette famille de cuisiniers de grand-père en petit-fils. Par des interviews in situ, Lacoste nous redonne l’évolution de la famille et les sources de la cuisine du terroir de l’Aubrac représentée par ce gargouillou de légumes qui est une des grandes réussites de Michel. Sébastien a donc de qui tenir et la caméra l’accompagne dans ses expérimentations dont les notes et croquis sont colligés comme ceux de son père dans des cahiers d’écolier. La caméra attentive d’Yvan Quéhec nous fait partager ce travail de précise beauté visuelle et gustative. La construction sur une année, rythmée par les saisons et les voyages, permet de laisser de plus longues plages où sont esquissées les différences de caractère et d’approche du père et du fils dans ces recréations jouant sur la gamme du salé au sucré. >> Luc Chaput
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
DRAME | Origine : France / Israël – Année : 2012 – Durée : 1 h 45 – Réal. : Lorraine Lévy – Int. : Emmanuelle Devos, Pascal Elbé, Jules Sitruk, Mehdi Dehbi, Areen Omari, Khalifa Natour – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Beaubien
Résumé
Sur le point d’intégrer l’armée, un jeune Israélien découvre qu’il a été échangé à la naissance avec un bébé palestinien de Cisjordanie. Cette révélation entraîne des situations délicates et dramatiques pour les deux familles que tout oppose.
En quelques mots
★★
Les intentions de Lorraine Lévy, plus proche d’une certaine réalité avec La première fois que j’ai eu vingt ans, sont fortement louables : aborder un sujet d’actualité plus brûlant que jamais par l’entremise de l’argument de l’interversion des bébés à la naissance. Il y a, dans la mise en scène, une volonté d’étaler les situations selon un procédé qui opère à tout coup et qui repose sur l’émotion. Avouons que certains moments font vibrer efficacement nos cordes sensibles. Car malgré une approche discrète, ce qui est une bonne chose, la direction d’acteurs poussent ceux-ci à exprimer du mieux qu’ils peuvent ce qui touche le domaine de l’affect. Et sur ce plan, ils réussissent. Côté narratif, le conflit israélo-palestinien a été maintes fois abordé au grand comme au petit écran et il est fort à parier qu’il le sera pour encore de très nombreuses années. Si Lévy montre avec tact, subtilité et un humanisme édifiant les différences et les similitudes physiques, culturelles et idiosyncrasiques de deux peuples depuis toujours cousins par leurs origines et leurs coyances, il n’en demeure pas moins que le résultat relève ici de l’utopie. Il n’y a qu’à voir les nouvelles. Mais une chose est certaine : comme tant d’autres films, Le Fils de l’autre pose l’incontournable et incessante question : «Israël/Palestine – que peut le cinéma ?». >> Élie Castiel
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
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