28 février 2013
Résumé
Pour des raisons mystérieuses, un peintre a laissé un de ses tableaux inachevé. Mais les personnages qui s’y trouvent sont sans doute la clé de l’énigme. Ces derniers décident de retrouver le maître afin que leur destin pictural puisse enfin se réaliser.
En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / FILM NON VU.
ANIMATION | Origine : France / Belgique – Année : 2011 – Durée : 1 h 20 – Réal. : Jean-François Laguionie – Voix : Jean Barney, Chloé Berthier, Julien Bouanich, Serge Faliu, Thierry Jahn, Jean-François Laguionie, Jessica Monceau – Dist. / Contact : Axia | Horaires / Versions / Classement : Beaubien
21 février 2013
Résumé
Astérix et Obélix acceptent de livrer un tonneau de potion magique à la Bretagne, assiégée par les légions romaines de Jules César.
En quelques mots
★ 1/2
Après l’effondrement de nos gaulois aux Jeux Olympiques, ce quatrième volet de la populaire franchise française retrouve quelques couleurs. Avec un budget pharaonique (75 millions $), un soin tout particulier a été apporté aux décors et aux effets spéciaux, dont une partie a été réalisée au Québec, permettant su film de retrouver un univers visuel très fidèle au style des BD d’origine (Astérix chez les Bretons et Astérix et les normands). Cependant, si l’on retrouve un peu de la verve comique de Mission Cléopâtre, on le doit essentiellement à des dialogues habilement troussés, déclamés par des comédiens visiblement ravis de leurs aventures. Mais ces enchaînements de gags s’avèrent inégaux et affaiblissent la cohérence et la structure même de l’ensemble. Les monologues d’Astérix ressemblent comme deux gouttes d’eau à ceux qu’Édouard Baer déclamait dans son personnage d’Otis et l’intrusion des normands dans l’histoire est anecdotique et perturbe plus qu’elle n’amuse. La réalisation, très limitée, souffre d’un manque d’audace évident, à force de ne pas vouloir choquer des ayants droits échaudés dans le passé. Les résultats catastrophiques en France de cet opus mi-Zidi mi-Chabat pourraient-ils remettre en cause d’éventuelles suites cinématographiques aux épopées du hardi gaulois ? >> Charles-Henri Ramond
COMÉDIE | Origine : France / Italie / Hongrie / Belgique / Espagne / Can. [Qc] – Année : 2012 – Durée : 1 h 50 – Réal. : Laurent Tirard – Int. : Catherine Deneuve, Édouard Baer, Gérard Depardieu, Valérie Lemercier, Jean Rochefort, Fabrice Luchini – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Au cours de l’été 1980, Barbara, chirurgien-pédiatre dans un hôpital de Berlin-Est, est soupçonnée de vouloir passer à l’Ouest. Elle est alors mutée par les autorités locales dans une clinique, en région, perdu au milieu de nulle part.
En quelques mots
★★★
Rompant avec le discours habituel utilisé par la plupart des films ayant l’Allemagne de l’Est en toile de fond, Christian Petzold signe un drame délicat dont le moteur n’est pas tant la vision d’une oppression insoutenable, mais plutôt l’impact d’un régime totalitaire sur les relations personnelles des protagonistes. Certes la dureté de vie au quotidien dans cette dictature est-allemande est bien présente, tout comme le traitement accordé aux « malades » ou les piètres conditions de travail des hôpitaux sous équipés. Mais ce qui prévaut chez Petzold c’est l’étude de l’altération des rapports humains, rendus complexes et tendus par le joug implacable exercé par la Stasi et par l’obligation de rendre compte en permanence aux autorités. Dans ce cadre austère, le réalisateur dresse tout en finesse le portrait Barbara, femme distante, qui cherche par tous les moyens à fuir la dictature, mais qui malgré tout finira par trouver les raisons de rester. Avare de dialogues, le cinéaste instaure des relations qui se nouent par des regards et des non-dits, à l’image de la scène finale, parfaitement juste. La direction de la photographie est experte dans sa capacité à montrer la nature et la noirceur comme ultimes abris de l’illégalité, rompant avec les décors intérieurs moroses qui ajoutent à l’impression d’enfermement sur soi. Barbara est une originale incursion dans un univers totalitaire étouffant, dont l’intrigue, habilement construite, s’appuie sur une brillante direction d’acteurs. >> Charles-Henri Ramond
DRAME | Origine : Allemagne – Année : 2012 – Durée : 1 h 45 – Réal. : Christian Petzold – Int. : Nina Hoss, Ronald Zehrfeld, Rainer Bock, Christina Hecke, Claudia Geisler, Peter Weiss – Dist. / Contact : EyeSteelFilm | Horaires / Versions / Classement : Cineplex, Excentris
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
En compagnie d’intervenantes actives dans le milieu et de travailleuses du sexe, le cinéaste Jean-Claude Lord s’interroge sur les raisons qui amènent la société à restreindre la nudité et à criminaliser la prostitution.
En quelques mots
★
Il est dommage qu’une cause aussi importante que celle menée par l’organisme Stella soit défendue de telle manière. Car Les Criminelles déçoit à bien des égards. D’abord sur le plan de sa réalisation, utilisant un discours en voix off réprobateur, abusant de plans inutiles du réalisateur lui-même, et penchant même dans un glamour très discutable. Mais le défaut principal de ce film – qui ressemble plus à un hommage aux bienfaits de l’organisme Stella qu’à un documentaire – c’est d’avoir pris délibérément la décision de ne traiter que d’un seul côté de la réalité du travail du sexe, en laissant la parole « à celles à qui on la refuse trop souvent ».
Le film se compose donc d’une longue série d’entrevues, dont certaines ressemblent plus à des discussions de comptoirs qu’à de véritables points de vue argumentés. Celle où les femmes sont voilées d’un niqab afin d’ « établir un parallèle avec la religion musulmane » est d’ailleurs d’un goût douteux, de même que l’utilisation d’une comédienne professionnelle pour incarner un personnage inspiré par des cas réels. Le réalisateur et ses intervenants éludent toute analyse de la problématique sociale qu’entraînerait la décriminalisation et nous laissent croire que tout est rose dans le milieu du commerce sexuel au Québec.
Le documentaire franco-belge Les Travailleu(r)ses du sexe, réalisé en 2009 par Jean-Michel Carré, traitait déjà du sujet, insistant notamment sur l’importance sociale de la prostitution et faisant une comparaison de la situation avec les pays d’Europe où elle a été légalisée. Le véritable travail du documentariste pesant le pour et le contre et mettant son sujet dans un contexte plus large manque cruellement ici. >> Charles-Henri Ramond
DOCUMENTAIRE | Origine : Canada [Québec] – Année : 2012 – Durée : 1 h 48 – Réal. : Jean-Claude Lord – Avec : Émilie Laliberté, Jean-Claude Lord, Julie Prieur, Dr. Réjean Thomas, Mirha Soleil Ross, Maria Nenghe Mensah – Dist. / Contact : Axia | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Un couple, Daniel et Lacey, deviennent les témoins d’une série d’étranges événements. Ce n’est donc pas par hasard si ce qui semble sécuritaire se transforme alors en cauchemar.
En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / Film non vu.
SUSPENSE / ÉPOUVANTE | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 45 – Réal. : Scott Charles Stewart – Int. : Dakota Goyo, Josh Hamilton, Keri Russell, Annie Thurman, Michael Patrick McGill, Trevor St. John – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
Résumé
En quête d’une nouvelle vie, Maria et Niels sont partis s’installer avec leur fils Markus en Norvège, dans une région côtière et glacée. Leur couple continue pourtant de se disloquer, au gré des infidélités de Niels.
En quelques mots
★★★
Mélodrame intimiste centré sur la faute et le pardon, La Grâce évoque avec retenue et sensibilité le drame vécu par une famille tenaillée par la culpabilité. Tourné dans des paysages arctiques froidement spectaculaires, le film aborde le malaise de déracinés, aussi seuls que les pêcheurs sur la banquise. Pour cette famille qui part à la dérive, leur nouvelle vie est aussi l’occasion d’un nouveau départ, sur des bases plus sereines, serait-on tenté de croire. Mais les schémas passés semblent se reproduire où que l’on soit. Un mari distant, trompeur impénitent, un adolescent laissé seul, filmant ses parents se déchirer peu à peu et une mère, entourée de mort et de malheur. Il faut donc un drame nocturne pour que la vie du couple retrouve un semblant de liant. Mais ce secret qui les unit désormais peut-il être pardonné? La faute commise est-elle systématiquement réparée dès lors qu’elle est avouée? Deux questions pour lesquelles Matthias Glasner apporte une illustration poignante à mesure que le sentiment de culpabilité se fait plus fort. L’aveu, appelant le pardon autant que la noirceur polaire appelle la clarté, rapprochera peut-être ce couple en quête de rédemption. Tourné dans des paysages hallucinants, La Grâce est un film empreint d’une beauté visuelle hors du commun et possède de rares moment de pur lyrisme. À ne pas manquer. >> Charles-Henri Ramond
DRAME | Origine : Allemagne / Norvège – Année : 2012 – Durée : 2 h 12 – Réal. : Matthias Glasner – Int. : Birgit Minichmayr, Jürgen Vogel, Henry Stange, Anne Dahl Torp, Iren Repen – Dist. / Contact : Alamode Films (Allemagne) | Horaires / Versions / Classement : Excentris
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Gustav et Luca décident finalement de se rendre en Italie dans une vieille Fiat 500, question de confirmer ou pas que ce pays n’offre plus aucun avenir.
En quelques mots
★★★
Le duo, ou pour mieux dire, couple (au sens propre comme au figuré) formé de Luca Ragazzi et Gustav Hofer, propose une approche agréablement ludique (parfois empruntant vaguement au mondo des années 1960) où domine l’humour acerbe pour questionner de fond en comble l’Italie actuelle. Beau projet en somme. Dans quel état se trouve-t-elle ? Est-elle en mesure de changer ? Le veut-elle vraiment ? Quelles sont les disparités entre les vieilles et les jeunes générations ? De toutes ces propositions, émanent des sous-thèmes aussi virulents et hétéroclites que la famille, la politique, l’écononie, le chômage, la publicité, la pollution, l’homosexualité, les scandales des dirigeants (particulièrement ceux de Silvio Berlusconi). Curieusement, le Vatican n’est jamais pointé du doigt. Les Italiens, par ailleurs, sont friands adeptes d’éclats publics, laissant aux oubliettes des préoccupations plus alarmantes. Il est dommage que, trop vastes, ces sujets sont vite expédiés et que la parole n’est surtout donnée qu’aux anciens, ceux qui ne jurent que par Berlusconi (meilleurs moments film). Si Ragazzi et Hofer dénoncent le passé et ouvrent quelques voies, parfois incertaines, pour l’avenir, ils le font avec une tendresse envers un pays qui ne cesse, malgré tout, de fasciner. Et derrière tout cela, une Fiat 500, un des anciens emblèmes les plus importants de la réussite économique en Italie, pour rencontrer ces compatriotes qui, à l’instar de leurs confrères et consœurs espagnols, portugais et grecs, se trouvent à l’orée d’une transformation entre l’ancien et le nouvel ordre, mais qui tarde à se réaliser. Sur ce plan, Italy: Love It, or Leave It est un acte de résistance sans agression. Au contraire, c’est jovial, percutant et d’une force de caractère magnétique. >> Élie Castiel
DOCUMENTAIRE | Origine : Italie / Allemagne – Année : 2011 – Durée : 1 h 15 – Réal. : Gustaf Hofer, Luca Ragazzi – Dist. / Contact : Kinosmith (Toronto) | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
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