25 avril 2013
Résumé
Elles sont trois : Mathilde, sage-femme, Firmine, puéricultrice, et Louise, propriétaire d’un Bowling de Carhaix, quelque part en Bretagne. Et puis Catherine, envoyée dans ce coin du pays pour restructurer l’hôpital et sans doute fermer la maternité, de plus en plus déficitaire. Ce quatuor va peut-être décider autrement.
En quelques mots
★ 1/2
Plongée dans un fait social survenu en plein cœur de la Bretagne il y a cinq ans à peine, cette petite comédie de Marie-Castille Mention-Schaar arrive sur nos écrans, pratiquement un an après sa sortie dans les salles françaises. Dans cette seconde réalisation en carrière, la productrice et réalisatrice revient sur des événements qui avaient ému la Bretagne entière et qui avaient donné lieu à d’intenses luttes durant plusieurs mois pour sauver la maternité de cette petite ville située à une heure de Brest. La proposition était ambitieuse et aurait pu donner lieu à une véritable comédie sociale comme les britanniques en ont le secret. C’est hélas loin d’être le cas ici, puisque ne reste de ce téléfilm rose bonbon qu’une surenchère de clichés, et des personnages aux traits ridicules, sortis tout droit d’un trombinoscope de caricatures éculées. Qu’ils soient proprement haïssables, comme ce lâche patron d’hôpital, ou bonassement angéliques comme ces boulistes soixante-huitardes et leur Westfalia à fleurs, ces pastiches du français actuel ne font qu’accentuer l’écart entre l’importance du message et la faiblesse de sa réception. La réalisation n’arrange rien, elle aussi empêtrée dans les poncifs télévisuels les plus communs. Au final, ce feel good movie finit par complètement noyer son important message social dans une décevante mare de bons sentiments et de personnages improbables. >> Charles-Henri Ramond
COMÉDIE | Origine : France – Année : 2012 – Durée : 1 h 31 – Réal. : Marie-Castille Menton-Schaar – Int. : Catherine Frot, Mathilde Seigner, Firmine Richard, Mathias Mlekuz, Laurence Arné – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Jeune lycéenne, Umi vit dans une vieille maison située au sommet d’une colline. Depuis que son père a disparu en mer, elle hisse face à la baie deux pavillons, comme s’il s’agissait de lancer un message. Shun, un beau jeune homme, ne va pas tarder à remarquer la belle Umi. Et l’aider dans sa démarche. Un jour, néamoins, ils vont découvrir un secret entourant leur naissance.
En quelques mots
★★
Les années 1960 furent pour le Japon des années de grande croissance économique. C’est dans ce contexte que se déroule cette production des studios Ghibli. Le fameux Hayao Miyazaki (Princesse Mononoke) adapte ici avec Keiko Niwa un roman graphique du même titre des auteurs Chizuru Takahashi et Tetsurō Sayama. Le réalisateur Goro Miyasaki, fils d’Hayao, reconstitue avec une précision teintée de poésie les quartiers de la ville portuaire de Yokohama à l’époque des préparatifs des Jeux Olympiques de Tokyo où la rénovation urbaine battait son plein. Miyazaki oppose donc la propreté tatillonne de la maison de chambre tenue par la jeune Shumi au désordre bon enfant du club pour jeunes étudiants « Le Quartier Latin » où Shun s’active. L’animation est classique et proprette et mise au service d’une histoire où mélodrame et ton enjoué se succèdent et s’entrelacent dans ce croquis un peu nostalgique d’une époque révolue. >> Luc Chaput
ANIMATION | Origine : Japon – Année : 2011 – Durée : 1 h 32 – Réal. : Goro Myazaki – Voix (v.o.) : Takashi Naitô, Masami Nagasawa, Junichi Okada, Keiko Takeshita, Yuriko Ishida, Rumi Hiiragi, Jun Fubuki – Dist. / Contact : Les 400 Films Inc. | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cinéma du Parc
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Une nouvelle ère glaciaire est survenu sur le monde. Confinés sur terre, un groupe de rescapés doivent faire face à une menace qui les dépasse. Arriveront-ils à survivre ?
En quelques mots
★
L’immensité glaciale qui a recouvert la terre a laissé la place à des colonies où s’entassent des survivants étroitement surveillés, car au moindre risque de maladie, ils sont éliminés. Perdus dans cet espace apocalyptique situé en 2045, trois d’entre eux, des dirigeants, décident de partir à la recherche d’une colonie en détresse. Peine perdue puisque leur découverte va changer cette pseudo-science-fiction en film d’horreur. Que dire de plus : The Colony accumule les invraisemblances, cultive les clichés sans que les auteurs s’en rendent trop compte et donnent aux personnages l’occasion de cabotiner. Si Laurence Fishburne s’en tire du mieux qu’il peut, les autres comédiens subissent les contrecoups d’un genre populaire honorable, ici mal articulé. Les thèmes abordés, aussi ambitieux que bien trop nombreux, sont vite expédiés, laissant le spectateur sur sa faim. >> Élie Castiel
SUSPENSE DE SCIENCE-FICTION | Origine : Canada – Année : 2013 – Durée : 1 h 34 – Réal. : Jeff Renfroe – Int. : Laurence Fishburne, Kevin Rogers, Bill Paxton, Charlotte Sullivan, John Tench, Atticus Dean Mitchell – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
États-Unis, 1969. Un groupe de radicaux surnommés Weather Underground revendique une vague d’attentats un peu partout au pays, particulièrement en rapport avec la guerre du Vietnam. Des décennies plus tard, ceux et celles qui avaient disparu sans laisser de trace deviennent la cible du gouvernement.
En quelques mots
★★
Entre vision engagée et classicisme, l’œuvre de Robert Redford avance dans une continuité tranquille depuis trente ans. Son tout dernier opus, The Company You Keep, ne déroge pas aux règles, dans la mesure où on retrouve Redford dans son terrain de prédilection : l’Histoire américaine et les mouvements socio-politiques qui la composent, le journalisme d’enquête. Aidé d’une distribution particulièrement vieille garde hollywoodienne (Susan Sarandon, Nick Nolte, Julie Christie, Richard Jenkins, Chris Cooper… Shia LaBeouf), l’acteur-réalisateur propose un thriller haletant et efficace dans lequel la radicalité des gestes d’un groupe contestataire des années 1960 a déraillé vers le meurtre, et les a confiné à la clandestinité quarante ans plus tard. Chacun vivant son existence terrée dans le silence, certains(e) avec une once de culpabilité. Dans la forme et le jeu des interprètes (LaBeouff fait pâle figure devant Redford et compagnie), The Company You Keep s’avère plutôt concluant. Malheureusement on ne peut en dire autant sur son fond. Si l’avocat joué par Redford cherche comme il le prétend à démontrer la vérité, fallait-il pour autant que dans le sillage de sa poursuite il fasse tomber ses « amis » et s’en sorte lavé de toute accusation – lui pourtant complice au groupe et ses agissements? Quand le happy-end survient, c’est l’individualisme à l’américaine qui est encore à célébrer nous dit Redford. Rien de bien militant ou d’engagé là-dedans on se surprend à penser. Un individualisme qui ne connait pas de compassion ou de loyauté, douteux dans sa morale. À ce titre, on ne peut pas vraiment s’étonner que le plus beau personnage du film, celui de Sarandon (avec son pesant d’ambiguïté que de toute évidence Redford ne savait pas comment filmer) soit très tôt rejeté. Seul ce personnage paraissait réellement incarner le conflit moral que The Company You keep prétend transposer – mais seulement sur la surface. >> Sami Gnaba
SUSPENSE | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 2 h 02 – Réal. : Robert Redford – Int. : Robert Redford, Susan Sarandon, Shia Labeouf, Julie Christie, Brendan Gleeson, Richard Jenkins, Stanley Tucci – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
La petite Rachel a neuf ans et ses parents la gâtent comme la plupart des parents du monde. Mais Rachel aspire déjà à être libre. Et puis, un jour, elle fait la connaissance de Valérie.
En quelques mots
★★ 1/2
Le second long métrage de Carine Tardieu, après La Tête de maman (2007), capte les personnages avec un souci appliqué de la psychologie et du non-dit. Comportements, gestes, expressions du visage sont autant de plates-formes qui réussissent admirablement bien à projeter toutes sortes d’émotions. Intentionnellement, la bande dessinée de Raphaëlle Moussafir, source d’inspiration, est faite ici « film », revendiquant ainsi ses droits. L’esprit du début des années 1980 respire à fond, allègrement, vaguement insouciant, kitsch à sa façon, nostalgique et teinté de mélancolie. Mais la véritable force dans Du vent dans mes mollets réside dans l’excellente distribution : qu’il s’agisse de la résignation émotive dignement suggérée par Agnès Jaoui, du côté versatile, conciliant et pondéré de Denis Podalydès, de la sensibilité d’Isabelle Carré, de l’élégance d’Isabella Rossellini ou bien encore du dynamisme ingénu des jeunes Juliette Gombert et Anna Lemarchand. Délicieusement adorable et savoureux. >> Élie Castiel
COMÉDIE DRAMATIQUE | Origine : France – Année : 2012 – Durée : 1 h 29 – Réal. : Carine Tardieu – Int. : Agnès Jaoui, Denis Podalydès, Isabelle Carré, Isabelle Rossellini, Judith Magre, Juliette Gombert, Anna Lemarchand – Dist. / Contact : FunFilm | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex
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Résumé
Quatre copains décident d’aider un de leurs amis. Arriveront-ils malgré tous les obstacles qui se dressent sur leur passage ?
En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / Film non vu.
COMÉDIE | Origine : Inde – Année : 2013 – Durée : 2h 20– Réal. : Sumeep Kang – Int. : Jaswinder Bhalla, Surveen Chawla, Gippy Grewal, Gurpreet Guggi, Jackie Shroff – Dist. / Contact : n/d | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
Résumé
Un groupe d’hommes musclés, véritables bodybuilders, forment un groupe, le Sun Gym Gang. De décembre 1999 à janvier 2000, ils ont commis de multiples vols, des enlèvements et même des meurtres, défiant ainsi les autorités et devenant célèbres.
En quelques mots
★
Ne dérogeant pas de ses habitudes, le prolifique producteur-réalisateur, entre autres Armageddon (2003) et les trois Transformers (2007, 2009 et 2011), assume avec enthousiasme et délire son goût pour un certain humour discutable et pour les scènes d’action poussées à l’extrême. Mais il y a aussi une question de sous : très tôt, Bay a compris que tourner à Hollywood était simplement une question de profit. Sur ce point, il demeure fidèle à un code bien établi, suivant les règles avec une détermination déconcertante qui, justement, le rend aussi populaire. Ses films fonctionnent à merveille et pour les mauvaises raisons. Dans le cas de Pain and Gain, le menu est complet : le film est misogyne, raciste, sexiste, gratuitement violent, homophobe. Quant à la mise en scène, elle revendique son aspect bordélique et dévergondé, à l’image de ses personnages, tous se comportant à base d’une psychologie au premier degré, irrationnelle, impulsive. Muscles et testostérone se conjuguent sans compromis. >> Élie Castiel
COMÉDIE DRAMATIQUE / ACTION | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 2 h 10 – Réal. : Michael Bay – Int. : Mark Wahlberg, Dwayne Johnson, Rebel Wilson, Anthony Mackie, Ed Harris, Tony Shalhoub – Dist. / Contact : Paramount | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
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