10 mai 2013
Résumé
50 ans après la mort de Marily Monroe, Liz Garbuz se penche sur l’une des vedettes les plus adulées de son époque. À partir de documents d’archives et d’écrits intimes, on découvre la vie intérieure d’une femme en perpétuelle crise existentielle.
En quelques mots
★★
Liz Garbus s’est surtout fait connaître par des documentaires juridiques (The Execution of Wanda Jean) avant de tourner Bobby Fischer Against The World, sur le célèbre et controversé joueur d’échecs. Elle rend hommage à Marilyn Monroe en amenant plusieurs artistes à lire et même interpréter de nombreux passages du journal de l’actrice de Some Like it Hot et Bus Stop ainsi que des extraits d’œuvres de contemporains la décrivant de diverses manières. Derrière la plupart de ces artistes, des photos de Marilyn servent littéralement d’immenses fonds de scène, figures tutélaires qui écrasent certains des jeunes comédiens et comédiennes. Cet emballage distrait quelque peu de l’intérêt de certains passages. Il manque des entrevues plus fouillées avec des historiens du Hollywood de l’époque pour établir une comparaison avec d’autres carrières aussi météoriques ou plus longues. L’ensemble n’apporte que peu de nouveau aux passionnés de Norma Jean Baker dont le plus grand rôle, comme elle le disait, était d’être Marilyn. >> Luc Chaput
DOCUMENTAIRE | Origine : France / États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 45 – Réal. : Liz Garbuz – Avec: F. Murray Abraham, Elizabeth Parks, Ellen Burstyn, Glenn Close, Viola Davis, Paul Giamatti– Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Un psychologue se rend à la fête annuelle de fin de l’été organisée par la famille de sa petite amie. Mais il réalise bientôt que son aide professionnelle est nécessaire pour que tout de déroule comme il faut.
En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / Film non vu.
COMÉDIE | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 35 – Réal. : Tina Gordon Chism – Int. : Kerry Washington, Tyler James Williams, Craig Robinson, Kali Hawk, Ana Gastayer, Diahann Carroll, David Alan Grier – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
Résumé
Un ex-djihadiste algérien décide de bénéficier de la loi d’amnistie dite de la «Concorde civile» pour regagner son village. Mais cette loi n’efface pas les crimes commis et dont le souvenir hante toujours les esprits de l’ensemble de la population.
En quelques mots
★★ 1/2
Merzak Allouache, dont Omar Gatlato (1977) demeure son film le plus réussi tant dans la forme que dans le traitement du récit, signe ici une œuvre engagée, une déclaration intellectuelle sur le politique dans le cinéma. Formellement, le cinéaste opte pour des plans larges lorsqu’il s’agit de situer les lieux, les rendant ainsi vulnérables, dangereux, espaces de tous les possibilités ; parfois il suggère des gros plans pour mieux saisir la pensée des personnages, notamment celle du héros (ou préférablement anti-héros) chez qui domine le non-dit, le silence, le refus de témoigner par les mots. La rédemption d’un ancien jihadiste voulant profiter de l’occasion pour rendre les armes grâce à la Concorde civile mise en place par le pays est traitée ici comme un acte de résistance, une façon comme une autre de dire oui à la réadaptation sociale. Trois parties dominent le récit : la réhabilitation (ou réinsertion) de Rachid (de guérillero barbu, il devient beau gosse, rasé comme la plupart de ses concitoyens). La deuxième partie affiche le côté suspense du film : quelles sont les vrais rapports d’affaires entre Rachid et le pharmacien ? La réponse est sans doute donnée dans la dernière partie par le présence de Djamila, l’ex-femme du pharmacien. Drame intime et politique se joignent ainsi dans un film au fils narratifs non-conventionnels, parfois même dépaysants, mais qui dans la filmographie d’Allouache est un autre pas de l’avant dans la conception d’un cinéma autre. Louable, troublant et édifiant. >> Élie Castiel
DRAME | Origine : France / Algérie – Année : 2012 – Durée : 1 h 27 – Réal. : Merzak Allouache – Int. : Adila Bendimerad, Khaled Benaissa, Nabil Asli – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
L’équipage de l’Enterprise est rappelé à la maison lorsqu’un acte terroriste se crée à l’intérieur de l’organisation. Faisant de cet événement une affaire personnelle, le capitaine Kirk prépare son équipage dans une chasse à l’homme pour essayer d’arrêter le coupable. Mais la lutte ne sera pas aussi facile, d’autant plus qu’elle mettra à dure épreuve les notions d’amour, d’amitié et de fidélité auprès personnes impliquées.
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★★
Le deuxième épisode de cette relecture rajeunie de la télésérie mythique des années 50 reprend le vilain principal du deuxième volet de la première série cinématographique The Wrath of Khan (1982) scénarisé et réalisé par Nicholas Meyer. Les préoccupations actuelles sur les assassinats ciblés par drones et autres moyens ainsi que la militarisation possible de l’espace restent en arrière-plan dans cet voyage multi-interstellaire où la mort d’êtres chers et l’irruption d’un adversaire redoutable se conjuguent pour créer quelques moments palpitants. Certaines scènes de bataille dont l’une ressemble à un épisode de jeu vidéo de guerre récent et un autre à un combat où Georges St-Pierre pourrait évoluer sont moins bien réussies et la stéréoscopie est souvent peu utile. L’acteur britannique Benedict Cumberbatch insuffle à Khan une gravité nécessaire qui évoque certains héros shakespeariens. L’évolution des autres personnages produit quelques surprises dans cet épisode trop plein de bruit et de fureur pour être complètement satisfaisant. >> Luc Chaput
SCIENCE-FICTION | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 2 h 12 – Réal. : J. J. Abrams – Int. : Chris Pine, Zoe Saldana, Simon Pegg, Zachary Quinto, John Cho, Anton Yelchin, Benedict Cumberbatch – Dist. / Contact : Paramount | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Dans un milieu rural du Nouveau-Brunswick, un homme âgé décide de bâtir sur sa terre une nouvelle maison pour sa femme, dont la santé mentale et physique se détériore. Ce projet rencontre des obstacles administratifs difficiles à surmonter.
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★★ 1/2
Score – A Hockey Musical, le film précédent de ce réalisateur était un quasi désastre. On est donc étonné que ce portrait d’un couple de personnes âgées encore amoureuses l’une de l’autre après plusieurs décennies de mariage soit si bien mené. James Cromwell, habituellement acteur de soutien (The Queen), trouve dans Craig un rôle qui lui permet de montrer l’étendue de son talent dans ce personnage adepte du travail bien fait, à cheval sur ses principes et attentionné pour ses proches. Ces diverses qualités le mettent en conflit avec une administration municipale pour qui les règlements de construction ont précédence sur les méthodes ancestrales des bâtisseurs qui ont pourtant fait leurs preuves. Les relations de cet homme au côté bourru avec son voisinage sont le fruit de courtes scènes. Le scénario privilégie à juste titre la relation lumineuse d’amour entre Craig et Irene faite d’entraide et d’échange. Geneviève Bujold trouve là un autre rôle marquant dans sa carrière dont les épisodes récents sont de plus en plus espacés. La complicité entre les deux acteurs et leurs deux personnages est une source d’émerveillement transmise avec doigté dans une mise en scène classique. >> Luc Chaput
DRAME | Origine : Canada – Année : 2012 – Durée : 1 h 43 – Réal. : Michael McGowan – Int. : James Cromwell, Geneviève Bujold, Campbell Scott, Julie Stewart, Rick Roberts, Barbara Gordon – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Afin de s’occuper de Frida, vieille dame estonienne installée à Paris, Anne quitte l’Estonie. Mais très vite, elle se rend compte qu’elle n’est pas bien accueillie. Frida n’attend plus rien de la vie, sauf peut-être les quelques attentions de Stéphane, son jeune ex-amant. Mais ce dernier ne pense qu’à une seule chose : Anne, espérant qu’elle décidera de ne pas partir.
En quelques mots
★★
Entre Jeanne Moreau et l’actrice estonienne Laine Mägi, il existe une symbiose sur le plan de l’interprétation, quelque chose qui s’approche de la complicité. Et la grande dame du cinéma français fait tout en son pouvoir pour ne pas voler la vedette dans ce film sur la solitude, la vieillesse, l’amour et la mort. Malgré un humour bienvenu, le ton est grave dans Une Estonienne à Paris. Vieillir, c’est triste, ce n’est pas drôle, et il ne reste que la tendresse, l’envie d’aider les autres, d’accepter aussi leur tendresse. Ilmar Raag l’a compris et a construit un film qui sonne comme une petite sonate d’automne aux tons doux-amers, fait de ces choses de la vie, d’oublis, d’âmes en peine, de souvenirs lointains et surtout de cette intense envie de vivre. Malgré les apparences, les rebondissements ne sont pas absents ; ils sont de l’ordre de la dynamique entre les personnages, de ces face-à-face tantôt lapidaires et soudainement attendrissants, de ces confrontations quotidiennes rendues banales, de ces non-dits qui en disent davantage et finalement de tous ces petits moments de bonheur éphémère qui comptent comme une éternité. Sincère, et bouleversant ! >> Élie Castiel
DRAME | Origine : France / Belgique / Estonie – Année : 2012 – Durée : 1 h 34 – Réal. : Ilmar Raag – Int. : Jeanne Moreau, Laine Mägi, Patrick Pineau, François Beukelaers, Ita Ever, Helle Kuningas – Dist. / Contact : FunFilm | Horaires / Versions / Classement : Beaubien
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3 mai 2013
Résumé
À la mort accidentelle de sa mère, un jeune homme découvre que celle-ci l’a eu à la suite d’un viol particulièrement brutal. Il part donc à la recherche de ce père qu’il ne connaît pas, un être abject qui a passé plusieurs années en prison.
En quelques mots
★
Pour son second long métrage en carrière, le réalisateur manitobain Shawn Linden nous livre ici un mélange de polar et de drame psychologique dans lequel un jeune homme découvre à la mort de sa mère qu’il est né d’un viol horrible tenu secret. Il se lance donc dans une dangereuse enquête de paternité qui le mènera sur les traces de son père biologique, un ex-détenu en cavale. Rien ne tient vraiment la route dans cette série B ordinaire, qui partait sur des bases scénaristiques pourtant solides, avec une présentation des événements selon différents points de vue (le père adoptif suit la trace de son fils qui lui-même recherche son père biologique). Cette approche permet de maintenir un minimum de suspense d’un rebondissement à l’autre. Hélas les quelques bonnes idées de l’écriture ne suffisent pas à sauver l’entreprise. Au final, cet embrouillamini de clichés, de fausses pistes non justifiées et d’effets de styles ratés (l’accident de la mère) ou maintes fois vus (gros plans sur les visages en sueur, battements de cœurs et soupirs) ressemble plus à un téléfilm qu’à une œuvre de fiction originale. Dans un casting manquant cruellement de profondeur, le jeune comédien Thomas Dekker à l’interprétation excessive se fait voler la vedette par la sobriété de l’acteur ontarien Matt Craven, un habitué des plateaux nord-américains. >> Charles-Henri Ramond
DRAME / SUSPENSE | Origine : Canada [Québec] – Année : 2012 – Durée : 1 h 38 – Réal. : Shawn Linden – Int. : Thomas Dekker, Matt Craven, Julie Le Breton, Jesse Rath, Spirio Malandrakis, Kevin Coughlin, Alex Weiner – Dist. / Contact : Filmoption | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
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