6 juin 2013
Résumé
Jeune athlete de course de demi-fond, Sarah voit sa vie basculée lorsqu’on lui donne la possibilité de s’inscrire dans le meilleur club d’athlétisme de Montréal, à l’Université McGill. Comme elle n’a pas le soutien financier de sa mère, elle décide tout de même de se rendre dans la grande ville en compagnie de son ami Antoine. Afin de bénéficier de meilleurs prêts, les deux jeunes gens se marient. Mais à 20 ans, on peut être naïf et tout n’est pas nécessairement possible.
En quelques mots
★★ 1/2
D’une part, Chloé Robichaud accorde trop d’importance à ce qui est en dehors de la bulle de Sarah pour nous permettre de cerner pleinement son personnage. D’autre part, les éléments ou les pistes narratives extérieurs ne sont pas assez exploités pour être intéressants. La réalisatrice donne ainsi l’impression d’avoir hésité entre deux directions. Du coup, malgré un portrait justement brossé (et une Sophie Desmarais parfaite, cet éparpillement du scénario ne permet pas à Sarah préfère la course de combler pleinement nos attentes. Le film comporte cependant de belles qualités. Le cadre est très soigné, les dialogues rares sont ciselés avec humour, les personnages bien définis ne sont jamais caricaturaux et le regard que porte la cinéaste sur Sarah est sincère et respectueux. Chloé Robichaud n’a visiblement pas cherché à réinventer la roue; elle a plutôt opté pour une humilité qui lui permet d’approfondir de manière somme toute personnelle sa maîtrise de certains aspects de son art, sans se disperser et perdre pied. Contrairement à d’autres, elle a eu la volonté appréciable de ne pas entamer sa carrière en sprinteuse, ce qui lui a permis d’éviter le faux départ. Comme Sarah, elle semble préférer le demi-fond. C’est tant mieux, elle ira plus loin comme ça ! >> Jean-Marie Lanlo
DRAME | Origine : Canada [Québec] – Année : 2013 – Durée : 1 h 35 – Réal. : Chloé Robichaud – Int. : Sophie Desmarais, Jean-Sébastien Courchesne, Geneviève Boivin-Roussy, Hélène Florent, Micheline Lanctôt, Benoît Gouin, Ève Duranceau – Dist. / Contact : Séville – Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex – Excentris
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
La crème de la crème de la comédie américaine grivoise se retrouve dans cette aventure invraisemblable. Lors d’une soirée organisée par James Franco, tous ces grands noms font face à rien d’autre que l’apocalypse. À partir de ce moment, tout devient possible.
En quelques mots
★★
Bien qu’il soit scénarisé et réalisé par deux Canadiens devenus vedettes comiques à Hollywood, ce film sur la fin du monde est aux antipodes du mesuré The Last Night de Don McKellar. La complicité du Montréalais Jay Baruchel (Goon) permet de lancer quelques piques sur les relations canado-américaines. Elles sont pourtant englouties dans une débauche d’humour grossier qui trouve sa source éloignée dans Animal House mettant en vedette John Belushi. L’autodérision de la plupart des protagonistes qui jouent leurs propres personnages et qui se jouent de leur image est belle à voir dans ce portrait d’une jeunesse dorée accro au sexe, drogues et rock’n’roll. Certaines références cinéphiliques pointent de ci de là et rajoutent à ce plaisir coupable où la moralité judéo-chrétienne est mise à mal de manières très diverses. >> Luc Chaput
COMÉDIE | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 47 – Réal. : Seth Rogen, Evan Goldberg – Int. : Jonah Hill, Jay Baruchel, James Franco, Jason Segal, Emma Watson, Paul Rudd, Rihanna, Seth Roger, Michael Cera, Kevin Hart, Danny McBride –– Dist. / Contact : Columbia | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Dharam, Paramveer et Gajodhar sont de retour. Cette fois-ci, leurs exploits les mènent en Grande-Bretagne, là où Paramveeer ouvre le club de nuit « Yamla Pagla Deewana », avec tout ce que cela comporte de joies et de problèmes. Sans compter que l’amour est aussi au rendez-vous.
En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / Film non vu.
COMÉDIE | Origine : Inde 2013 – Année : 2013 – Durée : 2 h 35 – Réal. : Sangeeth Sivan – Int. : Anupam Kher, Sunny Deol, Dharmendra, Bobby Deol, Neha Sharma, Johnny Lever – Dist. / Contact : n/d | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
30 mai 2013
Résumé
Mille ans après qu’un cataclysme ait forcé l’humanité à quitter les lieux, le jeune Kitai Raige et son père Cypher sont bloqués sur la terre. Gravement blessé, Cypher demande à son fils de mener une dangereuse mission afin d’obtenir de l’aide et faire face à l’inconnu. En effet, de nouvelles formes de créatures animales dominent maintenant la planète.
En quelques mots
1/2
Ce voyage initiatique sur fond de transmission de savoir aurait pu donner naissance à un film intéressant, à condition de mettre en place un environnement menaçant et de développer certains thèmes avec finesse (la complexité de l’évolution des relations père-fils). Malheureusement, en plus du manque d’inspiration de la mise en scène, le scénario ne parvient jamais à exploiter ses promesses. L’idée du contrôle de la peur, qui permet au père de ne pas être détecté par les monstres extra-terrestres, était également intéressante, mais l’acquisition de cette aptitude par le fils est plus risible que crédible. Pire, le scénario enchaîne des idées saugrenues censées provoquer des émotions que nous ne ressentons jamais : le courage face à l’adversité (la scène de légation des artères), la tristesse (la découverte de la dépouille du grand rapace, sacrifié pour venir en aide au jeune humain courageux qui l’avait aidé à défendre son nid), la rébellion de l’adolescent précédent son envol vers une autre vie (ce qu’il fait littéralement!). Au final, ce ratage exerce tout de même une mystérieuse fascination chez le spectateur. Est-elle due à la musique de James Newton Howard, à la photo de Peter Suschitzky ? Peut-être un peu aux deux, à moins qu’elle ne soit seulement le résultat de l’implacable impuissance que nous ressentons devant l’aveuglement d’un père pour son fils. >> Jean-Marie Lanlo
AVENTURES / SCIENCE-FICTION | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 40 – Réal. : M. Night Shyamalan – Int. : Will Smith, Jaden Smith, Isabelle Fuhrman, Zoë Kravitz, David Denman, Lincoln Lewis, Chris Geere – Dist. / Contact : Columbia | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

COMÉDIE | Origine : Grande-Bretagne / France / Belgique – Année : 2012 – Durée : 1 h 41 – Réal. : Ken Loach – Int. : Paul Brannigan, John Henshaw, Gary Maitland, Jasmin Riggins, William Ruane, Roger Allam – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc
Résumé
Hanté par un passé de delinquant, Robbie, maintenant jeune père de famille, rencontre Rhino, Albert et Mo. Malgré leurs nombreux méfaits, il échapperont de justesse à la prison, mais seront contraints d’une peine de travaux forcés. Pourront-ils cependant faire face à un avenir plus prometteur ?
En quelques mots
★★★
Ken Loach a signé une réalisation soignée. Les images sont justes, alternant la caméra à l’épaule et les plans fixes. Les premières scènes, assez longues, sont filmées en gros plans avec des voix off; les sentences tombent et le spectateur a parfois l’impression d’être juge. Deux scènes marquantes – celle du passage à tabac de Robbie et celle où il bat un jeune homme – sont d’une violence inouïe, jamais gratuite, et d’un réalisme qui ne vient pas heurter le spectateur. Les mots n’ont plus une fonction de catharsis; les poings parlent pour représenter le vide, le désarroi. Les images arrivent à montrer que cette jeunesse anglaise, loin des quartiers chics, n’avait d’autre choix que de créer une langue qui lui est propre : celle des poings. Or, la langue des poings va tranquillement, par le biais de la dégustation, devenir langue du goût et de l’odorat, comme un poème qui décrira ce que le palais et le nez découvrent : un monde nouveau, un monde des possibles. Enfin, le ton, habituellement plus lourd dans ce genre de portrait, est ici plus léger. L’humour occupe une large place, toujours bien dosé. La langue de Shakespeare a des accents de banlieue et rend très bien le réalisme de cette jeunesse complètement paumée. >> Asher Pérez-Delouya
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
Ex-agent de la CIA, Ben Logan vit avec sa fille Amy une relation plutôt agitée depuis la mort de sa femme. Du jour au lendemain, ils sont tous les deux impliqués dans une affaire d’espionnage qui va les conduire dans des zones dangereuses. Pourront-ils démêler les arcanes de ce qui se présente de plus en plus comme une conspiration à l’échelle mondiale ?
En quelques mots
★ 1/2
Avec Erased, Philipp Stölzl, à qui l’on doit le biopic Goethe (2010) ne sait trop bien sur quel pied danser. La sortie tardive du film en est peut-être pour quelque chose. Entre le thriller politique, la présentation d’une relation tendue entre un père, veuf, et sa fille et le film d’action, ce produit hybride finit néanmoins par devenir un suspense haletant lorsque le réalisateur trouve enfin son chemin. Dans le rôle principal Aaron Eckhart s’en tire admirablement bien face à la jeune Liana Liberato, un peu fade au début, plus énergique lorsqu’il s’agit de défendre (éthiquement et physiquement) son père. On remarquera la présence d’Olga Kurylenko qui, de film en film, montre la justesse de son talent, s’adaptant à toutes les situations. Les enjeux politiques liés à la CIA sont à peine effleurés, laissant le spectateur sur sa faim. Mais tout compte fait, sans nécessairement briller par son originalité, Erased comprend assez de moments de suspense pour retenir l’attention. >> Élie Castiel
SUSPENSE D’ESPIONNAGE | Origine : États-Unis / Canada [Québec] / Belgique / Grande-Bretagne – Année : 2011 – Durée : 1 h 45 – Réal. : Philipp Stölzl – Int. : Aaron Eckhart, Olga Kurylenko, Liana Liberato, Jade Hassouné, Nick Alachiotis, Eric Gordon – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
Résumé
En Ukraine, cinq familles juives ont réussi à survivre au cours de la Deuxième Guerre mondiale. Le film raconte leur incroyable odyssée. Pendant 500 jours, elles étaient cachées dans des grottes souterraines.
En quelques mots
★ 1/2
La déception est grande en sortant du visionnement du film. Le principal reproche que l’on pourrait adresser à la réalisatrice Janet Tobias, dont le parcours télévisuel remonte à une quinzaine d’années déjà, c’est d’en être restée au plan strictement factuel des événements, éludant une bonne part de l’analyse de la résilience et de l’instinct de survivance dont a su faire preuve la famille Stermer ainsi qu’une trentaine d’autres personnes, terrées durant un an et demi dans une grotte naturelle de l’ouest de l’Ukraine, froide, sombre et humide afin de fuir l’ennemi nazi. En mettant principalement l’accent sur les aspects « reconstituables » de l’histoire, le film ne parvient hélas pas à instaurer une intimité suffisante entre son sujet et le spectateur. Comme souvent dans les films produits avant tout pour leur être diffusés au petit écran, les stéréotypes du style télévisuel sont ici beaucoup trop abondants et finissent par alourdir le récit. De cette expérience humaine inspirante qui ne procure que bien peu d’émotions, on se contentera de longues entrevues filmées sur fond noir, des reconstitutions costumées pas toujours pertinentes et de quelques images d’archives jaunies. Il est regrettable que le traitement ne soit pas à la hauteur de l’histoire qui avait pourtant tout pour livrer une aventure épique forte en sensations. Reste que malgré ses faiblesses, No Place On Earth permet de faire sortir de l’anonymat ces héros de la résistance passive et parvient à donner une illustration honorable de leur remarquable courage. >> Charles-Henri Ramond
DOCUMENTAIRE | Origine : Grande-Bretagne / États-Unis / Allemagne – Année : 2012 – Durée : 1 h 23 – Réal. : Janet Tobias – Dist. / Contact : EyeSteelFilm | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
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