En salle

Dans un océan d’images

20 septembre 2013

Résumé
Des photographes se sont aventurés aux quatres coins du monde pour nous livrer  ce qui ne va pas sur la planète terre. Mais ce qui ressort de ce documentaire, c’est avant tout la responsabilité de capter l’instant important, la bonne prise, celle qui demeurera dans notre conscient, justement pour nous forcer à prendre conscience.

En quelques mots
★★ 1/2
Le monde de l’image est en lui-même trompeur et il convient de se tourner vers une autre forme d’expérience – simple et immédiate – pour atteindre l’essence du réel. D’autre part, certaines images précises sont des miroirs déformants et, dans l’ensemble des images existantes, il faut effectuer un tri, une sélection minutieuse. La seconde de ces interprétations semble favorisée par Helen Doyle. Auteure de Chaperons rouges, Les Mots/maux du silence, Le Rendez-vous de Sarajevo et Les Messagers (entre autres titres notables), la documentariste suggère dans son plus récent film que les images sont incontournables et qu’il appartient à chacun de nous, non pas d’essayer de nous abstraire de l’océan d’images qui nous entoure, mais d’apprendre à y voguer. Helen Doyle n’est donc pas la cinéaste de l’anti-image, tout comme Friedrich Heinrich Jacobi fut jadis, dans son propre domaine, le philosophe de la non-philosophie. Elle ne retourne pas le médium cinématographique contre lui-même. Elle rappelle seulement que toutes les images possèdent un côté suggestif : elles mettent en place un monde, une atmosphère, une vision donnant à croire que cette vision s’impose. Dans un océan d’images n’est certes pas la première œuvre à donner lieu à ce genre de réflexions. Elle se distingue tout de même par sa facture proprette et le fait qu’elle réunit des intervenants des milieux les plus variés, dont le rapport à l’image illustre ses nombreuses potentialités, bénéfiques et calamiteuses. >> Pierre-Alexandre Fradet

Sortie : Vendredi 20 septembre 2013
V.o. : Français, Anglais
S.-t.f. / S.-t.a. – Fragments: Images of a Changing World

DOCUMENTAIRE | Origine : Canada [Québec] –  Année : 2013 – Durée : 1 h 30  – Réal. : Helen Doyle  –  Dist. / Contact : Filmoption | Horaires / Versions / Classement : Excentris

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Gabrielle

Résumé
Handicapée intellectuelle, la jeune Gabrielle vit dans une résidence d’acceuil. Elle est amoureuse de Martin, lui aussi handicapé. Mais voici que Gabrielle souhaite vivre comme une personne normale, être autonome et se trouver un appartement qu’elle partagerait sans doute avec Martin.

En quelques mots
★★★ 1/2
Certains films se démarquent par leur simplicité, leur traitement et leur façon singulière de faire vibrer la corde sensible. Ajoutez à cela une histoire honnête et ô combien touchante, une mise en scène dirigée avec soin, des acteurs de haut calibre et, tout doucement, le long métrage vous envoûte. C’est le cas de Gabrielle, film à haute teneur émotive, écrit et réalisé avec brio par Louise Archambault (Familia) qui trace le périple d’une jeune femme atteinte du syndrome de Williams désirant à tout prix vivre de façon autonome et pouvoir aimer son Martin qu’elle a rencontré dans une chorale. Le fait que l’actrice principale, Gabrielle Marion‑Rivard (excellente), soit également dans cette condition apporte à ce récit toute sa véracité. Coup de chapeau aux acteurs Alexandre Lamy, Mélissa Désormeaux‑Poulin, Vincent-Guillaume Otis et Marie Gignac, vibrants dans leur rôle respectif. Précisons aussi que ce feel good movie émeut particulièrement parce qu’il respire la vie et nous invite à chantonner avec ses protagonistes. À juste titre, depuis qu’il a débuté sa tournée des festivals, Gabrielle obtient les honneurs : le Prix du jury au Festival de Locarno, deux lauriers à Angoulême (le Valois du meilleur acteur pour Alexandre Lamy et le Valois Magelis du jury étudiant). Et, il vient en plus d’être présélectionné aux Oscars pour représenter le Canada dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère. Souhaitons lui une récolte foisonnante! >> Pierre Ranger

Sortie : Vendredi 20 septembre 2013
V.o. : Français

CHRONIQUE DRAMATIQUE | Origine : Canada [Québec] – Année : 2013 – Durée : 1 h 43  – Réal. : Louise Archambault – Int. : Gabrielle Marion-Rivard, Alexandre Landry, Mélissa Désormeaux-Poulin, Benoît Gouin, Isabelle Vincent, Vincent-Guillaume Otis, Marie Gignac Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex – Excentris

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

The Human Scale

Résumé
Aujourd’hui, plus de 50% des individus vivent dans des zones urbaines. Dans 40 ans, ce chiffre atteindra 80%. Ce changement va apporter des problèmes de pénuries, des transformations climatiques, l’accroissement de la solitude et des graves ennuis de santé causés par un mode de vie déficient. À moins que…

En quelques mots
★★

Le modernisme représenté par Le Corbusier et la modernité où la voiture était vue comme le moyen de transport idéal ont façonné nos agglomérations grandes et petites jusque dans nos banlieues où des rues sans trottoir existent. Un mouvement qui vise au moins à rendre le centre-ville et certaines rues commerciales plus agréables a récemment vu le jour. Le réalisateur danois Andreas Dalsgaard visite de nombreux exemples de ces changements à Copenhague, à New York et même en Chine et donne la parole à leurs concepteurs. Il nous apprend ainsi que les systèmes auparavant ne comptaient pas les piétons mais les automobiles et que donc cette absence de données influençait la prise des décisions finales. Le style est plus près du reportage mais l’implication dans la dernière partie de porte-paroles dans les deux villes de Dacca et Christchurch rend le film plus pertinent. >> Luc Chaput

Sortie : Vendredi 19 juillet 2013
V.o. : Anglais

DOCUMENTAIRE | Origine : Danemark – Année : 2012 – Durée : 1 h 23 – Réal. : Andreas Dalsgaard – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Metallica: Through the Never

Résumé
Le célèbre groupe Metallica sont en plein concert dans un stade rempli à craquer. Parmi les spectateurs un jeune homme doit remplir une mission qui va le conduire dans des voies
surréalistes

En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / Film non vu.

Sortie : Jeudi 26 septembre 2013
V.o. : Anglais

DRAME / SPECTACLE MUSICAL | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 34  – Réal. : Nimród Antal – Avec : Dane DeHaan, James Hetfield, Lars Ulrich, Kirk Hammet, Robert Trujillo – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Phata Poster Nikla Hero

Résumé
Désirant devenir acteur, Vishwas Rao est conduit à faire le « vrai »  policier par un concours de circonstances. Malgré lui, il devra recevoir beaucoup de coups de la part des truands, ce qui va à l’encontre de ses aspirations pour devenir vedette de l’écran. Et bien entendu, comme il se doit, une femme entre dans sa vie.

En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / Film non vu.

Sortie : Vendredi 20 septembre 2013
V.o. : Hindi
S.-t.a. – Poster Rips Open and Out Comes Hero

ACTION / COMÉDIE | Origine : Inde – Année : 2013 – Durée : 2 h 30  – Réal. : Rajkumar Santoshi – Int. : Shahid Kapoor, Ileana D’Cruz, Darshan Jariwala, Saurabh Shukla, Sanjay Mishra, Padmini Kolkapura – Dist. / Contact : Imtiaz Mastan | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Prisoners

Résumé
Au cours d’une célébration de l’Action de grâce entre voisins, pendant que les enfants regardent la télévision au sous-sol, deux fillettes disparaissent sans laisser de traces. Loki, inspecteur de police, est chargé de l’affaire. Mais les choses ne se passent pas tel que prévus car d’autres personnages mènent aussi leurs propres recherches.

En quelques mots
★★★
Un film comme Prisoners demande quelques heures de réflexion avant que l’on puisse  se lancer dans une critique car le contraire produirait un texte expéditif, manquant d’éléments importants ; et surtout il faut savoir résister à l’acte qui consiste à recevoir l’opinion parfois dictatoriale de ceux qui l’ont vu à la même projection. Après un accueil retentissant au tout dernier TIFF (Toronto International Film Festival), le premier opus hollywoodien de Denis Villeneuve arrive au Québec couvert de la gloire que l’on sait. Habitué à un cinéma personnel, d’auteur, alimenté de préoccupations esthétiques aussi bien que narratives, le cinéaste québécois risque le tout pour le tout en se lançant dans un projet qui devrait le placer dans le firmament des grosses pointures américaines. Si le film fonctionne, c’est parce que tout en respectant les règles du récit traditionnel version-hollywood, Villeneuve ne s’empêche pas de l’insérer de trouvailles visuelles à la fois simples et inventives et en plus, de se prendre au sérieux. Avouons cependant que le film est trop long et qu’un bon trente minutes auraient pu être coupés, allégeant ainsi un récit d’une force dramatique poignante et toujours actuelle. Entre des vedettes de haut calibre et un réalisateur néophyte en ce qui a trait au cinéma américain grand public, il existe un rapport qu’on pourrait baptiser de symbiose parfaite. Car Prisoners est avant tout un travail de groupe, un team-work qui se fabrique de jour en jour, par instinct, sans règles ni codes de conduite ; c’est également une plongée dans le film de genre qui, entre les mains d’un cinéaste inspiré et très proche du projet, possède un côté binaire, une aventure extraordinaire avec le cinéma grand public et, mine de rien, une démonstration de la vision particulière et du regard original sur le cinéma d’un auteur qui y croit. Il est dommage que la conclusion est floue, manque de précision, laisse le spectateur sur sa faim, incapable de saisir les motifs de ce qui s’est passé, mais que nous ne révélerons pas. Côté casting, préférons ne pas favoriser un acteur par rapport aux autres, mais quelque chose nous pousse à croire que l’ambivalence de Hugh Jackman, humain, trop humain, démoniaque et sensible, joue pleinement à son avantage dans ce thriller excitant, angoissant et malgré sa catharsis flottante, de haut calibre. Avec Prisoners, Denis Villeneuve confirme que le talent québécois en matière de cinéma peut s’adapter à toutes circonstances, avec tact, intelligence, et surtout intégrité. >> Élie Castiel

Sortie : Vendredi 20 septembre 2013
V.o. : Anglais
V.f. – Prisonniers

SUSPENSE | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 2 h 33  – Réal. : Denis Villeneuve – Int. : Jake Gyllenhaal, Hugh Jackman, Melissa Leo, Paul Dano, Viola Davis, Terrence Howard, Maria Bello– Dist. / Contact : Warner | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Ekstra

13 septembre 2013

Résumé
Loida Malabanan tient un rôle de figurante dans un
soap opera. À mesure que le tournage avance, on constate que les règles qui régissent ce milieu et l’effet qu’elles ont sur les comédiens de seconde zone font partie d’un système de pure exploitation.

En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / Film non vu.

Sortie : Vendredi 13 septembre 2013
V.o. : Filipino
S.-t.a. – The Bit Player

COMÉDIE DRAMATIQUE | Origine : Philippines – Année : 2013 – Durée : 1 h 51  – Réal. : Jefferey Jeturian – Int. : Vilma Santos, Marlon Rivera, Vincent de Jesus, Ruby Ruiz, Tart Carlo – Dist. / Contact : Star Cinema | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

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