21 février 2014
ANIMATION | Origine : Canada [Québec] – Année : 2014 – Durée : 1 h 39 – Réal. : Pierre Greco – Voix : Anne Dorval, Guy Jodoin, Guy Nadon, Gaston Lepage, Alexis Martin, Mariloup Wolfe, Paul Ahmarani, Luc Guérin, Noémie Yelle – Dist. / Contact : Equinoxe | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex
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★★
Le récit-jeunesse québécois Le Coq de San Vito est ici adapté pour l’écran par le réalisateur et l’auteure du roman, Johanne Mercier. Cette fois-ci, par contre, l’intrigue se déplace de l’Italie vers un village québécois des années 1940-50. Le coq du maire y fait la pluie et le beau temps. Les écarts d’humeur dudit volatile, à qui les scénaristes ont donné un caractère quasi humain, créent un froid dans ce patelin. Les esprits s’enflamment, déréglés par le mécanisme aléatoire de l’horloge vivante. L’animation est de bon niveau, tant dans la création de volumes, l’interaction des personnages et leur individuation auxquelles s’ajoutent une implication enjouée des acteurs. La deuxième partie de l’intrigue est l’occasion d’une ribambelle de gags qui charmeront petits et grands, tout en permettant à certains aînés d’échanger avec les plus jeunes sur le bon vieux temps, dans cet autre apport à l’histoire du long métrage d’animation québécois. > Luc Chaput
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
DRAME | Origine : Inde – Année : 2013 – Durée : 2 h 13 – Réal. : Imtiaz Ali – Int. : Alia Bhatt, Randeep Hooda, Durgesh Kumar, Pradeep Nagar, Sahash Kumar Shukla – Dist. / Contact : Imtiaz Mastan | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
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★★★
L’un des facteurs qui rend le nouveau long métrage de Hany Abu-Assad élogieux demeure ce refus de militantisme arbitraire malgré qu’il s’agisse d’une production essentiellement palestinienne. Après le très sensible Le Mariage de Rana, un jour ordinaire à Jérusalem (2002) et la courageux Paradise Now (2005), Abu-Assad ne fait que poursuivre sa démarche politique en créant une variation de son thème de prédilection : comment vivre sa vie sur fond de tension israélo-palestinienne ? Les territoires occupés restent toujours, et à forte raison, l’arrière-plan à une histoire d’amour qui n’ose pas se manifester à cause de certains interdits, mais aussi à un complot terroriste dont l’unique motivation est celle du manque, manque d’identité, manque d’appartenance, vivre dans un no man’s land.
Mais le réalisateur procède avec tact, optant pour les zones grises, évitant le manichéisme outrancier, ne jugeant ni les uns ni les autres, plaçant autant les palestiniens que les israéliens dans un espace à haute tension prêt à exploser à n’importe quel moment. Néanmoins, le parti pris se révèle parfois évident, comme dans la séquence de torture, crue, violente, sans concessions et celle sourde de l’attaque contre les gardes israéliens, moments presque de silences, rendue aussi puissants par leur apparence naturelle.
Il y a aussi une mise en scène, alerte, jouant le jeu des simulacres et des transformations, des doutes et des certitudes, et aussi un montage, adroit, liant subtilement les contours d’un récit humain hors normes. Pour rendre tout cela possible, Omar bénéficie de la présence d’une brochette de comédiens de grand talent, tous des néophytes, particulièrement Adam Bakri, fils du grand acteur Mohammad Bakri et frère de Salah Bakri, lui aussi pratiquant le même le métier. Sans nécessairement être un très grand film, Omar est un autre exemple prouvant que par le biais du cinéma, la résistance peut aussi prendre des chemins de traverse aussi intransigeants que sincèrement pacifiques. > Élie Castiel
DRAME | Origine : Palestine – Année : 2013 – Durée : 1 h 39 – Réal. : Hany Abu-Assad – Int. : Adam Bakri, Lemm Lubany, Samer Bisharat, Eyad Hourani, Waleed Zuaiter – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Cineplex – Excentris
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☆
Dans le genre, bien qu’il ne s’agisse pas ici des mêmes personnages, mais uniquement de la longue séquence d’éruption du volcan, Mario Bonnard et Sergio Leone avaient réalisé en 1959, avec une charmante naïveté puérile, Les Derniers Jours de Pompéi (Gli ultimi giorni di Pompei), adaptation du livre d’Edward George Bulwer-Lytton, The Last Days of Pompei. Steve Reeves, héros musclé du moment donnait la réplique (amoureuse) à une ravissante Christine Kaufman en plein moment de gloire, particulièrement en Europe. Habitué aux films d’action pour un très large public, Paul W. S. Anderson hérite dans Pompeii d’un scénario défectueux, invraisemblable et truffé de dialogues affreusement ridicules. Mais le réalisateur aussi, par sa mise en scène décousue, son utilisation approximative des effets spéciaux et son inexistante direction d’acteurs, contribue également à rendre ce péplum insupportable. Kit Harrington (meilleur dans la télésérie Game of Thrones) ne possède pas le physique de l’emploi. Quant à Emily Browning, plus convaincante, physiquement et psychologiquement, dans Sleeping Beauty (2011) de Julia Leigh, demeure ici à la merci d’une situation qu’elle ne peut contrôler, d’où son absence totale d’assurance. > Élie Castiel
PÉPLUM / FILM CATASTROPHE | Origine : Canda / Allemagne – Année : 2014 – Durée : 1 h 45 – Réal. : Paul W. S. Anderson – Int. : Emily Browning, Kit Harrington, Carrie-Anne Moss, Jessica Lucas, Kiefer Sutherland, Paz Vega – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
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13 février 2014
DRAME SENTIMENTAL | Origine : États-Unis – Année : 2014 – Durée : 1 h 40 – Réal. : Steve Pink – Int. : Kevin Hart, Michael Faley, Regina Hall, Adam Rodriguez, Joy Briant, Trae Ireland – Dist. / Contact : Columbia | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
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SANS COMMENTAIRES / Film non vu.
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★
Depuis quelque temps, la Beat generation inspire le cinéma américain, comme le prouvent l’adaptation décevante de Walter Salles, On the Road (2012) et celle de John Krokidas, Kill Your Darlings (2013), sur la rencontre Ginsberg-Burroughs-Kerouac. C’est maintenant au tour de Michael Polish de s’attaquer à l’univers des Beat. Avec ses airs de téléfilm, son Big Sur est tout simplement raté. Polish y présente certes Big Sur et ses forêts luxuriantes aux arbres immenses, ses falaises vertigineuses, sa mer agitée et sa lumière si unique. Cependant, ses images ne respirent pas – et c’est ce qui rend d’emblée le film imbuvable –, car elles sont constamment malmenées par un montage trop saccadé. Pourquoi composer d’aussi beaux plans (quelques-uns sont réellement magnifiques) si le spectateur n’a pas le temps de les contempler?
Comme c’était le cas dans l’adaptation de Salles, le Jack Kerouac de Polish est trop lisse et manque de tonus. Le film donne à voir le triste spectacle d’un groupe d’acteurs de second plan mal dirigés (Patrick Fischler, Henry Thomas et Balthazar Getty, notamment). Un fin lecteur de Kerouac sait qu’incarner le mythique Neal Cassady est une tâche colossale que peu d’acteurs peuvent accomplir. Très (trop) présente dans le film, la voix off sans relief de Jean-Marc Barr ne reproduit aucunement le débit si singulier de Kérouac. En réalité, lors de ses lectures publiques, l’auteur savait rendre la fluidité et la musicalité intrinsèques à sa prose. L’acteur peine également à rendre tangible l’infinie tristesse qui caractérisait l’homme à la fin de sa vie.
En outre, Big Sur reste cruellement en surface. Le film ne s’attarde pas suffisamment aux motifs derrière l’isolement du personnage, isolement motivé en bonne partie par la haine du monde extérieur et du statut de vedette qui l’accable depuis la publication d’On the Road, en 1957.
Kerouac est en somme incapable de composer avec l’image mythique que les médias ont créée à son sujet. D’ailleurs, les documents d’archives du Steve Allen Show, que Polish inclut dans son adaptation, ne sont pas mises en contexte : cette présence télévisuelle de poète et romancier en 1959 sera en fait un des éléments qui le poussera à se rendre à Big Sur, détail qu’un spectateur qui n’a pas lu le roman ignorera. À la suite du visionnement de Big Sur, comme après celui d’On the Road, une question nous taraude : y aura-t-il un jour une adaptation cinématographique qui sera à la hauteur d’un tel génie ? >Jean-Philippe Desrochers
DRAME | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 21 – Réal. : Michael Polish – Int. : Jean-Marc Barr, Kate Bosworth, Josh Lucas, Radha Mitchell, Anthony Edwards, Balthazar Getty – Dist. / Contact : Kinosmith | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
DRAME SENTIMENTAL | Origine : États-Unis – Année : 2014 – Durée : 1 h 45 – Réal. : Shana Feste – Int. : Emma Rigby, Alex Pettyfer, Gabriella Wilde, Rhys Wakefield, Robert Patrick, Bruce Greenwood – Dist. / Contact : Universal | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
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