14 mars 2014
COMÉDIE DRAMATIQUE | Origine : États-Unis – Année : 2014 – Durée : 1 h 51 – Réal. : Tyler Perry – Int. : Amy Smart, Tyler Perrey, Terry Crews, Eddie Cibrian, Nia Long, Sean Carringan, Wendi McLendon-Covey – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
SANS COMMENTAIRES / Film non vu.
DRAME | Origine : Canada / Irlande – Année : 2013 – Durée : 1 h 39 – Réal. : Wiebke von Carolsfeld – Int. : Taylor Schilling, Aidan Quinn, Michael Ironside, Brian Gleeson, Carrie Crowley, Barry Keoghan – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
SANS COMMENTAIRES / Film non vu.
SUSPENSE | Origine : États-Unis – Année : 2014 – Durée : 1 h 47 – Réal. : Rob Thomas – Int. : Kristen Bell, Krysten Ritter, Gaby Hoffmann, Tina Majorino, Martin Starr, Julie Gonzalo, Jamie Lee Curtis – Dist. / Contact : Warner | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
SANS COMMENTAIRES / Film non vu.
6 mars 2014
EN QUELQUES MOTS
★
Plus axée sur les jeux vidéo que sur le péplum classique (voir l’excellent Gladiator de Ridley Scott), le deuxième long métrage de l’Israélien Noam Murro, à qui l’on doit le moyen Smart People (2008) se donne entièrement à une mise en scène destinée à un public particulier et de surcroît, majoritaire, puisqu’il s’agit des grands consommateurs de jeux-maison, les adolescents (et jeunes adultes).
Nous avons donc droit à quelques déformations de la légende grecque, notamment en ce qui a trait à Gorgo, la veuve de Léonidas, laissé mort au premier chapitre. Première partie par ailleurs réalisée beaucoup plus adroitement par un Zack Snyder en pleine forme qui a eu la brillante audace d’allier le virtuel au cinématographique.
Le scénario s’en ressent ici, presque totalement (pré)fabriqué pour un public qui ne se pose pas trop de questions. Il en résulte un film à peine visible, au sens propre comme au figuré (les couleurs sombres y sont pour quelque chose), accumulant les invraisemblances historiques, gardant comme seul élément positif la présence de la sculpturale et magnifique Eva Green qui, physiquement, vole la vedette. Sullivan Stapleton, qui ressemble au regretté Paul Walker, n’a que son beau visage à montrer, plutôt faible dans l’interprétation. Pour ce genre de production, rien de plus simple et efficace qu’avoir recours au bon et vieux péplum, bien entendu, arrangé selon les technologies du XXIe siècle. > Élie Castiel
PÉPLUM | Origine : États-Unis – Année : 2013 – Durée : 1 h 42 – Réal. : Noam Murro – Int. : Sullivan Stapleton, Eva Green, Lena Headey, Rodrigo Santoro, Hans Matheson, Callan Mulvery – Dist. / Contact : Warner | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
EN QUELQUES MOTS
★★
Dans la ville de Norwich, capitale du comté de Norfolkau nord-est de Londres, se trouve une station radio de proximité animée par des gens du coin et diffusant de la musique choisie par les animateurs et par les demandes des auditeurs. Une entreprise londonienne en prend le contrôle financier et veut en changer le nom et amener un format prédéterminé avec des plages musicales montées à l’avance d’après divers critères.
L’humoriste et acteur Steve Coogan (Philomena) avait avec ses compères coscénaristes Neil Gibbons, Rob Gibbons, Armando Iannucci et Peter Baynham, inventé ce personnage d’Alan Partridge, qui évoluait dans divers médias et ce dans une série télé qui avait connu un certain succès à la BBC depuis les années 90. Alan a maintenant 50 ans et a gardé un côté hippie, ironique et l’intrique tourne donc sur la révocation de Pat Farrell, un de ses confrères renvoyé qui décide de prendre en otage les nouveaux dirigeants de la station. Alan Partridge est embrigadé comme intermédiaire entre la police et le malfrat. Alan est un verbomoteur et la mise en scène du réalisateur télé Lowney s’en ressent, le laissant prendre le contrôle de l’histoire et en assaisonnant de nombreux gags les péripéties et de références à la culture britannique qui échapperont à plusieurs spectateurs. Colm Meaney lui donne la réplique avec aplomb alors que les autres servent de faire-valoir. Lowney amène quelques scènes de rêves de subtile manière, ce qui permet de pimenter le tout vers une conclusion d’une douce ironie. > Luc Chaput
COMÉDIE SATIRIQUE | Origine : Grande-Bretagne – Année : 2013 – Durée : 1 h 30 – Réal. : Declan Lowney – Int. : Steve Coogan, Colm Meaney, Felicity Montagu, Darren Boyd, Simon Greenall, Anna Maxwell Martin – Dist. / Contact : VSC | Horaires / Versions / Classement : Cineplex
MISE AUX POINTS
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EN QUELQUES MOTS
★★★ ½
Malgré les faiblesses de son premier long métrage, Le Petit Ciel (1999), on décelait chez Jean-Sébastien Lord une certaine désorganisation intentionnelle dans la mise en scène, bordélique, libre de tous les codes normalement utilisés, sincère, nous laissant croire à une suite prometteuse. Le pari est vachement réussi. Ce deuxième long métrage dévoile un cinéaste mûr, observateur de la société contemporaine, n’ayant plus rien à prouver que de mettre en scène un film qui fonctionne admirablement bien dans sa construction, portrait d’une société écorchée, montrant des situations qui poussent les individus à remettre en question leur comportement, laissant la porte ouverte à de nombreuses possibilités. Certains lui reprocheront d’avoir choisi la voie de la facilité. Faux, puisqu’il s’agit ici d’un film qui, malgré des apparences à double sens, propose une vision de l’existence objective et subtilement réaliste. Il y a, dans L’Ange gardien, quelque chose qui ressemble au néant, au rien, à ce sentiment qui nous laisse parfois sans défense. Dans notre cinéma, il y a là un grand risque à exprimer une telle proposition, mais Jean-Sébastien Lord maîtrise son matériau jusqu’à lui attribuer une âme.
Délaissant les critiques théologiques du Petit Ciel, il se penche cette fois-ci sur des idées proches de l’être et de ses expériences dans la vie : la peur de vieillir, les conflits intergénérationnels, la complexité du deuil et l’amour parental, plus fort que tout. Mais ce qui frappe d’emblée dans ce récit, également sur la solitude et la recherche de l’autre, demeure la création d’atmosphères, notamment en milieu clos. Sensations de malaise et de résignation que manifeste un Guy Nadon exceptionnel, tant dans sa physicalité et sa gestuelle que dans son rapport aux individus. La relation ambiguë père/fille prend soudain d’autres formes que le cinéaste aborde avec une émouvante sensibilité.
Avec L’Ange gardien, Jean-Sébastien Lord a construit une œuvre singulière qui ne pourra être apprécié qu’en écoutant les divers mouvements sonores et narratifs que déploie le film, les non-dits, les silences, certaines paroles qui se chuchotent, se confondent et résonnent comme des bruits qui nous éveillent de notre torpeur. Si Sophie Desmarais est considérée comme la nouvelle vedette du cinéma indépendant québécois, Marilyn Castonguay (notamment remarqué dans les Podz, L’Affaire Dumont et Miraculum) lui emboîte le pas avec une assurance loin d’être concurrentielle. Indéniablement, L’Ange gardien est une belle réussite de notre cinématographie. >> Élie Castiel
DRAME | Origine : Canada [Québec] – Année : 2014 – Durée : 1 h 34 – Réal. : Jean-Sébastien Lord – Int. : Guy Nadon, Marilyn Castonguay, Patrick Hivon, Véronique Le Flaguais, Frédéric Pierre – Dist. / Contact : K-Films Amérique | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex
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EN QUELQUES MOTS
★ ½
Après le beau Il y a longtemps que je t’aime (2008) et le sensible Tous les soleils (2011), Philippe Claudel continue sa démarche sur le thème de l’affect. Ici, il est question de la crise existentielle d’un homme vieillissant qui s’accomode tant bien que mal des hasards de la vie, notamment en ce qui a trait à une relation amoureuse qui se pointe à l’improviste et qui s’annonce compliquée. Les interprètes principaux, faisant preuve de ténacité, n’arrivent cependant pas à voiler les dialogues trop appuyés et certaines séquences paraissent douteuses, voire même inutiles. La fin du film donne une sensation d’inachevé alors que la catharsis qui doit avoir lieu ne se réalise pas, ou tout au plus n’offre qu’un dénouement totalement artificiel. Dommage car il s’agit d’un réalisateur qui a été plus convaincant dans ses deux premières productions, nous laissant des promesses malheureusement non tenues.> Élie Castiel
DRAME | Origine : France / Luxembourg – Année : 2013 – Durée : 1 h 42 – Réal. : Philippe Claudel – Int. : Daniel Auteuil, Kristin Scott Thomas, Richard Berry, Leïla Bekhti – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Beaubien – Cineplex
MISE AUX POINTS
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