En salle

Gringo

8 mars 2018

| PRIMEUR |
Semaine du 9 au 15 mars 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Harold, employé modèle, travaille pour une compagnie pharmaceutique américaine. En voyage d’affaires au Mexique, il apprend de façon fortuite que sa femme le quitte pour son propre patron. Cette découverte le plonge dans un profond désarroi et l’amène à revoir sa loyauté professionnelle. En attendant…

CRITIQUE
Pascal Grenier

★★ ½

LES GORILLES ET LA BANANE

Dix ans après The Square, l’Australien Nash Edgerton renoue avec le drame criminel avec ce second long métrage de facture agréable, mais sans plus. À mi-chemin entre les romans de Elmore Leonard et les premiers films de Quentin Tarantino revu et corrigé par Steven Soderbergh, Gringo offre un spectacle à l’ancienne avec ce récit touffu et rempli de rebondissements. Cependant, ce qui ressort surtout de ce film est le côté artificiel et les nombreuses invraisemblances du récit.

C’est comme si on assistait à une fable morale et moderne constituée de personnages colorés ou stéréotypés (les méchants mexicains qui contrôlent le cartel de drogue) nageant entre deux eaux. Flirtant avec le film choral, la comédie, le film noir en passant par le drame sentimental, tout y passe sans jamais réussir à convaincre entièrement car le facteur wow n’est jamais au rendez-vous.

À mi-chemin entre les romans de Elmore Leonard et les
premiers films de Quentin Tarantino revu et corrigé
par Steven Soderbergh,
Gringo offre un spectacle à
l’ancienne avec ce récit touffu et rempli de rebondissements.

David Oyelowo (Selma, Queen of Katwe) s’en sort plutôt bien dans le rôle d’un homme qui se met dans de beaux draps en cherchant à vouloir arnaquer son patron et meilleur ami (Joel Edgerton, le frère cadet du réalisateur dans un rôle curieusement effacé) après que ce dernier cherchait à le piéger au Mexique. Également productrice, Charlize Theron se distingue aussi dans ce rôle d’une femme séductrice et arriviste. En somme, Gringo est un divertissement honnête qui, sans trop chercher, se laisse regarder sans déplaisir, mais que l’on oublie rapidement aussitôt la séance terminée.

Sortie : vendredi 9 mars
V.o. : anglais / Version française
La rançon

Réalisation
Nash Edgerton

Genre : Comédie d’action – Origine : États-Unis – Année : 2018 – Durée : 1 h 51 – Dist. : V V S.

Horaires & info.
@ Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
(Violence / Langage vulgaire)

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen.Mauvais. O Nul. ½ [Entre-deux-cotes]

Laung Laachi

| PRIMEUR |
Semaine du 9 au 15 mars 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Récemment marié, un couple decide de vivre ensemble, mais comme des étrangers. Le mari, par contre, ne voit cette arrangement inhabituel de la même façon.

SANS
COMMENTAIRES

Sortie : vendredi 9 mars
V.o. : punjabi ; s.-t.a.
Laung and Laachi

Réalisation
Amberdeep Singh

Genre : Drame romantique – Origine : Inde – Année : 2018 – Durée : 2 h 17 – Dist. : Imitiaz Mastan.

Horaires & info.
@ Cineplex

Classement
Tout public
(Déconseillé aux jeunes enfants)

The Hurricane Heist

| PRIMEUR |
Semaine du 9 au 15 mars 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Un ouragan s’apprête à frapper la petite ville de New Hope, en Alabama. Quelques trente mercenaires vont profiter de l’occasion pour s’emparer de la trésorerie locale.

SANS
COMMENTAIRES

Sortie : vendredi 9 mars
V.o. : anglais

Réalisation
Rob Cohen

Genre : Drame – Origine : États-Unis – Année : 2018 – Durée : 1 h 40 – Dist. : Equinoxe Films.

Horaires & info.
@ Cineplex

Classement
Tout public
(Déconseillé aux jeunes enfants)

The Strangers: Prey at Night

| PRIMEUR |
Semaine du 9 au 15 mars 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Voulant se rapprocher de leurs enfants pendant les vacances scolaires, le couple formé de Mike et de Cindy se retrouvent dans un parc de maisons mobiles. Mais les adolescent vont faire une macabre découverte dans cet endroit desert.

SANS
COMMENTAIRES

Sortie : vendredi 9 mars
V.o. : anglais / Version française
Les inconnus: Proies nocturnes

Réalisation
Johannes Roberts

Genre : Suspense d’épouvante – Origine : États-Unis – Année : 2018 – Durée : 1 h 26 – Dist. : Entract Films.

Horaires & info.
@ Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
(Violence)

 

Thoroughbreds

| PRIMEUR |
Semaine du 9 au 15 mars 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Deux amies d’enfance, Lily et Amanda, se retrouvent après quelques années. Ensemble, elles préparent un plan démoniaque qui consiste à se débarrasser du beau-père de Lily, un homme qu’elles croient manipulateur et contrôlant.

CRITIQUE
Guillaume Potvin

★★★

LA MORALE DISCRÈTE DE LA BOURGEOISIE

Il y avait, au tournant des années 2000, une petite vague de films à suspense destinés aux adolescents dans lesquels se mêlaient sexe, meurtres et, pour les plus intéressants d’entre eux, conflits de classes sociales. D’un côté, les thrillers protoérotiques comme Wild Things et Cruel Intentions, conçus pour titiller les désirs naissants des adolescents, et de l’autre, ceux qui favorisaient plutôt l’esthétique kitsch, poussant l’artifice jusqu’au pastiche, tels que Jawbreaker ou son précurseur Heathers.

En ce sens, Thoroughbreds renoue avec cette tradition — et fait même une allusion passagère à Swimfan (John Polson, 2002) — tout en la rehaussant d’une vision artistique qui manquait bien souvent aux films précédents. Le réalisateur Cory Finley, prenant ici ses premiers pas de réalisation en adaptant sa propre pièce de théâtre, fait preuve d’un esthétisme extrêmement soigné et séduisant. Cependant, pour ce qui est du scénario, il s’agit d’une toute autre histoire.

C’est en somme une série de questions intéressantes
que postule
Thoroughbreds : la sociopathie est-elle « contagieuse » ?
Peut-on l’assimiler ? Y a-t-il des contextes sociaux qui
favorisent son développement ? La sociopathie
favorise-t-elle les individus des hautes classes sociales ?

Thoroughbreds relate l’histoire d’Amanda et Lily, deux amies reprenant contact après que des bouleversements dans leurs vies respectives les aient séparées. Pour Lily, il s’agit de son emménagement chez Mark, son nouveau beau-père, un homme contrôlant, obscènement opulent qui se définit principalement par l’affirmation de sa virilité. Amanda quant à elle se remet petit à petit d’un épisode déclanché par ses problèmes de santé mentale. Cet épisode lui a valu d’être hospitalisé et a profondément teint sa réputation au sein de son école secondaire. Depuis, on la perçoit comme une désaxée, Lily incluse. La raison étant qu’Amanda démontre des symptômes antisociaux : puisqu’elle n’éprouve aucun sentiment véritable, elle feint les émotions en étudiant ceux des autres. Ainsi, pour elle, la manipulation et le meurtre s’avèrent des solutions envisageables au règlement de problèmes typiques du passage à l’âge adulte.

C’est en somme une série de questions intéressantes que postule Thoroughbreds : la sociopathie est-elle « contagieuse » ? Peut-on l’assimiler ? Y a-t-il des contextes sociaux qui favorisent son développement ? La sociopathie favorise-t-elle les individus des hautes classes sociales ? Non seulement Finley ne se positionne-t-il pas sur ces questions, mais son scénario les effleure à peine. Ces thèmes fertiles se cachent sous la surface glaciale du film et ne demandent qu’à être explorés, mais on les laisse malheureusement de côté au profit d’effets de suspense réussis, mais typiques. Constat final : le réel talent qui se dégage de Thoroughbreds, bien qu’il s’agisse originalement d’une pièce de théâtre, n’est pas dramaturgique ou scénaristique, mais bien de l’ordre de la mise en scène et du langage cinématographique. En ce sens, Cory Finley est une révélation à surveiller, car qui sait ce que pourrait être le résultat si on lui confiait des scénarios à la hauteur de sa maîtrise technique.

Sortie : vendredi 9 mars
V.o. : anglais / Version française
Pur sang

Réalisation
Cory Finley

Genre : Suspense psychologique – Origine : États-Unis – Année : 2017 – Durée : 1 h 32 – Dist. : Universal Pictures.

Horaires & info.
@ Cineplex

Classement
Tout public

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. O Nul. ½ [Entre-deux-cotes]

Une famille syrienne

| PRIMEUR |
Semaine du 9 au 15 mars 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
En Syrie, le conflit fait rage. Une mère et ses enfants sont cachés dans leur appartement délabré. Chaque sortie est dangereuse, mais ils ne peuvent survivre sans eau. Les tireurs sont toujours aux aguets de tout ce qui respire à l’extérieur. Mais l’instinct de survie parmi ces clandestins n’en est que plus renforcé.

CRITIQUE
Charles-Henri Ramond

★★★

SURVIVRE

Avec ce second long métrage de fiction, le Belge Philippe van Leeuw (également directeur photo pour de nombreux cinéastes, dont Bruno Dumont), signe une œuvre d’une grande intensité dans laquelle des civils impuissants sont pris au piège de l’horreur. Repliés sur eux-mêmes, ils partagent les quelques pièces d’un appartement situé en plein cœur du chaos, comme suspendus dans un éther improbable où la vie et la mort ne font qu’un. Hautement métaphorique, Une famille syrienne nous rappelle sans jamais la nommer l’état indescriptible qui secoue depuis trop longtemps déjà ce petit pays du Proche-Orient.

Au lieu de faire de son contexte sociopolitique un prétexte à dénonciation, Van Leeuw se concentre sur le drame intérieur de ses protagonistes. Son conflit est aussi universel que sa galerie de visages fatigués, de jeunesse en attente, de retraite brisée. Dans cet appartement-théâtre, ses personnages, emblématiques d’une insupportable lassitude, sont enfermés dans un espace restreint qui n’est rien d’autre qu’un miroir à la bestialité de notre monde.

Le cinéaste capte les tensions et les lâchetés de
ces êtres situés dans un entre-deux irréel, trop
occupés à survivre pour être vraiment vivants.

Le schéma en huis clos est bien connu des films de guerre (Das Boot de Wolfgang Petersen, In Darkness d’Agnieszka Holland pour ne citer qu’eux). Van Leeuw en offre une nouvelle version, aride certes, mais sans cesse oppressante. Sa caméra se faufile avec adresse dans les dédales de ce lieu circonscrit entre une porte barricadée et une fenêtre donnant sur le champ de bataille. Au-delà de ces ouvertures, il y a l’autre. Celui qui tue, celui qui viole. Et dans l’appartement, il y a l’attente, la peur et, de temps en temps, la normalité.

Le cinéaste capte les tensions et les lâchetés de ces êtres situés dans un entre-deux irréel, trop occupés à survivre pour être vraiment vivants. Patiemment, il compose des portraits métaphoriques, aussi sensibles qu’abstraits. Mais force est de constater qu’une certaine distance s’installe et que l’émotion ne passe pas toujours malgré l’intensité du jeu de Hiam Abbass, impeccable.

Sortie : vendredi 9 mars
V.o. : arabe ; s.-t.a. & s.-t.f
Insyriated / Wan famil syrian

Réalisation
Philippe Van Leeuw

Genre : Drame – Origine : Belgique / France / Liban – Année : 2017 – Durée : 1 h 26 – Dist. : MK2/Mile-End.

Horaires & info.
@ Cinéma du ParcCinémathèque québécoise

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
(Violence)

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. O Nul. ½ [Entre-deux-cotes]

Before We Vanish

1er mars 2018

Semaine du 2 au 8 mars 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Des évènements hors du commun marquent la vie de quelques personnages, quelque part, au Japon.

Suite

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