En salle

The Son of Bigfoot

29 mars 2018

| PRIMEUR |
Semaine du 30 mars au 5 avril 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Un adolescent rêveur et timide découvre que son père n’est nul autre que Bigfoot.

Sans
COMMENTAIRES

Sortie : vendredi 30 mars
V.o. : anglais / Version française
Bigfoot Junior

Réalisation
Jérémie Degruson, Ben Stassen

Genre : Animation Origine : États-Unis / France / Belgique – Année : 2017 – Durée : 1 h 31 – Dist. : [Cinémas Guzzo].

Horaires & info.
@ Guzzo

Classement
Tout public

 

Foxtrot

22 mars 2018

| PRIMEUR |
Semaine du 23 au 29 mars 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Les Feldmann, Michael et Daphna, forment un couple heureux en Israël. On leur apprend soudain que leur fils Jonathan, soldat de l’armée, est mort au combat. Comment vivre ce deuil ? Comment vivre dans un pays qui doit payer cher pour qu’il puisse continuer à exister ?

COUP DE CŒUR
Élie Castiel

★★★★★

L’UTOPIE DES POSSIBLES

Suite

Hichki

| PRIMEUR |
Semaine du 23 au 29 mars 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Naina Mathur veut devenir enseignante, mais comme elle souffre de la maladie de Gilles de La Tourette, toutes ses demandes d’emploi sont rejetée. Lorsqu’elle trouve enfin l’emploi révé, elle doit faire face à des élèves indisciplinés.

SANS
Commentaires

Sortie : vendredi 23 mars
V.o. : anglais, hindi ; s.-t.a.
Hiccup

Réalisation
Siddarth Malhotra

Genre : Comédie dramatique Origine : Inde – Année : 2017 – Durée : 1 h 57 – Dist. : Imtiaz Mastan.

Horaires & info.
@ Cineplex

Classement
Tout public

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes]

How Viktor “The Garlic” Took Alexey “The Stud” to the Nursing home

| PRIMEUR |
Semaine du 23 au 29 mars 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Vitka, un orphelin de 27 ans, caresse le rêve de quitter sa famille pour retrouver la liberté. Mais il fait la rencontre de son père, un criminel. Cette découverte le pousse à prendre une décision.

CRITIQUE
Élie Castiel

★★★★

TVER NE CROIT PAS AUX LARMES

Suite

L’homme de l’Isle

| PRIMEUR |
Semaine du 23 au 29 mars 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Gilles Gagné, guide de chasse, se remémore les moments privilégiés qu’il a partagés pendant près de trente ans avec le peintre Jean-Paul Riopelle sur l’Isle aux Oyes, au cœur du fleuve Saint-Laurent.

CRITIQUE
Élie Castiel

★★★★

LE BEAU DÉSIR DE DIRE

Quel magnifique film que L’homme de l’Isle, évoquant les meilleurs documentaires de l’époque-(Michel)Perrault, dont l’hommage transparaît ici, dans divers plans de la nature. Mais parler d’une amitié improbable entre deux individus de milieux opposés tend du pari risqué, d’une part pour les vrais intervenants Gilles Gagné et Jean-Paul Riopelle (par la présence de sa force créatrice) qui finissent par la cultiver et en faire un souvenir de vie ; mais de l’autre, pour Bruno Boulianne qui, à travers les images en mouvement, doit procéder à un travail de mémoire et de lieux de tournage pour rendre justice aux deux principaux intéressés.

Gilles Gagné est un être extraordinaire, de ces Québécois qui ne parlent pas pour rien dire, car pour l’Homme d’une certaine génération, particulièrement celui des territoires lointains, ruraux et purement sauvages, hors des grandes villes, la parole est mesurée. Et Boulianne présente cette caractéristique avec une attendrissante quasi volupté.

Soulignons que la délicatesse de la direction photo d’Alex Margineanu épouse harmonieusement cette toile de Riopelle au titre énigmatique, L’hommage à Rosa Luxembourg, sans doute pour conjuguer la liberté naturelle des lieux et la vision politique de la militante socialiste et essayiste marxiste juive, née en Pologne, et devenue plus tard, intellectuelle engagée, à une époque où ces idéologies n’étaient pas vues comme des utopies.

Leçon de vie, amour de la nature, importance de l’art
dans la culture de tout peuple qui se respecte, le film de
Bruno Boulianne est sans contredit l’un des plus beaux
poèmes d’amour consacrés à notre cinématographie nationale.

Pendant trois décennies, Jean-Paul Riopelle a eu comme guide, Gilles Gagné, avec le temps, une sorte d’alter ego spirituel puisque présent dans la création de l’artiste. La caméra de Margineanu et celle de François Vincelette deviennent ainsi les témoins privilégiés d’une belle histoire d’amitié où la nature sauvage et ses habitants et l’art se rejoignent pour finalement devenir des complices, chacun avec sa propre richesse.

Car avant tout, L’homme de l’Isle est un bouleversant récit sur l’art et la création, mais également sur la passation de l’esprit critique ; sur ce point, Gilles Gagné visite tous les ans le Musée de Québec pour rendre visite à la toile. Et à chaque fois, il découvre qu’elle est différente. Une autre façon de dire humblement qu’il découvre à chaque rendez-vous quelque chose de fondamental qui lui aurait échappé auparavant.

Leçon de vie, amour de la nature, importance de l’art dans la culture de tout peuple qui se respecte, le film de Bruno Boulianne est sans contredit l’un des plus beaux poèmes d’amour consacrés à notre cinématographie nationale. Cinéma qui, par ses documentaires notamment, propose ses plus magnifiques fleurons.

Sortie : vendredi 23 mars
V.o. : français 

Réalisation
Bruno Boulianne

Genre : Documentaire Origine : Québec [Canada] – Année : 2017 – Durée : 1 h 12 – Dist. : Les Films du 3 mars.

Horaires & info.
@ Cinémathèque québécoise

Classement
Tout public

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes]

Le brio

| PRIMEUR |
Semaine du 23 au 29 mars 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Étudiante en première année de droit à l’Université Paris II Panthéon-Assas, Neïla Salah se présente à l’un de ses cours avec quelques minutes de retard. Cette arrivée déconcentre le professeur Pierre Mazard, un homme reconnu pour sa rigidité. Profondément irrité par ce qu’il considère comme de l’irrévérence, Mazard insulte Neïla et stigmatise ses origines arabes devant tout le groupe.

CRITIQUE
Élie Castiel

★★★

APPRENDRE OU À LAISSER

En bon méditerranéen, Yvan Attal est direct dans son propos, ne passe pas par quatre chemins devant les arguments racistes et parfois même inconsciemment misogynes de son personnage principal masculin, campé par un Daniel Auteuil, en pleine possession de ses moyens. Mais nous pardonnons ces offenses tant le scénario fait l’apologie du bien parler, art en perte rapide de vitesse, particulièrement depuis la mondialisation qui suit une tendance anglophone, quel que soit l’endroit du monde.

Les intentions sont claires et la mise en scène suit une approche grand public avec le doux désir de plaire au plus grand nombre, certes, mais avec intelligence, un cœur qui rime avec les émotions (sans trop s’étendre sur ce chapitre) et donnant la possibilité à une équipe de comédiens de briller dans leurs rôles respectifs.

Le brio est un film qui se savoure au présent,
s’ajuste à une certaine façon d’enseigner, mais
finalement, donne l’occasion aux contraires de
finir par s’entendre dans un endroit qui n’est
probablement  pas le meilleur des mondes possibles.

Entre Pygmalion et la jeune fille, une leçon de vie, une recherche du bon mot, un monologue qui se transforme en dialogue et, finalement, un respect de la part du réalisateur pour la langue française qui, dernièrement, il faut l’avouer, fait souvent la manchette.

Le brio est un film qui se savoure au présent, s’ajuste à une certaine façon d’enseigner, mais finalement, donne l’occasion aux contraires de finir par s’entendre dans un endroit qui n’est probablement pas le meilleur des mondes possibles.

Sortie : vendredi 23 mars
V.o. : français

Réalisation
Yvan Attal

Genre : Drame – Origine : France / Belgique – Année : 2017 – Durée : 1 h 35 – Dist. : A-Z Films.

Horaires & info.
@ Cinéma BeaubienCineplex

Classement
Tout public

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes]

Madame

| PRIMEUR |
Semaine du 23 au 29 mars 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Anne réalise que treize convives seront présents au souper mondain qu’elle prépare dans sa luxueuse résidence parisienne. Afin de corriger cette fausse note, elle demande à sa bonne, Maria, de se joindre au groupe en dissimulant sa véritable identité.

CRITIQUE
Julie Vaillancourt

★★ ½

DÎNER MONDAIN

Dans son plus récent film, Amanda Sthers pose, une fois de plus, son regard sur les relations interpersonnelles. Si avec Je vais te manquer (2009), la réalisatrice française s’intéressait au croisement de six destinées, Madame explore le destin croisé de divers personnages, dans le contexte d’un dîner mondain. Alors qu’Anne (Toni Collette), fortunée américaine, s’apprête à donner un grand souper bourgeois dans sa demeure parisienne, elle apprend qu’un treizième couvert est posé à table pour Steven, le fils du premier mariage de Bob (Harvey Keitel), son époux. Superstitieuse, elle désire à tout prix un quatorzième invité pour conjurer le mauvais sort. Cette prémisse scénaristique, plutôt faible pour motiver l’action, engendrera pourtant les péripéties de Madame, puisque la domestique Maria (Rossy de Palma), prendra place à la table, sans dévoiler le secret de son identité.

Si Rossy de Palma incarne à merveille la domestique décalée de son milieu, amenant quelques situations cocasses, le dîner n’égale en rien celui orchestré par Francis Veber (Le dîner de cons, 1998). La mascarade continue bien après le repas, alors que David, un expert en art issu de la noblesse britannique tombe sous le charme de la domestique espagnole. Ainsi, le film se concentre sur les relations amoureuses et interpersonnelles, caractérisées par les non-dits identitaires et relationnels, au sein du couple (improbable) formé de Maria et David, mis en parallèle avec celui d’Anne et Bob, le couple mondain.

Le film propose une critique
douce-amère de nos sociétés capitalistes.

Critique sociale du capitalisme, mise en scène du fait de la mascarade identitaire du dîner et de ses superficialités bourgeoises, Madame ne propose cependant pas une trame narrative nouvelle, mais une situation maintes fois explorée dans le cinéma (français). D’ailleurs, dans Venise sous la neige (2017), Elliott Covrigaru avait récemment usé de la mascarade identitaire, lors d’un dîner. Cela dit, Madame vaut pour le jeu des actrices et la mise en scène de deux femmes qui semblent, a priori, aux antipodes : Toni Collette incarne la femme mondaine et blasée, à la fois autoritaire et maternelle, qui manque de confiance, bien qu’elle doive l’incarner, alors que Rossy de Palma (au physique atypique, mais charismatique à souhait) est l’immigrée à la confiance tranquille travaillant d’arrache-pied pour subvenir aux besoins de sa fille, tout en rêvant du prince charmant. Certes, très différentes, ces deux femmes représentent à la fois plusieurs femmes et se rejoignent dans leurs oppressions communes : le fait d’être femme et de devoir constamment négocier leurs identités, selon les caprices du patriarcat. Bien que Madame aurait gagné à déclencher davantage de rires afin de mettre la table pour les systèmes qu’il dénonce, le film propose une critique douce-amère de nos sociétés capitalistes.

Sortie : vendredi 23 mars
V.o. : anglais, espagnol, français ; s.-t.a. & s.-t.f.

Réalisation
Amanda Sthers

Genre : Comédie dramatique Origine : France– Année : 2017 – Durée : 1 h 31 – Dist. : TVA Films.

Horaires & info.
@ Cineplex

Classement
Tout public

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon. ★★ Moyen. Mauvais. ½ [Entre-deux-cotes]

 

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