En couverture

Semaine du 30 septembre au 6 octobre 2011

29 septembre 2011

LE FILM DE LA SEMAINE…

RESTLESS (Sans répit)
DRAME | États-Unis 2011 – Durée : 91 minutes – Réal. : Gus Van Sant – Int. : Mia Wasikowska, Henry Hopper, Ryo Kase – Dist. : Métropole | Horaires / Versions / Classement : AMC

Résumé
Un orphelin fasciné par les enterrements développe une relation amoureuse avec une jeune fille en phase terminale de cancer.

En quelques mots
La grâce finit par opérer par la présence des deux jeunes interprètes, entre l’humour noir d’Henry Hopper (à l’aspect plus lisse que Dennis, son père) et la vitalité gracile de Mia Wasikowska (la Alice de Burton, avec ses airs de Jean Seberg et Mia Farrow), malgré le modèle vampirique trop Twilight du premier et les looks hybrides de la seconde, qui frisent la parade de mode. Et si la langueur spleenétique de l’omniprésente musique aux accents burtonesques de Danny Elfman finit par crisper, la direction photo (signée Harris Savides, collaborateur attitré du cinéaste), à la fois laiteuse et aveuglante, nous réconcilie avec les plans qui captent l’Amérique des suburbs en plein automne, cette saison entre l’été et l’hiver, période de l’Halloween, des revenants et du fantasme espiègle de la mort. Romance adolescente funèbre et amoureuse aussi décevante que poignante, balade mélancolique à l’amertume convenu, production mercantile tout en émouvante placidité, Restless n’est ni un grand film, ni un échec total. À mi-chemin entre la commande abjecte (car venant d’un cinéaste majeur) et l’objet mitoyen honnête et  modeste (conçu, on l’espère, entre deux projets plus sérieux), il agit tel une étreinte mortelle où la douceur estompe la douleur, tel un film mineur qui impose sa pureté émotive en mode majeur.  >> Mathieu Séguin-Tétreault

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Semaine du 23 au 29 septembre 2011

22 septembre 2011

LE FILM DE LA SEMAINE …

CAFÉ DE FLORE
DRAME | France / Canada [Québec] 2011 – Durée : 120 minutes – Réal. : Jean-Marc Vallée – Int. : Vanessa Paradis, Kevin Parent, Hélène Florent, Evelyne Brochu – Dist. : Alliance | Horaires / Versions / Classement : AMC – Cinéma Beaubien – Cineplex Divertissement

Résumé
À Paris, dans les années 1960, une mère se consacre totalement à son jeune fils trisomique. De nos jours, un DJ montréalais entame une nouvelle histoire d’amour alors que son ex-compagne vit douloureusement cette séparation.

En quelques mots
Six ans après C.R.A.Z.Y.,  Jean-Marc Vallée nous revient avec un film où la musique joue encore un grand rôle. Deux histoires se conjuguent dans un montage parallèle où les redites surgissent. Celle sur l’amour exclusif d’une mère pour son enfant handicapé emploie Vanessa Paradis et Marin Gerrier dans un couple naturellement  très crédible. Dans l’autre où la musique actuelle a encore plus de place étant donné l’emploi du protagoniste, homme dans la quarantaine pris entre deux amours, Hélène Florent, en tant que femme délaissée, domine l’interprétation de ce volet qui contient comme l’autre de beaux moments de mise en scène. Malheureusement, l’explication très new-age qui relie les deux histoires tombe à plat et laisse un goût amer à ce voyage dans le temps où les accords entre les époques semblent plaqués.  >> Luc Chaput

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Opéra de Montréal

18 septembre 2011

LES NOCES DE FIGARO (Le nozze di Figaro)

OPÉRA-BOUFFE de Wolfgang Amadeus Mozart en 4 actes | Livret : Lorenzo da Ponte, d’après la comédie Le Mariage de Figaro de Beaumarchais – Chanteurs principaux : Phillip Addis (le comte Almaviva), Nicole Cabell (la comtesse Almaviva), Figaro (Robert Gleadow), Hélène Guilmette (Susanna), Julie Bouliane (Cherubina), Alexandre Sylvestre (Bartolo), Aidan Ferguson (Marcelina), Aaron Ferguson (Don Basilio, Don Curzio), Frédrique Drolet (Barbarina), Philip Kalmanovitch (Antonio) – Chef d’orchestre : Paul Nadler dirigeant l’Orchestre Métropolitain – Mise en scène : Tom Diamond – Décors : Allen Charles Klein – Costumes : Allen Charles Klein | Prochaines représentations : 20, 22 et 24 septembre, à 19 h 30

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Une investigation cinématographique (6)

16 septembre 2011

>> Sylvain Lavallée

L’acteur

J’espère que vous ne m’avez pas cru. Si certains d’entre vous se mordent les ongles depuis un mois et demi, pris d’une angoisse folle à l’idée de me savoir enfermé dans un sombre cachot, veuillez m’excuser pour ces terreurs injustifiées, mais franchement vous deviez vous en douter un peu. Non, je n’ai pas passé les dernières semaines à lancer une balle contre les parois de ma cellule (quoiqu’il m’arrive parfois de souhaiter que cette captivité fictive soit réelle tant elle permettrait de mieux faire pardonner mon irresponsabilité), je me tiens plutôt dans une chambre d’hôtel, depuis laquelle je tente de rapiécer mon investigation – et du coup, mais avec beaucoup moins de réussite, ma vie familiale, disloquée il y a peu. Je ne voulais pas vous ennuyer avec mes problèmes personnels, il y a déjà bien assez de confidences sur le web, mais comme ceux-ci se mêlent maintenant avec mon investigation de façon beaucoup plus intime que mon histoire d’emprisonnement, je peux difficilement éviter ce retour vers le réel. En effet, Cary Grant m’est présentement des plus précieux : dans ma prison imaginaire, sa simple présence suffisait à briser mon isolement, mais à vrai dire il importait peu que je passe du temps avec Grant ou un autre être filmique, il s’intégrait à mon récit de façon assez arbitraire, alors que dans ma situation présente, certainement plus étouffante qu’une claustration sur laquelle on n’a aucun pouvoir, le personnage type de Grant me procure un réconfort des plus vital.
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Semaine du 16 au 22 septembre 2011

15 septembre 2011

LE FILM DE LA SEMAINE …

DRIVE (Sang froid)
THRILLER | États-Unis 2011 – Durée : 100 minutes – Réal. : Nicolas Winding Refn – Int. : Ryan Gosling, Carey Mulligan, Albert Brooks, Bryan Cranston, Ron Perlman – Dist. : Alliance | Horaires / Versions / Classement : Cineplex Divertissement

Résumé
Mécanicien et cascadeur le jour, un jeune homme solitaire se transforme en chauffeur particulier pour des truands la nuit. Sa vie bascule lorsqu’un braquage dérape.

En quelques mots
Nous ne sommes guère surpris que le tout dernier Festival de Cannes ait décerné le Prix de la mise en scène à ce brillant thriller (d’après la nouvelle de James Sallis) dont l’atmosphère troublante et charnelle constitue un des principaux attraits. Après des films comme, entre autres, l’inspirant Bronson (2008) et Valhalla Rising (2009), fascinant voyage métaphysique malgré un symbolisme un peu trop appuyé, le Danois Nicolas Winding Refn amorce une carrière américaine avec un tel doigté, un sens du rythme aussi surprenant et une si poignante efficacité dans la réalisation que le film annonce une nouvelle voix dans le domaine du cinéma de genre. Si d’une part il est évident que le jeune cinéaste a appris avec rigueur et justesse les leçons  de ses maîtres (tels que Scorsese, Friedkin ou bien encore Yates), force est de souligner l’apport de son directeur photo Newton Thomas Sigel (entre autres, Confessions of Dangerous Mind et Valkyrie) dont certains gros plans majestueux et les quelques contre-plongées confèrent au film un attrait foudroyant. Soulignons la remarquable performance de Ryan Gosling qui mêle ici flegme, rage et sensualité avec une constance sans pareil. Sans oublier qu’il est entouré d’une brochette de comédiens efficaces dans des rôles de composition qui font ressortir des concepts aussi universels et intemporels que la trahison, la vengeance, la puissance de l’amour et la rédemption. Sans aucun doute, une des plus belles promesses de l’année. >> Élie Castiel

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« Prends ça court! » de Spirafilm à Québec

Coopérative qui se consacre au cinéma indépendant, Spirafilm présente la 4e édition de la série Prends ça court le lundi 19 septembre à 20h30, au Cercle, à Québec. Au programme de nombreux courts métrages dont ceux de Frédérick Tremblay, Joel Vaudreuil et Éric Falardeau.

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Une séparation

14 septembre 2011

LE DÉSESPOIR DISCRET DE LA BOURGEOISIE

Récipiendaire de trois Ours à Berlin en 2011, dont l’Ours d’or, Une séparation passe la société iranienne au microscope, y portant un regard dénué de jugement, mais non de lucidité. Voyage au pays d’un antimanichéisme au parfum de grenade.

>>  Anne-Christine Loranger

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