En couverture

Opéra de Montréal

18 septembre 2011

LES NOCES DE FIGARO (Le nozze di Figaro)

OPÉRA-BOUFFE de Wolfgang Amadeus Mozart en 4 actes | Livret : Lorenzo da Ponte, d’après la comédie Le Mariage de Figaro de Beaumarchais – Chanteurs principaux : Phillip Addis (le comte Almaviva), Nicole Cabell (la comtesse Almaviva), Figaro (Robert Gleadow), Hélène Guilmette (Susanna), Julie Bouliane (Cherubina), Alexandre Sylvestre (Bartolo), Aidan Ferguson (Marcelina), Aaron Ferguson (Don Basilio, Don Curzio), Frédrique Drolet (Barbarina), Philip Kalmanovitch (Antonio) – Chef d’orchestre : Paul Nadler dirigeant l’Orchestre Métropolitain – Mise en scène : Tom Diamond – Décors : Allen Charles Klein – Costumes : Allen Charles Klein | Prochaines représentations : 20, 22 et 24 septembre, à 19 h 30

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Une investigation cinématographique (6)

16 septembre 2011

>> Sylvain Lavallée

L’acteur

J’espère que vous ne m’avez pas cru. Si certains d’entre vous se mordent les ongles depuis un mois et demi, pris d’une angoisse folle à l’idée de me savoir enfermé dans un sombre cachot, veuillez m’excuser pour ces terreurs injustifiées, mais franchement vous deviez vous en douter un peu. Non, je n’ai pas passé les dernières semaines à lancer une balle contre les parois de ma cellule (quoiqu’il m’arrive parfois de souhaiter que cette captivité fictive soit réelle tant elle permettrait de mieux faire pardonner mon irresponsabilité), je me tiens plutôt dans une chambre d’hôtel, depuis laquelle je tente de rapiécer mon investigation – et du coup, mais avec beaucoup moins de réussite, ma vie familiale, disloquée il y a peu. Je ne voulais pas vous ennuyer avec mes problèmes personnels, il y a déjà bien assez de confidences sur le web, mais comme ceux-ci se mêlent maintenant avec mon investigation de façon beaucoup plus intime que mon histoire d’emprisonnement, je peux difficilement éviter ce retour vers le réel. En effet, Cary Grant m’est présentement des plus précieux : dans ma prison imaginaire, sa simple présence suffisait à briser mon isolement, mais à vrai dire il importait peu que je passe du temps avec Grant ou un autre être filmique, il s’intégrait à mon récit de façon assez arbitraire, alors que dans ma situation présente, certainement plus étouffante qu’une claustration sur laquelle on n’a aucun pouvoir, le personnage type de Grant me procure un réconfort des plus vital.
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Semaine du 16 au 22 septembre 2011

15 septembre 2011

LE FILM DE LA SEMAINE …

DRIVE (Sang froid)
THRILLER | États-Unis 2011 – Durée : 100 minutes – Réal. : Nicolas Winding Refn – Int. : Ryan Gosling, Carey Mulligan, Albert Brooks, Bryan Cranston, Ron Perlman – Dist. : Alliance | Horaires / Versions / Classement : Cineplex Divertissement

Résumé
Mécanicien et cascadeur le jour, un jeune homme solitaire se transforme en chauffeur particulier pour des truands la nuit. Sa vie bascule lorsqu’un braquage dérape.

En quelques mots
Nous ne sommes guère surpris que le tout dernier Festival de Cannes ait décerné le Prix de la mise en scène à ce brillant thriller (d’après la nouvelle de James Sallis) dont l’atmosphère troublante et charnelle constitue un des principaux attraits. Après des films comme, entre autres, l’inspirant Bronson (2008) et Valhalla Rising (2009), fascinant voyage métaphysique malgré un symbolisme un peu trop appuyé, le Danois Nicolas Winding Refn amorce une carrière américaine avec un tel doigté, un sens du rythme aussi surprenant et une si poignante efficacité dans la réalisation que le film annonce une nouvelle voix dans le domaine du cinéma de genre. Si d’une part il est évident que le jeune cinéaste a appris avec rigueur et justesse les leçons  de ses maîtres (tels que Scorsese, Friedkin ou bien encore Yates), force est de souligner l’apport de son directeur photo Newton Thomas Sigel (entre autres, Confessions of Dangerous Mind et Valkyrie) dont certains gros plans majestueux et les quelques contre-plongées confèrent au film un attrait foudroyant. Soulignons la remarquable performance de Ryan Gosling qui mêle ici flegme, rage et sensualité avec une constance sans pareil. Sans oublier qu’il est entouré d’une brochette de comédiens efficaces dans des rôles de composition qui font ressortir des concepts aussi universels et intemporels que la trahison, la vengeance, la puissance de l’amour et la rédemption. Sans aucun doute, une des plus belles promesses de l’année. >> Élie Castiel

AUTRES SORTIES EN SALLE … Suite

« Prends ça court! » de Spirafilm à Québec

Coopérative qui se consacre au cinéma indépendant, Spirafilm présente la 4e édition de la série Prends ça court le lundi 19 septembre à 20h30, au Cercle, à Québec. Au programme de nombreux courts métrages dont ceux de Frédérick Tremblay, Joel Vaudreuil et Éric Falardeau.

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Une séparation

14 septembre 2011

LE DÉSESPOIR DISCRET DE LA BOURGEOISIE

Récipiendaire de trois Ours à Berlin en 2011, dont l’Ours d’or, Une séparation passe la société iranienne au microscope, y portant un regard dénué de jugement, mais non de lucidité. Voyage au pays d’un antimanichéisme au parfum de grenade.

>>  Anne-Christine Loranger

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Une investigation cinématographique (5)

9 septembre 2011

>> Sylvain Lavallée

Le jeu

Enfin! Vous me pardonnerez ces excès syntaxiques, mais comment exprimer autrement ma liberté reconquise? J’ai besoin de laisser paraître mon exultation et rien de mieux pour ce que les circonvolutions d’une phrase aussi spacieuse que primesautière, comme si mes débordements émotifs ne pouvaient être traduits que par des extravagances syntaxiques (par exemple, l’abondance de parenthèses (et d’autoréflexivité)), mais vous saurez reconnaître qu’il me faut célébrer d’une quelconque façon la fin de ma captivité (même si j’oserais dire qu’elle fut, jusqu’à un certain point, bénéfique), d’autant plus que ma libération doit tout à mes facultés de persuasion (laissez-moi don’ écrire mon apologie), à ma parole qui a su se montrer péremptoire, donc à un dialogue serré, art que j’ai pu développer au cours de cette investigation que je vais maintenant pouvoir conclure en toute liberté, que je dois poursuivre en fait, puisqu’il s’agit du prix de mon affranchissement, la promesse de continuer à publier sur ce site mes entretiens futurs, mes bourreaux ayant finalement compris que je ne suis pas en mesure de leur donner ce qu’ils cherchent, du moins pas encore, alors ils espèrent que je les mène au trésor (ils ne me croient pas, ou préfèrent m’ignorer, quand je leur dis qu’il n’existe pas) – mais, allez-vous me demander, comment avez-vous fait pour négocier alors que vous n’étiez même pas en mesure de leur adresser la parole? je vous répondrai qu’on s’en balance, qu’il vous suffit de savoir qu’ils m’ont entendu, qu’ils m’ont lu et qu’ils m’ont bien gentiment ouvert la porte afin que je puisse réintégrer ce monde que j’ai quitté trop longuement, et me voilà de retour sur les traces de Cary Grant!
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Semaine du 9 au 15 septembre 2011

8 septembre 2011

LE FILM DE LA SEMAINE …

COTEAU ROUGE
COMÉDIE DRAMATIQUE | Canada [Québec] 2011 – Durée : 85 minutes – Réal. : André Forcier – Int. : Céline Bonnier, Roy Dupuis, Gaston Lepage, Louise Laparé, Mario Saint-Amand, Paolo Noël – Dist. : Atopia | Horaires / Versions / Classement : Cinéma Beaubien Cinéma du ParcCineplex Divertissement

Résumé
Sur la Rive-Sud de Montréal, les déboires tragicomiques d’une famille excentrique qui tente de survivre aux aléas de l’existence.

En quelques mots
Prenant racine dans un quartier que le réalisateur connaît bien puisqu’il y habite  directement ou dans les environs depuis longtemps,  ce dernier film d’André Forcier retrouve la truculence de ses débuts jouant  entre le réel et l’imaginaire d’une façon plus simple. On pourrait même voir dans la fable de la mère esturgeon un retour aux sources claniques amérindiennes qui irriguent aussi l’imaginaire québécois. C’est pourtant à un attaque diversifiée sur la gentrification de plusieurs quartiers ouvriers du Québec qui sous-tend cette œuvre du réalisateur de L’Eau chaude, l’eau frette. Au faux semblant des publicités  du promoteur, répond directement la comédie de sa femme qui, nantie d’une mère porteuse très originale, joue parfaitement à la femme enceinte en proie à de nombreux maux. Se place en opposition à ce couple une famille  ancrée depuis longtemps dans le quartier et qui trouvera divers moyens pour répondre de manière originale à ces tentatives d’appropriation de territoire. L’humour est très diversifié et les nombreux acteurs s’y donnent à cœur joie, épaulant le réalisateur dans cette chronique fantaisiste sur la solidarité.  >> Luc Chaput

AUTRES SORTIES EN SALLE …
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