2 novembre 2014
À La Licorne, en 1981, La Déprime crée la surprise avec, sur scène, trois de ses auteurs, Julie Vincent, Denis Bouchard et Raymond Legault. À cette époque, la questions économiques, sociales, politiques et culturelles du Québec avaient besoin de cette rencontre parodique inopinée entre l’actualité et le théâtre ; pour le public, c’était comme s’il s’agissait de voir son propre visage devant un miroir sans tain, un sage reflet de ses propres aspirations du quotidien. L’année d’après, au Centre national des arts à Ottawa, quatre comédiens dominent l’espace scénique. En 1983, la présence de Suzanne Champagne réunit cette fois-ci cinq comédiens. Dans la version Rideau-Vert 2014, Denis Bouchard a retravaillé ce classique du théâtre populaire québécois en espérant lui donner un souffle nouveau. Qu’en est-il en fait ?
30 octobre 2014
Un seul personnage sur scène. Une seule voix. Un décor minimaliste : au fond, un grand mur de bouteilles d’eau minérale amoncelées les unes sur les autres, évoquant à la fois l’enfermement et la froideur de ces usines à production massive ; à l’avant-scène, des chaussures ou des bottes de femmes, une vingtaine en tout. Des victimes innocentes de l’agression.
26 octobre 2014
En 1968, dans sa version originale québécoise au Rideau Vert, Les Belles Sœurs comptait quinze protagonistes féminines. Dans la récente adaptation en anglais, au Centre Segal, elle en compte douze. Mais malgré ce léger écart, Belles Sœurs – The Musical demeure une pièce aussi drôle et poignante qu’au diapason avec un pan particulier de l’Histoire du Québec, un milieu des années 60 où les rêves des oubliés pouvaient se réaliser par des timbres-primes que l’on collait dans un cahier et qu’on échangeait pour des prix. Car en dehors de ses cuisines des quartiers de l’Est montréalais où on rêve d’une autre vie, continuent de se tracer les balbutiements d’une Révolution (bien) tranquille qui ne cessera d’habiter un certain conscient collectif québécois.
25 octobre 2014
Le théâtre expérimental a ceci de particulier qu’il oblige le spectateur à se creuser les méninges pour saisir les véritables enjeux de la pièce dont il est le témoin participatif. Par les temps qui courent, où l’opinion généralisée est devenue la marque déposée, affichant sa médiocrité intellectuelle, il est rafraîchissant et encourageant de constater que certains auteurs (tous arts confondus) non seulement risquent le tout pour le tout, mais s’évertuent à disséminer des voies autres pour une meilleure compréhension de l’art et du monde.
23 octobre 2014
Texte : Élie Castiel
Comme ça, sans que nous nous attendions, un mec super sympa (du moins si l’on en juge par son courriel), 23 ans, hyper cool, nous fait parvenir un lien sur son quatrième court métrage espérant que nous le trouvions prometteur. Damien Kazan nous indique que le tournage (en deux jours) a été difficile, qu’il a été financé sur Ulule, avec un montant 1 000 Euros. Je l’ai revu trois fois. Le mec en question a un sens incroyable de l’image et de la rupture de ton.
20 octobre 2014
Dans son sous-sol très rempli, un homme habillé d’un complet-cravate travaille à son bureau. C’est le bédéiste canadien Seth qui s’affaire. Incluant des entrevues, des présentations à des lancements de livres et des scènes de la vie quotidienne, ce film de Luc Chamberland constitue une très belle introduction à l’œuvre de ce dessinateur qui vient de publier son 22e tome de Palookaville.
Texte : Luc Chaput
Le réalisateur canadien Luc Chamberland a surtout travaillé comme animateur pour des studios d’animation américains (An American Tail: Fievel Goes West). Son intérêt pour Seth l’a amené à proposer ce sujet à l’ONF. Il en résulte un documentaire hybride incluant de brèves adaptations animées d’histoires courtes ou d’introductions à des plus longues qui ressemblent par leur rendu et leur attention aux détails aux œuvres originales.
17 octobre 2014
À l’instar du célèbre Ballet du Bolchoï de Moscou, le Ballet national de l’Opéra de Paris est un incontournable dans le domaine de la danse classique. Le simple fait de prononcer le nom suffit à conquérir un public enthousiaste.
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