26 juillet 2018
RÉSUMÉ SUCCINCT
Ethan s’occupe de ses jeunes frères et sœurs depuis que ses parents sont morts dans un accident tragique. Dans ses temps libres, le jeune homme travaille sur une machine qui peut reproduire de l’électricité sans fil. Mais cet engin possède aussi des pouvoirs maléfiques difficile à contrôler.
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Our House est le remake du court métrage Phasma Ex-Machina présenté à Fantasia en 2010. Dans le genre « fantastique » l’amalgame de science-fiction et de science du paranormal peut s’avérer riche en possibilités. Toutefois, Our House s’oriente vers une approche plus succincte et terre à terre comme l’indique d’ailleurs le titre terriblement anodin du film.
Le surnaturel fait la plupart du temps des apparitions sobres et posées, voire minimalistes. Des bruits étranges, des ombres, le hors-champ et une petite vapeur noire CGI sont les artifices employés avec peu d’effets choc gratuits. Même la « machine » ressemble plus à un système stéréo qu’à un aimant à spectre. Tout en suscitant intrigue et tension, il faut du temps pour que les manifestations paranormales prennent une tournure vraiment menaçante. Une inquiétante silhouette de femme n’apparaît que tard dans le film et le grand spectacle d’effroi ne survient que lors du dénouement.

En fin de compte, le film repose moins sur l’étalage de terreurs surnaturelles et d’émotions fortes que sur le deuil insolite de personnages attachants passant à travers une situation hors norme. D’une certaine façon c’est l’antithèse des films de fantômes ténébreux et maniérés comme ceux de la franchise des Conjuring.
Our House à manifestement été conçu pour le grand public qui ne fréquente guère le cinéma d’horreur graphique et angoissant, d’où son approche fantastique modérée. Cependant, le film ne risque guère de plaire à de nombreux adeptes du genre fantastique plus pur et dur, les vrais aguerris. Pour eux, le film d’Anthony Scott Burns risque de paraître des plus ordinaire et même ennuyeux.
Our House n’en demeure pas moins une production bien faite et efficace. Son principal atout : des jeunes interprètes qui rendent le drame et leurs liens fraternels authentiques. Kate Moyer en particulier fait mouche dans son rôle d’adorable petite sœur un brin frondeuse.
Bien que sorti en salle, il s’agit là d’un film qui, par son cadre intime et son approche modérée du fantastique, convient plus à une diffusion télévisuelle.
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Genre
Épouvante
Origine
Canada
Allemagne
USA
Année : 2017 — Durée : 1 h 30
Distributeur
Entract Films
Horaires & info.
@ Cineplex
Classement
Interdit aux moins de 13 ans
Horreur
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MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Mauvais. 0 Nul
½ [Entre-deux-cotes]
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L’acteur indien Sanjay Dutt n’a pas tourné régulièrement ces dernières années comme auparavant. Des démêlés avec la justice de son pays l’ont éloigné de Bollywood (voir Sanju). Retour en force dans cette troisième partie d’une saga royale où les personnages sont pris entre le désir du pouvoir et le revers de la trahison. Tous sont aussi coupables qu’innocents, jouant à un jeu d’échecs où tous les pions nourrissent des idées de vengeance, de sourdes intentions et d’un mélange de vice et de fausse vertu.
Mais ce qui retient l’attention dans le film de Tigmanshu Dhulia, c’est l’équilibre de Dutt, sans doute ayant appris ces derniers temps à tenir ses distances avec le vedettariat. Son rôle n’est pas le principal, et tant mieux. Il est ici, contrairement à ses films précédents, avant le scandale, plus humble, redonnant aux autres comédiens leurs droits.
Et la femme, issue de la royauté peut être aussi courageuse que cruelle que les hommes. Devant une classe sociale qui disparaît comme peau de chagrin et que le réalisateur présente dans ses ultimes soubresauts, le spectateur devient également le témoin d’un genre rarement évoqué dans le cinéma d’aujourd’hui et qui sombrera probablement dans l’oubli.
Si Tigmanshu observe les commandements de l’industrie bollywoodienne (chants, danses), il le fait avec un sens inné de la rigueur et particulièrement de la modération. La direction photo de Amalendu Chaudhary sculpte les corps (autant masculins que féminins) avec une extase contagieuse. Pour un film indien grand public, c’est plutôt osé. Mais c’est dans les diverses atmosphères d’une intrigue parfois tarabiscotée que Chaudhary exerce sa plus grande influence, transformant toutes ces charges d’émotion en atmosphères glauques, tantôt clinquantes et souvent destructrices. Jimmy Sheirgill se dépasse dans un rôle ambigu, face à Dutt, d’une humilité lumineuse comme jamais antérieurement.

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Genre
Drame criminel
Origine
Inde
Année : 2018 – Durée : 2 h 20
Distributeur
Imtiaz Mastan
Horaires & info.
@ Cineplex
Interdit aux moins de 13 ans
Violence
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MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Mauvais. 0 Nul
½ [Entre-deux-cotes]
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Genre
Drame politique
Origine
États-Unis
Année : 2017 – Durée : 1 h 31
Distributeur
TVA Films
Horaires & info.
@ Cineplex
Classement
Tous publics
Déconseillé aux jeunes enfants
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