En salle

Baby Driver

29 juin 2017

RÉSUMÉ SUCCINCT
Un jeune chauffeur est obligé de collaborer à des vols de banque pour rembourser une dette.

CRITIQUE
★★★ ½

LA MUSIQUE AUSSI PEUT
CASSER DES BRIQUES

ÉLIE CASTIEL

Son long métrage Shaun of the Dead (2004) nous avait agréablement supris, reconnaissant en Edgar Wright un jeune cinéaste original. Disciple incontestable d’un Quentin Tarantino nouvelle mouture, il s’éclate comme on l’a vu rarement dans Baby Driver, titre d’autant plus saugrenu qu’il évoque son côté romantique et en même temps voyou.

Baby Driver

Figures paradoxales et opposées que le jeune Ansel Elgort, à peine 23 ans, défie avec un enthousiasme délirant, cynique, attendrissant, confirmant la montée d’une nouvelle génération de vedettes hollywoodiennes prête à tout rafler. Les héros d’aujourd’hui, on les prend directement du berceau. C’est la loi féroce d’un milieu d’une industrie qui carbure au succès et au pognon.

C’est masculin, viril, misogyne… et puis quoi ? Un film
grand public sans complexes, usant des codes ancrés
dans les genres action/poursuites/vigueur masculine avec
délectation. Quelques one-liners (dans leur version originale
anglaise) resteront longtemps dans notre mémoire.

C’est un film pour les milléniaux et peut-être ceux et celles d’une génération avant. Mais il est question surtout de mise en scène : volontairement/jouissivement brouillonne, calquant sans aucune gêne, comme nous l’avons dit, le Tarantino de Pulp Fiction, mais en plus rude et décomplexé. Sans rien vous dévoiler, il y a des moments magiques/majestueux, des retournements de situations spectaculaires et, alors qu’on ne s’y attend pas du tout, une vision du monde positivement optimiste, assumant son côté manichéennement dualiste avec une impressionnante décontraction.

C’est masculin, viril, misogyne… et puis quoi ? Un film grand public sans complexes, usant des codes ancrés dans les genres action/poursuites/vigueur masculine avec délectation. Quelques one-liners (dans leur version originale anglaise) resteront longtemps dans notre mémoire. Ne le cachons pas : Baby Driver confirme la présence d’une nouvelle forme de cinéphilie, celle dont les films empruntent les paramètres rigides du cinéma commercial, en intégrant savamment un regard tout à fait personnel et innovant sur les images en mouvement. Quant aux autres comédiens, ils savourent chaque moment de leurs prestations. Sans oublier, bien évidemment, une bande son superbement déchaînée.

 Présortie limitée : mercredi 28 juin 2017
Sortie : vendredi 30 juin 2017
V.o. :  anglais / s.-t.f. & Version française

Baby le chauffeur

Genre : Action  – Origine : États-Unis –  Année :  2017 – Durée :  1 h 53 – Réal. :  Edgar Wright – Int. : Ansel Elgort, Lily James, Kevin Spacey, Jamie Foxx, John Hamm, CJ Jones – Dist. :  Columbia Pictures.

Horaires
@ 
  Cinéma du Parc Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
(Violence / Langage vulgaire)

MISE AUX POINTS
★★★★★  Exceptionnel★★★★  Très Bon★★★  Bon★★  Moyen★  Mauvais½  [Entre-deux-cotes]  –  LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

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