En salle à Montréal

Free Fire

20 avril 2017

RÉSUMÉ SUCCINCT
En 1978 à Boston, un membre de l’armée république irlandaise (IRA) se rend dans une usine désaffectée avec des complices pour effectuer une transaction d’armes automatiques. Le marchand d’armes et sa bande se montrent belliqueux et l’un d’eux déclenche une fusillade qui dégénère en règlement de compte.

EN QUELQUES MOTS
★★
Texte : André Caron

Le réalisateur britannique Ben Wheatley s’intéresse depuis ses premiers films (Down Terrace, Kill List) au milieu interlope et à leurs projets criminels qui tournent mal. Avec le récent High Rise, c’est une société entière du futur qui se dérègle à l’intérieur de la tour symbolique du titre. Free Fire se concentre sur quelques malfrats et terroristes dont les projets volent en éclats au cours d’une vente d’armes dans un hangar quelque part à Boston en 1978. L’affrontement qui suit et qui se prolonge pendant plus d’une heure se transforme en une sorte d’hommage à Gunfight at O.K. Corral dans le décor de Reservoir Dogs.

La comparaison à Reservoir Dogs se révèle vraiment injuste
car, contrairement à Tarentino, Wheatly et sa femme Amy Jump
ne donnent dans leur scénario aucun passé aux protagonistes,
ni aucune véritable interaction qui permettrait de comprendre
l’enjeu que représente cette pétaradante tuerie

Free Fire

Mais contrairement à ces deux classiques, le film de Wheatly ne parvient jamais à susciter la sympathie ou l’identification envers aucun des personnages car ils deviennent tous plus détestables et stupides les uns que les autres. À commencer par le petit baveux qui déclenche la fusillade. Seuls Cillian Murphy en terroriste irlandais timide et Arnie Hammer en intermédiaire décontracté créent des performances un tant soit peu consistantes, tandis que Sharlto Copley est tellement démesuré dans son rôle de trafiquant d’armes disjoncté qu’il menace à tout moment de bouffer le décor.

La comparaison à Reservoir Dogs se révèle vraiment injuste car, contrairement à Tarentino, Wheatly et sa femme Amy Jump ne donnent dans leur scénario aucun passé aux protagonistes, ni aucune véritable interaction qui permettrait de comprendre l’enjeu que représente cette pétaradante tuerie. Le caractère ludique de cet exercice de style en forme de défi technique (qui va tirer sur qui avec quoi et quand ?) devient au bout du compte lassant, malgré quelques idées de cadrage, de mouvements de caméra et de l’utilisation de l’espace (on découvre au fur et à mesure les recoins et le second étage de cette ancienne usine). Il ne reste plus qu’à attendre qui sera l’heureux élu à sortir vivant de ce traquenard. À moins que vous ne soyez déjà sorti de la salle.

Sortie :  vendredi 21 avril 2017
V.o. :  anglais / Version française
Hostiles et armés

Genre :  Comédie noire  – Origine : France / Grande-Bretagne –  Année :  2016 – Durée :  2 h 11  – Réal. :  Ben Wheatley – Int. :  Armie Hammer, Cillian Murphy, Brie Larson, Sharlto Copley, Jack Reynor, Sam Riley  – Dist. :  Entract Films.

Horaires
@
  Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
(Violence / Langage vulgaire)

MISE AUX POINTS
★★★★★  Exceptionnel★★★★  Très Bon★★★  Bon★★  Moyen★  Mauvais½  [Entre-deux-cotes]  –  LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

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