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Semaine du 17 au 23 juin 2011

16 juin 2011

LE FILM DE LA SEMAINE …

THE TREE OF LIFE (L’Arbre de la vie)
ESSAI POÉTIQUE | États-Unis 2010 – Durée : 139 minutes – Réal. : Terrence Malick – Int. : Brad Pitt, Jessica Chastain, Sean Penn, Zach Irsik – Dist. : Séville | Horaires / Versions / Classement: AMC Cineplex DivertissementCinéma Parallèle (dès le 24 juin) – Cinéma du Parc (dès le 1er juillet)

Résumé
Un homme d’âge mûr se remémore son enfance, au Texas, durant les années 1950. Le souvenir de son parcours initiatique lui fait apprécier les merveilles de l’univers et lui redonne espoir dans le cycle de la vie.

En quelques mots
Terrence Malick, sur lequel Séquences a publié un grand dossier dans  le dernier numéro, construit ici son film le plus ample sur le chiffre trois : complexe d’Oedipe entre le fils aîné O’Brien et ses parents,  les trois fils dans cette vision du monde où s’imbriquent de manière le plus souvent fluide les trois âges de la formation de l’univers dans une vision transcendentaliste soutenue par une musique spirituelle  où se pose la question au centre du livre de Job qui est citée en exergue. Brad Pitt et Jessica Chastain ainsi que les trois garçons incarnent avec intensité et un naturel désarmant cette famille.  Un homme joué par Sean Penn se remémore donc certains moments de sa jeunesse dans une petite vile du Texas alors qu’il connaît une crise de couple dans  la métropole d’Houston. Architecte, il vit dans un environnement de verre et de béton et c’est seulement à la fin lorsqu’il se promène dans la nature circonscrite du centre-ville qu’il atteint une certaine sérénité face au deuil qui le taraude. Le cinéaste insère des souvenirs dans des rêves et inversement. Ainsi Malick joue peut-être sur l’homophonie de « tree » et « three », le nom arbre et le chiffre trois, pour échafauder cette vision du monde des racines aux ailes, cosmogonie  pas complètement réussie mais qui nous change des produits à numéros qui sortent le plus souvent sur nos écrans.  >> Luc Chaput

AUTRES SORTIES EN SALLE …

À TROIS, MARIE S’EN VA
DRAME | Canada [Québec] 2008 – Durée : 75 minutes – Réal. : Anne-Marie Ngô – Int. : Marie-Laurence Moreau, Simon Rousseau, Delphine Bienvenu – Dist. : Locomotion | Horaires / Versions / Classement : Cinéma Parallèle

Résumé
Pendant l’été, trois âmes, trois points de vue se côtoient. Marie-Laurence a le coeur brisé. Simon perd le sourire. Quant à Delphine, elle doit limiter les dégâts et ramasser les pots cassés.

En quelques mots
SANS COMMENTAIRES.

ARMADILLO
DOCUMENTAIRE | Danemark 2010 – Durée : 105 minutes – Réal. : Janus Metz Pedersen –Dist. : Kinosmith | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc

Résumé
En février 2009, une équipe de tournage suit les déboires d’un groupe de soldats danois et britanniques postés au camp d’Armadillo, une base opérationnelle en Afghanistan.

En quelques mots
Filmant le plus souvent au ras des pâquerettes, le cinéaste danois Janus Metz Pedersen nous fait côtoyer une section de  ses compatriotes hussards  envoyés pendant six mois dans la dangereuse province d’Helmand en Afghanistan. Sauf pour Markus dont on interviewe rapidement les parents, les trouffions sont vus comme des entités presque interchangeables dont on voit le comportement très relâché pendant les pauses. Les blessures et la mort viendront frapper  ces jeunes qui s’acquittent avec détermination de leur difficile tâche de sécuriser une région instable depuis moult années. Armadillo et Restrepo de Hetherington et Junger, en lice pour l’Oscar cette année, constituent deux parcours du combattant nécessaires à la compréhension d’aspects de la politique extérieure de nos démocraties occidentales.  >> Luc Chaput

THE ART OF GETTING BY
DRAME SENTIMENTAL | États-Unis 2011 – Durée : 83 minutes – Réal. : Gavin Wiesen – Int. : Freddie Highmore, Emma Roberts, Rita Wilson, Blair Underwood, Alicia Silverstone – Dist. : Fox | Horaires / Versions / Classement : Cineplex Divertissement

Résumé
George est un adolecent qui ne cesse de se questionner en ce qui a trait à ses études. Il peut néanmoins compter sur le soutien de Sally, une collègue dont il est secrètement amoureux.

En quelques mots
Il y a, dans le premier long métrage de Gavin Wiesen, un jeu qui irrite et enchante à la fois. C’est sans doute le côté un peu vieillot qui finit par exaspérer : choix vestimentaires anachroniques, partitions musicales d’une autre époque. Mais par contre le personnage principal possède un tel charisme qu’il finit pas exercer une certaine fascination chez le spectateur. Wiesen privilégie également le subtil au détriment du démonstratif, notamment en ce qui a trait à l’illustration des états d’âme du jeune héros dans sa quête initiatique vers l’âge adulte.  >> Élie Castiel

LES FILLES (Meisjes)
COMÉDIE DRAMATIQUE | Belgique 2009 – Durée : 94 minutes – Réal. : Geoffrey Enthoven – Int. : Marilou Mermans, Jan Van Looveren, Lut Tomsin, Greg Timmermans, Lea Couzin, Michel Israel – Dist. : Axia | Horaires / Versions / Classement : Cinéma Beaubien

Résumé
Pour sortir de la solitude de son veuvage, une femme âgée de 70 ans décide de ressusciter le trio vocal amateur dont elle faisait partie dans sa jeunesse. Elle demande de l’aide à son fils, un compositeur intéressé par la musique techno et hip-hop.

En quelques mots
Joli film estival particulièrement conçu pour les spectateurs au-delà de la soixantaine, Les Filles possède cette petit touche magique, matière à donner le goût de vivre. Si le scénario du duo Jean-Claude van Rijckeghem et Chris Craps n’innove en rien, alourdissant parfois la mise en situation, force est de souligner que la réalisation, par sa bonhomie et sa franchise, conjugue avec brio les contours psychologiques des principaux intervenants, s’harmonisant donc aux couleurs d’un hiver flamand aux accents grisâtres. Mais paradoxalement, l’ensemble du film projette une clarté lumineuse grâce à des personnages du troisième âge qui ont décidé de dire « oui » à la vie. Les relations familiales sont montrées sous un jour réaliste, et les conflits finissent ainsi par se résoudre, même si parfois de façon dramatique, selon l’ordre des choses. On soulignera par ailleurs la transparence complice qui se dégage de ce trio de comédiennes hors pair, émouvantes chacune à sa façon, toutes d’un charme revigorant et d’une rigueur accomplie.  >> Élie Castiel

GREEN LANTERN
AVENTURES FANTASTIQUES | États-Unis 2011 – Durée : 114 minutes – Réal. : Martin Campbell – Int. : Ryan Reynolds, Tim Robbins, Peter Sarsgaard, Mark Strong, Angela Bassett– Dist. : Warner | Horaires / Versions / Classement : AMC – Cineplex Divertissement

Résumé
L’escouade Green Lantern est composée de guerriers qui ont pour mission de garder l’ordre intergalactique. Lorsqu’un nouvel ennemi, Parallax, menace de détruire l’équilibre  des forces de l’Univers, on fait appel à un certain Hal Jordan, un terrien.

En quelques mots
Après George Clooney, Matt Damon, Hugh Jackman et Johnny Depp, Ryan Reynolds a obtenu le titre d’homme le plus sexy du monde, décerné en 2010 par le populaire et célèbre magazine américain People. Ce n’est donc pas surprenant qu’à 35 ans, la nouvelle coqueluche des jeunes femmes (et des producteurs de Hollywood) se retrouve au générique de plusieurs films grand public. Comme c’est le cas dans cette adaptation des péripéties aventureuses d’un héros de bande dessinée (ou plus précisément comic book). Film décevant que ce Green Lantern, sur presque toute la ligne, et non seulement à cause d’un scénario confus et maladroit, mêlant la réalité et la science-fiction avec le minimum de tact et de savoir-faire, mais aussi sur le plan de la direction d’acteurs. Si Reynolds accapare l’espace filmique, il ne semble pas suivre les directives de Martin Campbell (plus heureux avec Daniel Craig dans Casino Royale), trop occupé ici à maîtriser les effets spéciaux, malheureusement, pour la plupart, inégaux. Entre Hal Jordan (Reynolds), sauveur de l’humanité, et Carol (Blake Lively), le nécessaire love interest (pour faire plaisir à tout le monde), une relation qui ne ressemble en rien à une histoire d’amour. Et en fin de compte, l’humanité du personnage principal qu’on cherche vraiment dans ce type de production se perd dans Green Lantern dans la pénombre d’une multitude de situations décousues. Notre véritable plaisir, on le retrouvera dans les quelques rares séquences de haute voltige où on prend plein la vue grâce à la magie des nouvelles technologies.  >> Élie Castiel

MR. POPPER’S PENGUINS (Mr. Popper et ses manchots)
COMÉDIE | États-Unis 2011 – Durée : 94 minutes – Réal. : Mark Waters – Int. : Jim Carrey, Angela Lansbury, Perry Maxwell, Carla Gugin, Clark Gregg – Dist. : Fox | Horaires / Versions / Classement: AMC Cineplex Divertissement

Résumé
À la mort de son père, un courtier immobilier sans scrupules hérite de six pingouins. Voyant que la présence de ceux-ci le rapproche de ses enfants, il transforme son appartement en véritable milieu de vie polaire.

En quelques mot
SANS COMMENTAIRES.

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