12 août 2010

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LE BON, LA BRUTE ET LE CINGLÉ / THE GOOD, THE BAD, THE WEIRD / JOHEUNMOM NABBEUNMON ISANGHANNOM
Comédie western | Corée du Sud 2008, 130 minutes | DVD : 2010 — Réal. : Kim Jee-woon | Avec suppléments — Dist. : Séville | Sortie : 17 août 2010
Trois étrangers, un chasseur de primes, un meurtrier et un voleur maladroit, partent à la recherche d’un trésor.
Cote : ** ½ / 5 Suite
6 août 2010
– Sylvain Lavallée
J’écrivais la semaine dernière, au détour d’un paragraphe, que je préfère les critiques qui se veulent simplement analytiques, qui n’émettent pas de jugement de valeur de façon explicite. J’ai déjà parlé dans un autre article de la différenciation que fait David Bordwell entre les review et les critic, le premier correspondant à ce que l’on considère généralement comme une critique, c’est-à-dire une appréciation personnelle défendue en quelques lignes. Une critic porterait plus du côté de l’analyse, un essai critique où le point de vue personnel se fait toujours sentir, mais de manière beaucoup moins sentie que dans le review. L’analyse, quant à elle, se veut objective, elle ne porte aucun jugement de valeur, elle ne fait que déconstruire une œuvre (tel plan amène tel sens, sans porter de jugement sur ce sens). Je reviens sur cette question en pensant à la nouveauté québécoise de la semaine, ce Filière 13 qui a été pratiquement assassiné sur la place publique par les critiques, à juste titre d’ailleurs. Je me demande en fait : si j’avais à critiquer ce film, pourrais-je vraiment le faire en en restant au niveau analytique que j’ai défendu récemment? Comment rester « objectif » devant un film que nous avons détesté, qui nous apparaît aussi inepte qu’inutile?

Filière 13
5 août 2010

AISHA
Comédie sentimentale | Inde 2010, 140 minutes – Réal. : Rajshree Ojha – Int. : Sonam Kapoor, Abhay Deol, Anand Tiwari, Ira Dubey, Amrita Puri – Dist. : Sana Boutique | Horaires : AMC
Aisha est une jeune fille qui se mêle de tout. Arjun est un garçon qui croit fermement qu’elle devrait se mêler de ses affaires. Mais ils sont tous les deux issus de la nouvelle classe bourgeoise de Delhi qui a ses propres règles et codes de conduite. Sans compter que leurs amis, eux aussi, ne les aident pas à mieux se comprendre. Adaptation à la Bollywood du roman Emma, de Jane Austen.
30 juillet 2010
– Sylvain Lavallée
Comment éviter le sujet ces jours-ci? Pour ne pas être un illettré virtuel, il faut avoir vu Inception, sur lequel on a déjà accumulé une littérature imposante, surtout si l’on inclut ce qui s’est écrit sur le film avant même sa sortie en salles, alors que l’on spéculait sur la réaction des uns et des autres, à quoi s’ajoutent maintenant toutes ses conjectures sur l’interprétation exacte du film, qui doivent bien avoir déjà rejoint en deux semaines la quantité phénoménale de discussions amassées autour de Blade Runner en presque trente ans (Deckard n’est pas un robot, bien sûr, où est l’intérêt du film sinon?), mais au moins cette fois la folie interprétative n’est pas basée sur une erreur de scénario (voir le wiki du film, où l’on explique l’historique de ce débat, reposant sur une scène écrite mais jamais filmée, montrant le sort de ce fameux sixième androïde fugitif, qui n’est donc pas Deckard). Ainsi, dans la semaine précédant la sortie d’Inception, à mesure que les critiques sortaient les commentaires fusaient, d’abord pour accuser David Edelstein d’imbécile parce que le premier il a publié une critique négative, portant ainsi atteinte au pourcentage alors parfait du film sur Rotten Tomatoes, honneur qu’il a volée de près à Armond White, qui n’a pas tardé à recevoir aussi sa bordée d’insultes (mais lui il en a l’habitude). Étrangement, à ce moment personne hors quelques critiques n’avait vu le film, on s’insurgeait donc que quelqu’un n’ait pas aimé un film que l’on n’avait pas encore vu…

Inception
29 juillet 2010

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Drame | Canada / France 2009, 100 minutes | DVD : 2010 — Réal. : Nicolas Saada | Sans suppléments — Dist. : Séville | Sortie : 27 juillet 2010
Un jeune homme est propulsé malgré lui dans une affaire d’espionnage.
Cote : *** / 5 Suite

CATS & DOGS: THE REVENGE OF KITTY GALORE / CHATS ET CHIENS : LA REVANCHE DE KITTY GALORE
Comédie | États-Unis 2010, 82 minutes – Réal. : Brad Peyton – Voix : Christina Applegate, James Marsden, Bette Midler, Roger Moore, Nick Nolte – Dist. : Warner | Horaires : AMC – Cineplex Divertissement
Afin de contrer les visées destructrices d’une chatte mégalomane, espions canins et félins doivent mettre de côté leurs différends et travailler de concert pour sauver l’humanité..
23 juillet 2010
— Sylvain Lavallée
- Ah! Bonjour, justement je vous cherchais! J’ai vu il y a peu Masculin Féminin de Godard, et je pensais à vous, alors que Jean-Pierre Léaud disait quelque chose comme, je cite de mémoire, « On allait souvent au cinéma. On frissonnait alors que l’écran s’allumait, mais souvent nous étions déçus, nous étions tristes. Ce n’était pas le film auquel on avait rêvé… »
- Vous voulez parler d’attentes déçues?
- Non, pas tout à fait : vous avez écrit des trucs comme « tout argument reposant sur l’émotion du spectateur est difficilement soutenable », vous semblez refuser l’expérience d’un film comme argument critique, comme si, je ne sais pas, le fait de pleurer durant un mélodrame ne lui garantissait pas au moins la qualité d’être efficace. Cette citation de Godard, je la trouve belle justement parce qu’elle fait part d’émotion, elle parle de frisson, de tristesse, de rêve, qui sont quand même des sensations que l’on recherche devant une œuvre d’art, non?

22 juillet 2010

CABOTINS
Comédie dramatique| Canada [Québec] 2010, 100 minutes – Réal. : Alain Desrochers – Int: Rémi Girard, Dorothée Berryman, Yves Jacques, Pierre-François Legendre, Gaston Lepage, Gilles Renaud – Dist. : Séville | Horaires : Cineplex Divertissement
En 1985, un ex-producteur de variétés se retrouve pratiquement ruiné à la suite de mauvaises transactions financières. Il planifie un retour sur les planches avec ses anciens comparses.
16 juillet 2010
– Sylvain Lavallée
Cyrus, le dernier film des frères Duplass, a attiré quelques discussions récemment autour de la question du zoom, cet effet optique si mal-aimé, que les Duplass utilisent selon certains de façon excessive. Dans sa critique du film, Karina Longworth écrit que « the classic Duplass anticipatory zooms take on a whole new quality of invasive creepiness », argument auquel s’attaque Glen Kenny sur son blogue Some Came Running : « Now the veracity/value of this statement rests in whether or not you buy the idea that the zooms that Cyrus is replete with are genuinely « anticipatory. » I don’t think they are. What I saw in the film were a lot of perfectly serviceable/banal medium shots and medium closeups that were almost constantly interrupted by a sudden, jerky, lunging-forward in perspective. » Qu’est-ce donc qu’un zoom anticipatoire et à quoi peut bien servir un tel effet visuel?

Cyrus
2009 © SÉQUENCES - La revue de cinéma