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The Reluctant Fundamentalist

16 mai 2013

Sortie : vendredi 17 mai 2013

v.o. : anglais, ourdou
s.-t.a. – The Reluctant Fundamentalist

DRAME / THRILLER | Origine : États-Unis, Grande-Bretagne, Qatar, Canada – Année : 2012 – Durée : 2 h 10  – Réal. : Mira Naire – Int. : Riz Ahmed, Kate Hudson, Liv Schreiber, Kiefer Sutherland, Om Puri – Dist. / Contact : Métropole – Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
Suite à l’enlèvement d’un professeur américain au Pakistan, le journaliste Bobby Lincoln interroge un certain Changez Khan, qui aurait participé à des activités antiaméricaines. Au cours de cette enquête, Lincoln apprend les raisons qui auraient poussé Khan à voir la vie d’une autre façon, en particulier après les événements du 11 septembre 2001.

En quelques mots
1/2
De Mira Nair, c’est surtout l’émouvant Salaam Bombay! (1988) et peut-être même Monsoon Wedding (Le Mariage des moussons, 2001) qui demeurent ses films les plus intéressants. Avec cette adaptation du célèbre roman de Mohsin Hamid, la réalisatrice se trouve en terrain risqué. Comment, en effet, traiter du terrorisme, d’islamisme intégriste et d’immigration dans l’après 11 septembre ? En forme de thriller politique, The Reluctant Fundamentalist offre une élégante direction photo signée Declan Quinn et un montage de Shimit Amin juxtaposant adroitement les mouvements parallèles malgré le ton compliqué de la narration. Le film est cependant trop bavard et aborde plusieurs thèmes sans les développer davantage. Le rappeur Riz Ahmed s’en sort très bien dans un rôle physique et aux différents registres psychologiques. Face à lui, Liev Schreiber défend son personnage de journaliste avec une sincère aisance.  >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

La vérité si je mens ! 3

Sortie : vendredi 17 mai 2013

v.o. : anglais, français, hébreu et mandarin
s.-t.a. – Would I Lie to You! 3

COMÉDIE | Origine : France – Année : 2011 – Durée : 2  – Réal. : Thomas Gilou – Int. : Richard Anconina, Vincent Elbaz, José Garcia, Gilbert Melki, Bruno Solo, Aure Atika, Amira Casar, Léa Drucker, Enrico Macias  – Dist. / Contact : Filmoption | Horaires / Versions / Classement : Beaubien Cineplex

Résumé
Afin d’éviter le piège tendu par un concurrent sans scrupule, un homme d’affaires, aidé de ses amis, utilise la ruse et le mensonge pour s’en sortir habilement.

En quelques mots
★★
La tchache, un brin de misogynie bon-enfant ou sans doute intentionnellement naïf, sens inné des affaires, mais par instinct, stratégie et non pas selon les règles de l’art, amour profond (et parfois même émouvant) de la famille, fidélité aveugle (ou presque) envers les copains. Et malgré tout cela, petites trahisons, mensonges pieux, individualisme de bonne foi, sincères réconciliations. C’est sur ces paradoxes que Serge, Eddie, Patrick Dove et Yvan continuent à négocier et à faire des affaires. Dix ans après La vérité si je mens ! 2 (2001), et en accord avec un sens réfléchi du box-office, Thomas Gilou opte pour une troisième partie, aussi populaire que les deux premières. Pour ces camarades du négoce, et suivant l’état du monde actuel, la concurrence est aujourd’hui chinoise. Mais peu importe, ils semblent bien assimilés à l’air du temps, ce qui ne les empêche pas de demeurer fidèles à leurs origines. Car comme dans les deux films précédents, La vérité si je mens ! 3 est aussi un portrait juste et émouvant d’un certain type de juif sépharade hétérosexuel (donc, majoritaire), avec son idiosyncrasie libératrice, ses accommodements irréfléchis, son sens de la débrouillardise, l’amour des femmes, une façon hétérodoxe de mener les affaires et qui s’avère parfois adroite et profitable. Et derrière tout cela, des acteurs formidables, à l’enthousiasme magnétique, dans des rôles d’individus à la fois musclés et vulnérables. Tout simplement, humains. >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

École nationale de cirque

12 mai 2013

CRÉATIONS DE FIN D’ANNÉE

Si l’on se fie aux spectacles présentés en 2012, ceux de cette année sauront sans aucun doute nous laisser autant de soupirs que d’émotions. Cela a sans doute à voir avec l’enthousiasme qui anime les finissants de l’École nationale de cirque, tous impeccables dans l’exercise de leurs multiples disciplines – acrobatie, trapèze, équilibrisme, danse, et tout ce que « l’art du chapiteau » peut offrir d’excitant.

Comme d’habitude, deux spectacles ; cette année autour du thème de l’amour : La Vie en Swing, une création de Sharon Moore, où l’atmosphère des années 40 nous transporte dans une histoire de passion ; ensuite, d’Alain Francœur, Pour le meilleur et pour le pire, réunissant une galerie de personnages lors d’un party de mariage au rythme des succès de chansons des années 70 à 90. Tout un programme !

Deux spectacles présentés en alternance à partir du 28 mai 2013, à la Tohu! >> La Rédaction



L’Amour, la Mort et le Prêt-à-porter

TENDRES AVEUX

Cinq femmes s’adressent directement à l’auditoire, étalant les rapports profonds qu’elles entretiennent avec leur garde-robes. Ces confessions leur donnent l’occasion de bifurquer vers d’autres thèmes comme la quête d’amour, l’angoisse de la solitude, la résignation, la maladie et la mort.

>> Élie Castiel

Adaptation québécoise de Love, Loss and What I Wore, des sœurs Nora et Delia Ephron, L’Amour, La Mort et le Prêt-à-porter bénéficie largement d’une langue locale riche, colorée, d’une énorme force d’évocation, aux sonorités visuelles d’une imposante dynamique. Danièle Lorain a fait là un travail remarquable de transposition d’une culture à l’autre, passant d’une réalité anglophone américaine et urbaine à une latinité québécoise exubérante, faite de douces folies et d’émouvantes transgressions.

PHOTO : © François Laplante Delagrave

Suite

At Any Price

10 mai 2013

Sortie : vendredi 10 mai 2013

v.o. : anglais

DRAME | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 44  – Réal. : Ramin Bahrani – Int. : Dennis Quaid, Zach Efron, Heather Graham, Kim Dickens, Clancy Brown, Red West Chelcie Ross  – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
Dean Whipple, fils d’un puissant agriculteur, rêve de devenir pilote automobile même si son père aurait voulu autrement. Mais les ambitions du jeune sont bientôt contrariées lorsque sa famille est la cible d’une enquête.

En quelques mots
★★
Avec l’aide de sa coscénariste Hallie Elizabeth Newton, le réalisateur américain d’origine iranienne Ramin Bahrani (Man Push Cart) jette un regard lucide sur l’évolution récente des entreprises agricoles américaines. Déjà  Aaron Woolf, dans son instructif et ludique documentaire King Corn, avait démontré la place du maïs dans cette agro-industrie. Henry Whipple, poussé par son père toujours impliqué malgré sa retraite, continue à vivre selon le slogan « Grandir ou périr ». Il prend ainsi des raccourcis éthiques dans ses pratiques commerciales tout en préférant son fils aîné parti au loin. Face à un Dennis Quaid (Henry) en pleine possession de ses moyens, Zac Efron, dans le rôle de Dean fils cadet rebelle, montre une belle sûreté dans ce comte moral où graines de maïs transgénique, alcool et autos trafiquées se croisent dans un Midwest plus complexe qu’il en a l’air où la trame de Death of a Salesman d’Arthur Miller parait en filigrane. >> Luc Chaput

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Blackbird

Sortie : vendredi 10 mai 2013

v.o. : anglais

DRAME | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 46  – Réal. : Jason Buxton – Int. : Connor Jessup, Alexia Fast, Michael Buie, Alex Ozerov, Craig Arnold – Dist. / Contact : Equinoxe| Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
Jusqu’ici, Sean a vécu en ville avec sa mère. Et un jour il va rejoindre son père à Bridgewater, en Nouvelle-Écosse. Il devient vite le souffre-douleur de l’école locale et se défoule en écriant un histoire où il est question de revanche. Cela va lui attirer des ennuis.

En quelques mots
★★ 1/2
Le phénomène Internet est ici au service d’un drame sur l’adolescence marginale où le anti-héros diffuse candidement en ligne des publications controversées, comme pour échapper à l’isolement que lui infligent ses camarades. Lorsque la police s’en mêle, Blackbird (titre on ne peut plus significatif) prend des allures d’essai engagé sur la manipulation, l’injustice et l’aveuglement d’une société en proie aux démons des premiers soupçons. Après un séjour en prison, le jeune Sean devient libre mais s’aperçoit qu’il ne l’est pas vraiment, que la société civile n’est pas encore prête à pardonner, encore traumatisée par les événements comme l’affaire de Columbine. Lorsqu’un film donne l’occasion de dénoncer l’intransigeance absolue au détriment du bon sens, il ne peut qu’attirer notre totale adhésion. Et Jason Buxton, dont c’est ici le premier long métrage, le fait avec un savoir-faire contagieux, bénificiant également de la présence du jeune Connor Jessup, une véritable révélation, et dont le jeu intense et cathartique surprend. Avec des films comme Blackbird, le cinéma canadien joint les rangs de notre cinématographie nationale (jusqu’ici la plus édifiante du Canada) avec audace et détermination.>> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Blood Pressure

Sortie : vendredi 10 mai 2013

v.o. : anglais

DRAME | Origine : Canada – Année : 2012 – Durée : 1 h 35  – Réal. : Sean Garrity – Int. : Michelle Giroux, Jonas Chernick, Judah Katz, Kristian Bruun, Catherine Disher, Jake Epstein, Tatiana Maslany– Dist. / Contact : Bedbugs Films | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc

Résumé
Nicole, 41 ans, travaille comme pharmacienne et vit avec son mari et ses enfants, des adolescents. Elle trouve sa vie monotone jusqu’au jour où elle reçoit la lettre d’un inconnu qui lui demande de continuer à correspondre avec lui ou, au contraire, de se débarrasser de la lettre et ne plus en entendre parler.

En quelques mots
1/2
Le scénario de Bill Fugler et du réalisateur Sean Garrity débute à la manière de ces histoires érotiques où les messages sur Internet déclenchent des émois chez leurs récipiendaires. La photographie de Ben Lichty rend bien le caractère anonyme de ces banlieues vues à vol d’oiseau ou dans des rues toutes pareilles où se déroule la vie de Nicole. Michelle Giroux rend bien l’évolution de cette épouse et mère qui trouve dans ces messages divers moyens de prendre en main sa vie sous l’œil amusé de sa consœur au travail Glenda (Catherine Disher). Les détours du scénario deviennent ensuite plus prévisibles et Jonas Chernick, qui est un collaborateur de Garrity depuis Inertia, apparaît trop effacé dans son interprétation de son rôle de ce Pygmalion étrange pour que les dernières séquences aient un impact certain. >>Luc Chaput

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Go Goa Gone

Sortie : vendredi 10 mai 2013

v.o. : hindi
s.-t.a. – Go Goa Gone

AVENTURES / COMÉDIE | Origine : Inde – Année : 2013 – Durée : 1 h 48– Réal. : Krisha D. K., Raj Nidimoru – Int. : Vir Das, Pooja Gupta, Saif Ali Khan, Kunal Kemu, Anand Tiwari – Dist. / Contact : A-Z Films – Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
Quelque part, dans les côtes de Goa, une soirée rave se transforme en quelque chose d’horrifiant. Un membre de la mafia russe (l’est-il vraiment ?) se voit ainsi forcé de devenir chasseur de zombies.

En quelques mots
1/2
Après, entre autres, Shaadi.com (2002), le duo Krishna D.K. et Raj Nidimoru poursuivent leurs tentatives dans la série B avec une satire amusante des films de zombies. Pour les besoins de cette histoire sans queue ni tête, mais joussivement époustouflante, peu d’effets spéciaux, des clins d’œil aux films hindous d’action des années 1970 et chose bizarre, ni séquences chantées, ni inserts chorégraphiques, s’inscrivant ainsi dans un nouveau style bollywoodien, celui d’une nouvelle génération lassée des vieilles recettes souvent improductives. Le très efficace Saif Ali Khan agit comme coproducteur et se donne un rôle qui lui donne l’occasion idéale de s’autodériser. Quant aux séquences « zombies », elles sont dignes de figurer dans la programmation  de Fantasia, l’incontournable festival des films de genre montréalais. >> Élie Castiel

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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

The Great Gatsby

Sortie : vendredi 10 mai 2013

v.o. : anglais
v.f. / s.-t.f. – Gatsby le magnifique

DRAME | Origine : États-Unis / Australie – Année : 2011 – Durée : 2 h 22  – Réal. : Baz Luhrmann – Int. : Leonardo DiCaprio, Tobey Maguire, Joel Edgerton, Carey Mulligan, Isla Fisher, Amitabh Bachchan, Jason Clarke, Jack Thompson  – Dist. / Contact : Warner | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc Cineplex

Résumé
Jeune millionaire réputé pour les soirées qu’il organise dans sa somptueuse demeure, Jay Gatsby constate la superficialité de son entourage. Sauf dans le cas d’un certain Nick Carraway, qui voit en lui une certaine grandeur, malheureusement mise à dure épreuve par les nombreux hasards et coïncidences.

En quelques mots
★★★ 1/2
Avec cette adaptation atypique du roman de F. Scott Fitzgerald, et à l’instar de Romeo + Juliet (1996) et de Moulin Rouge! (2001), Baz Luhrmann se permet un traitement anachronique, notamment dans la bande son, d’une exubérance contagieuse, voire excessive, et sans doute blasphématoire pour les puristes. Contrairement au classicisme de la version 1974 de Jack Clayton, le cinéaste australien risque le tout pour le tout en optant pour une déconstruction systématique, mais bien pensée, de la mise en scène.  Au ton calme et pondéré de la version des années 1970, celle-ci s’avère tourbillonnante, exaltée ; Luhrmann préfère filmer les gestes et les situations par le biais d’une caméra énervée qui capte le tout comme s’il s’agissait d’un récit chorégraphique, sorte de ballet sentimental de l’âme. Cela indique que le montage (très beau travail de Jason Ballantine, Jonathan Redmond et Matt Villa), d’une impressionnante rapidité, transperse l’écran, transformant ce drame intime en une sorte de conte sublimée. Il y a, dans cette version de The Great Gatsby, quelque chose qui ressemble à du patchwork, en quelque sorte un puzzle narratif qui, petit à petit, se construit instinctivement, par impulsions et donne forme à quelque chose à laquelle on ne s’y attend pas. Certes, notre adhésion peut être ébranlée durant les quelques brefs moments morts, mais très vite la magie reprend son souffle. Il faut une ouverture d’esprit pour apprécier ce film, malgré les apparences, difficile à cerner. Mis à part le jeu un peu fade et trop contempain de Carey Mulligan dans le rôle de Daisy Buchanan, qui méritait d’extérioriser davantage le charme romantique du personnage, les autres comédiens s’en tirent admirablement bien : en mari jaloux et impulsif, Joel Edgerton vole sans doute la vedette ; Toby Maguire donne au personnage de Nick Carraway, dépassé par les événements, la sensibilité voulue et la distance nécessaire ; et puis, bien entendu, Leonardo DiCaprio dans le rôle de Jay Gatsby, ce héros puissant, viscéral, d’un charme dévastateur, mais également désenchanté et frappé par les foudres du destin. On soulignera le passage furtif et remarqué du bollywoodien Amitabh Bachchan. Et en fin de compte, on ne peut rester insensible devant le message final, triste et poignant, sur ce qu’il a à dire sur la solitude de l’être et son irréversible finitude. >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

2009 © SÉQUENCES - La revue de cinéma