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L’homme qu’on aimait trop

22 octobre 2014

Semaine du 24 au 30 octobre 2014

LE FILM DE LA SEMAINE

L'homme qu'on aimait trop_En salle

Sortie : Vendredi 24 octobre 2014
V.o. : français
S.-t.a. – French Riviera

Genre : Drame | Origine :France – Année : 2014 – Durée : 1 h 56 – Réal. : André Téchiné – Int. : Catherine Deneuve, Guillaume Canet, Adèle Haenel, Jean Corso, Judith Chemla, Mauro Conte – Dist. / Contact : A-Z Films | Horaires / Versions / Classement : Beaubien Cineplex

En quelques mots
Plutôt que de se concentrer essentiellement sur les dessous de l’Affaire Le Roux qui a fait les manchettes dans l’Hexagone depuis le milieu des années 70, nonobstant les principaux faits qu’il reprend le plus fidèlement possible, André Téchiné est, au contraire, fasciné par les rapports qu’entretiennent les personnages de ce drame à la fois familial et financier. Habitué aux ellipses, aux peu-dits et aux chemins de traverse narratifs qui ont fait la marque de ces précédentes réalisations, le cinéaste qui, par ailleurs, n’est pas aussi intense et en forme qu’autrefois, propose quand même un intéressant récit sur la famille, l’égocentrisme, la passion amoureuse démesurée et l’incontrôlable appât de la réussite professionnelle , quel que soit le prix pour y arriver.

De ce trio infernal incarné par Catherine Deneuve, Guillaume Canet et Adèle Haenel, le personnage de Maurice est le plus intrigant et dans le même temps sincère face à son comportement et au vide de son existence. À partir d’un fait divers social, Téchiné a construit un récit amoureux torturé qui se heurte aux caprices incontournables du pouvoir de l’argent.

Il y a une froideur presque glaciale voulue, une distance inexplicable, un parti pris narratif qui parfois ne semble pas savoir sur quel pied danser. Mais ce qui frappe davantage dans L’homme qu’on aimait trop (titre évident, mais qui possède son lot de mystère), c’est le manque total de rédemption chez les personnages. Tous semblent coupables, incluant la victime, tous comme pris par les bouleversements économiques et humains d’une affaire louche.

Et puis, sans qu’on s’y attende, la mise en scène épouse les conventions du drame judiciaire, laissant tomber les rares démesures d’une première partie conçue sous un angle intimiste. Mais c’est sans doute à ce moment que le film prend son ampleur, plongeant le spectateur dans une sorte de tension inconfortable. Un carton à la fin nous indique que cette affaire demeure encore un mystère. On sort de la projection avec un sentiment d’impuissance.

Et c’est peut-être pour cette raison que la proposition de Téchiné est, elle aussi, parsemée d’énigmes narratives et de mises en situation équivoques, suspendues dans le temps.

Texte : Élie Castiel
Cote : ★★★ 1/2

MISE AUX POINTS
★★★★★ (Exceptionnel) ★★★★ (Très Bon) ★★★ (Bon) ★★ (Moyen) (Mauvais) 1/2 (Entre-deux-cotes) – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Love Projet

Semaine du 24 au 30 octobre 2014

Love Projet

Sortie : Vendredi 24 octobre 2014
V.o. : français

Genre : Drame musical | Origine : Canada [Québec] – Année : 2014 – Durée : 1 h 44 – Réal. : Carole Laure – Int. : Natacha Filiatrault, Benoît McGinnis, Magalie Lépine-Blondeau, Tomas Furey, Céline Bonnier – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Beaubien Cineplex

En quelques mots
Ce n’est pourtant pas la première fois que Carole Laure nous présente une histoire avec de la danse ou du théâtre en filigrane, comme si elle-même restait à chaque fois un peu sur sa faim quant à l’intention artistique qu’elle avait au départ en réalisant chacun de ses films. Pourtant, les séquences chorégraphiées sont filmées de façon intéressante, voire originale, mais elles restent malgré tout moins bouleversantes que les scènes de danse qu’elle nous avait offertes dans CQ2 (2004).

La structure en film choral, le travail chorégraphique avec des acteurs peu qualifiés pour la danse et une histoire au caractère un peu léger, déjà vu, sont peut-être les éléments qui, combinés, ont participé au manque de profondeur de Love Projet. Carole Laure ne sera pas la première à s’être cassé les dents sur une structure en mosaïque : Podz lui-même est passé à côté avec Miraculum en début d’année. La construction d’un scénario contenant plusieurs personnages principaux dont les destins se croisent demande beaucoup de dextérité scénaristique afin de rendre l’ensemble cohérent et de lier chacun en une seule intrigue.

C’est là où Love Projet l’a échappé. On n’arrive à s’attacher véritablement à aucun personnage − mis à part les quelques scènes où Julie rend visite à sa psychologue un peu cynique − et la sociodramatique, qui semble être l’intention à l’origine du scénario, l’emporte sur la caractérisation, sans pour autant ajouter d’émotion ou d’authenticité dans ce kaléidoscope générationnel.

Texte : François D. Prud’homme
Cote : ★★

MISE AUX POINTS
★★★★★ (Exceptionnel) ★★★★ (Très Bon) ★★★ (Bon) ★★ (Moyen) (Mauvais) 1/2 (Entre-deux-cotes) – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Ouija

Semaine du 24 au 30 octobre 2014

Ouija

Sortie : Vendredi 24 octobre 2014
V.o. : anglais
V.f. – Ouija

Genre : Suspense d’épouvante | Origine :États-Unis – Année : 2014 – Durée : 1 h 30 – Réal. : Stiles White – Int. : Olivia Cooke, Ana Coto, Daren Kagasoff, Bianca A. Santos, Douglas Smith, Erin Moriarty – Dist. / Contact : Universal | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

En quelques mots
En attente.

MISE AUX POINTS
★★★★★ (Exceptionnel) ★★★★ (Très Bon) ★★★ (Bon) ★★ (Moyen) (Mauvais) 1/2 (Entre-deux-cotes) – LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

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