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Spider-Man: Homecoming

6 juillet 2017

RÉSUMÉ SUCCINCT
Cette fois-ci, Spider-Man doit se battre contre Vulture, un énigmatique homme-vautour qui n’hésite pas une seconde pour utiliser, à tort, des armes dangereuses.

SANS
COMMENTAIRES

Sortie :  vendredi 7 juillet 2017
V.o. :  anglais / Version française

Genre :  Aventures fantastiques – Origine : États-Unis –  Année :  2017 – Durée :  2 h 13  – Réal. : Jon Watts –  Int. : Tom Holland, Michael Keaton, Jacob Batalon, Robert Downey Jr., Jon Favreau, Marisa Tomei –  Dist. :  Columbia.

Horaires
@
 
Cineplex

Classement
Tout public
(Déconseillé aux jeunes enfants)

Séquences_Web

The B-Side: Elsa Dorfman’s Portrait Photography

RÉSUMÉ SUCCINCT
Portrait d’Elsa Dorfman, photographe qui, malgré l’arrivée du format digital, continue son travail artistique.

COUP DE CŒUR
Texte : Élie Castiel

★★★★ ½

FRAGMENTS FUGITIFS IDENTITAIRES

C’est sans doute le film le plus sincère du célèbre documentariste Errol Morris, plus habitué à déconstruire les codes régis d’un genre en perpétuelle reconstruction dans des œuvres aussi remarquables et connues que Thin Blue Line (1988) et A Brief History of Time (1991). Ici, par respect pour le sujet filmé, il se distancie de la caméra, filme Elsa Dorfman, l’octogénaire photographe, toujours sensible, lucide, se souvenant de détails d’une vie photographique avec un sens de la précision remarquable, racontant l’histoire d’un art perdu, d’un format (le polaroid), filmé grâce à des documents d’archives bien choisis comme s’il s’agissait d’un ami décédé, d’une présence du quotidien qui nous manque.

The B-Side_Coup de cœur (En salle 01)

Mais le film de Morris n’est pas seulement la disparition d’un procédé, mais aussi la fin d’une certaine forme d’art et un questionnnement sur son propre métier de cinéaste. Filmer Elsa dans l’intimité de son laboratoire, c’est la capter de profil, parfois en plongée, comme si stature artistique voulait encore dire quelque chose. Il ne reste plus rien à filmer semble dire le cinéaste.

Elsa n’a jamais travaillé pour la reconnaissance (terme tabou en ce qui concerne tout acte créatif quelle que soit la discipline qu’on pratique), car elle a choisi d’entreprendre, dans le tard, à 28 ans, un chemin individuel où la démocratie ne tient qu’aux sujets pris par l’objectif de la caméra. Photos de famille, notamment de parents et de proches, dont celles d’Allen Ginzberg demeurent les plus attachantes, particulièrement lorsqu’on apprend que le poète Juif et homosexuel ne savait presque rien de la photographie et que sa présence unique dans le cadre correspondait à une entente entre lui et le monde.

Par sa simplicité, sa candeur, sa résignation et
ultimement, son côté philosophique, The B-Side demeure
une expérience aussi unique que bouleversante.

Entre l’artiste et certains sujets pris, une correspondance qui passe par la complicité parfois non partagée, d’où ce B-Side, sorte de pile et face affublé au titre du film, la deuxième épreuve d’une photo, celle apprécié par la photographe, et non pas par le ou les protogonistes dans le cadre. Ces photos B sont celles qui montrent des erreurs, des changements dans le noir et blanc, des flous qui épatent et font toute la différence, contrairement à la superficialité magique et immaculée des épreuves A, celles choisies par les clients.

Travail unique d’une good Jewish girl qui n’a pas suivi le chemin tracé par ses parents, vivant en bohème parmi l’intelligentsia artistique américaine, c’est-à-dire sans le sou et qui se démerdait comme elle pouvait. Elle s’est pourtant marié et a eu un enfant qui vivent encore… en bohème plus ou moins. Oui, The B-Side: Elsa Dorfman’s Portrait Photography est un document essentiel non seulement pour son thème, mais aussi pour l’illustration d’une reconnaissance trop tardive à l’égard de la principale intéressé.

The B-Side_Coup de cœur (En salle 02)

Lorsque Morris demande à la (aujourd’hui) vieille dame juive (in)digne qu’adviendra de tous ces clichés, elle répond d’un ton tout à fait dénué de pathos quelque chose comme « I absolutely have no idea », comme si notre passage sur terre, quelle que soit nos actions et notre héritage, se perdait parmi l’indifférence et l’abandon de l’humanité. Après la mort… le néant semble dire un Errol Morris réaliste, cartésien, hellénique. Une façon de signifier que les images restent, sans doute momentanément, mais que le souvenir s’évapore comme si rien ne s’était passé lors de notre passage sur Terre. Par sa simplicité, sa candeur, sa résignation et ultimement, son côté philosophique, The B-Side demeure  une expérience aussi unique que bouleversante.

Sortie :  vendredi 7 juillet 2017
V.o. :  anglais

Genre :  Documentaire  – Origine : États-Unis –  Année :  2016 – Durée :  1 h 16  – Réal. :  Errol Morris – Dist. :  Métropole Films.

Horaires
@
 
Cinéma du Parc

Classement
Tout public

MISE AUX POINTS
★★★★★  Exceptionnel★★★★  Très Bon★★★  Bon★★  Moyen★  Mauvais½  [Entre-deux-cotes]  –  LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Séquences_Web

The Big Sick

RÉSUMÉ SUCCINCT
Il est Pakistanais. Elle est Américaine. Ils s’aiment. Mais leurs familles respectives ne sont pas tout à fait d’accord avec cette étrange relation.

CRITIQUE
Texte : Élie Castiel

★★★

L’AMOUR EST SOUVENT
UN CHAMP DE BATAILLE

Avec l’aide de Judd Apatow, l’un des coproducteurs, Kumail Nanjiani et Emily V. Gordon ont concocté un scénario à partir d’un fait vécu. Entre le petit drame sentimental et la comédie délicieusement déboussolée, The Big Sick, dont on n’attend la version française que la semaine prochaine, du moins selon les échos, s’avère plus prudent et gentil que les films de Judd Apatow, dont il s’inspire.

The Big Sick

Dans un sens, si l’Amérique abrite un melting-pot de communautés du monde entier, celles-ci se sont intégrées à une américanité unique, mais sans pour autant se débarrasser de leurs cultures d’origine. C’est le point d’ancrage de cette comédie alerte, fort sympathique, où un élément dramatique vient perturber un début de mise en scène fort prometteur.

Mais on retient aussi que le cinéma américain accepte
pleinement et naturellement dans son milieu des artisans
issus de divers groupes ethniques. Bouffée d’air frais qui
confirme, d’une certaine façon, que dans ce pays on peut
poursuivre son rêve si on se donne la peine d’essayer.

N’empêche que  Kumal Nanjiani brille par ce mélange aussi paradoxale d’assimilation totale au nouveau monde et de retour aux sources rigides de sa condition. Zoe Kazan, petite fille du grand Elia Kazan a retenu, dans son jeu, tous les préceptes appris d’une famille d’artistes des milieux cinématographique et théâtral.

On apprécie le côté bohème de Holly Hunter et le dramatiquement efficace de Ray Romano. Mais on retient aussi que le cinéma américain accepte pleinement et naturellement dans son milieu des artisans issus de divers groupes ethniques. Bouffée d’air frais qui confirme, d’une certaine façon, que dans ce pays, on peut poursuivre son rêve si on se donne la peine d’essayer.

Film honnête, aux one-liners spirituels, évitant les vulgarités souvent d’usage dans le genre et respectant un public friand du feel-good-movie The Big Sick se savoure intelligemment quellle que soit la sauce qu’on lui rajoute.

Sortie :  vendredi 7 juillet 2017
V.o. :  anglais

Genre : Comédie sentimentale  – Origine : États-Unis –  Année :  2017 – Durée :  2 h – Réal. :  Michael Showalter – Int. : Kumail Nanjiani, Zoe Kazan, Holly Hunter, Ray Romano, Adeel Akhtar, Anupam Kher – Dist. :  Entract Films.

Horaires
@
 
  Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

MISE AUX POINTS
★★★★★  Exceptionnel★★★★  Très Bon★★★  Bon★★  Moyen★  Mauvais½  [Entre-deux-cotes]  –  LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Séquences_Web

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