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Pendule

12 juillet 2018

| PRIMEUR |
Semaine 28
Du 13 au 19 juillet 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Un immense loft au coeur d’une zone industrielle désaffectée devient le théâtre d’un rapport amoureux fusionnel et tendu. Intrigue mouvementée sur un couple qui partage un espace divisé en deux (d’un côté, atelier de sculpture ; de l’autre, studio de danse.

CRITIQUE
| Vincent Zeis |

★★

LES AFFRES DE LA CRÉATION

La situation des protagonistes est bloquée au cours du film. En effet, ces protagonistes travaillant comme artistes se cloîtrent dans une usine désaffectée et se confrontent à une stérilité croissante. La stérilité se place sur le plan de la création artistique mais aussi sur le plan physique avec la thématique de l’avortement et des relations sexuelles tristes, brutales et non-reproductives.

Un ensemble de plans longs aux cadrages souvent serrés dans un décor clos renforce les blocages dans la création artistique. La critique mal acceptée par les personnages marque des impasses artistiques qui deviennent l’impasse du film lui-même donnant très tôt les clés de toutes les données de la narration et ne faisant que les répéter avec une structure fermée sous la forme de chapitres.

Les artistes industrieux se trouvent fréquemment bloqués
mais la laideur tendue de leurs corps prend la place de la grâce
et de l’élan créateur qui devraient occuper l’essentiel du film.

Cette structure basée sur le schéma de la rencontre entre les protagonistes, de l’action et de la conclusion est close sur elle-même et répète constamment les mêmes poncifs sur le mal-être des artistes. Ce qui laisse le spectateur étranger aux personnages focalisés sur leurs travaux ou délassements privés.

Le spectateur est également indifférent au milieu étriqué des personnages au sein d’une narration fonctionnant par tranches de vie mornes alternant entre les répétitions inachevées et les scènes de ménage. Les protagonistes n’attirent pas la sympathie car ils ne manifestent que peu de personnalité. Les problèmes de création reposent entièrement sur la psychologie. Les artistes industrieux se trouvent fréquemment bloqués mais la laideur tendue de leurs corps prend la place de la grâce et de l’élan créateur qui devraient occuper l’essentiel du film.

Un ensemble de plans longs souvent serrés renforce les blocages dans la création artistique

Sortie
Vendredi 13 juillet 2018

v.o.
portugais; s.-t.a. & s.-t.f.
Pendulum / Pendular

Réalisation
Júlia Murat

Genre
Drame

Origine
Brésil

Année
2017

Durée
1 h 38

Distributeur
Maison 4:3

Horaires & info.
@ Cinéma Beaubien

  Cinéma du Parc

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Mauvais. 0 Nul / ½ [Entre-deux-cotes]

 

Raf, ma girafe

| PRIMEUR |
Semaine 28
Du 13 au 19 juillet 2018

RÉSUMÉ SUCCINCT
Le petit Patterson vit près d’un zoo. Son meilleur ami est Raf, la girafe du parc animalier. Mais un jour, Patterson doit entrer à l’école et laisser Raf seule.

CRITIQUE
Sans commentaires

Sortie
Vendredi 13 juillet 2018

v.o.
néerlandais / Version française

Titre original
Dikkertje dap

Réalisation
Barbara Bredero

Genre
Conte

Origine
Pays-Bas
Belgique
Allemagne

Année
2017

Durée
1 h 15

Distributeur
Niagara Films

Horaires & info.
@ Cinéma Beaubien

Classement
Tous publics

Skyscraper

| PRIMEUR |
Semaine 28
Du 13 au 19 juillet 2018

 

RÉSUMÉ SUCCINCT
Ancien chef de l’équipe de libération d’otages du FBI, Will Sawyer est aujourd’hui responsable de la sécurité des gratte-ciels. Affecté en Chine, on l’accuse d’avoir mis le feu dans un important bâtiment.

CRITIQUE
| Élie Castiel |

★★

LA TOUR PREND FEU

Tout ou presque semble invraisemblable, dialogues pauvres, décors incompréhensibles, aucun sens de la répartie, mais une parodie fort agréable sur le film de genre catastrophe empruntant aussi et maladroitement à des films comme Die Hard ou d’autres productions d’action.

Et pourtant, on reste assis confortablement, se demandant comment finira cette histoire maintes fois racontée. Mais il y a heureusement Dwayne “The Rock” Johnson, plus habile de d’habitude, conscient qu’il s’agit d’un film grand public, défenseur de la famille et qui, temps présents obligent, compte sur sa femme pour survivre à cette tour de feu.

On promet de l’action, et il y en a. On promet des
scènes catastrophes, et elles sont nombreuses.

Justement, il y a aussi Neve Campbell, qui n’a pas pris une ride. Elle se joint au projet avec toute l’assurance du monde, ne laissant échapper aucune tension. C’est manichéen, autrement le film n’aurait pas sa raison d’être; mais c’est estival, donc plus divertissant. On promet de l’action, et il y en a. On promet des scènes catastrophes, et elles sont nombreuses. Mais il y a aussi derrière tout ce monumental effort hollywoodien de cinéma de masse, mercantile et gratuitement emporté, un regard d’autodérision d’un certain genre fort agréable et franc de la part de Rawson Marshall Pour cela, chose rare dans le cinéma grand public, il mérite notre accolade.

Regard d’autodérision d’un certain genre

Sortie
Vendredi 13 juillet 2018

v.o.
anglais / Version française
Gratte-ciel

Réalisation
Rawson Marshall Thurber

Genre
Suspense

Origine
États-Unis

Année
2018

Durée
1 h 43

Distributeur
Universal Pictures

Horaires & info.
@ Cineplex

Classement
Tous publics
Déconseillé aux jeunes enfants

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Mauvais. 0 Nul / ½ [Entre-deux-cotes]

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