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Missing Link

13 avril 2019

Semaine 15
Du 12 au 18 avril 2019

RÉSUMÉ SUCCINCT
Sir Lionel Frost, un aventurier anglais, rêve de faire partie d’un club d’explorateurs qui refusent obstinément son adhésion. La réception d’une lettre providentielle pourrait changer le cours de choses : on lui annonce la présence d’un sasquatch dans une forêt du Nord-Ouest des États-Unis, carte à l’appui. Il ne lui en faut pas plus pour partir sur les traces de ce qu’il croit être le chaînon manquant entre le singe et l’homme.

Primeur
SANS
COMMENTAIRES |

FICHE TECHNIQUE

Sortie
Vendredi 12 avril 2019

Réal.
Chris Butler

Origine(s)
États-Unis
Canada

Année : 2019 – Durée : 1 h 34

Genre(s)
Animation

Langue(s)
V.o. : anglais / Version française

Le chaînon manquant

Dist. @
Entract Films

Classement
Tous publics

Info. @
Cineplex

Stockholm

Semaine 15
Du 12 au 18 avril 2019

RÉSUMÉ SUCCINCT
Le 23 août 1973, Lars Nystrom, armé, fait irruption dans une banque au centre de Stockholm. Il prend quelques otages et demande aux autorités de libérer de prison Gunnar Sorensson, un gangster notoire. Sans expérience dans ce type de situations, la police suédoise entame des négociations en commettant plusieurs erreurs et en dévoilant son incompétence.

Primeur
| EN BREF |
Élie Castiel

★★

Fond de tiroir

Début des années 1970, émergence d’une nouvelle vague américaine dont Dog Day Afternoon, de Sidney Lumet, et d’autres perles font la jalousie de certaines cinématographies nationales. Pour le Canadien Robert Budreau, deuxième long métrage de fiction après des courts et un premier long, Born to Be Blue (2015), bien réussi, toujours avec Ethan Hawke. On retrouve le comédien américain dans Stockholm, entre le genre braquage de banque et les émois de l’attirance (comme un coup de foudre) entre un des voleurs et une jeune employée. Budreau hésite entre les deux aspects du film, se débrouille pour illustrer (bien maladroitement) quelques séquences d’action plutôt rigolotes et mine de rien, se permet une finale à la Lumet passablement structurée. Ethan Hawke, comme toujours, est attendrissant. Mark Strong, son sous-fifre, fait bien des efforts pour nous convaincre de son rôle à contre-emploi et, ironiquement, Naomi Rapace (dont on attend depuis fort longtemps son personnage de la légendaire Callas), s’offre, elle aussi, un rôle à contre-courant qui lui sied étrangement comme un gant. En revanche, une fois le film terminé, nous reprenons nos activités en oubliant ce dont il était question.

Naomi Rapace (dont on attend depuis fort longtemps son personnage de la légendaire Callas), s’offre, elle aussi, un rôle à contre-courant qui lui sied étrangement comme un gant.

FICHE TECHNIQUE

Sortie
Vendredi 12 avril 2019

Réal.
Robert Budreau

Origine(s)
Canada
États-Unis

Année : 2018 – Durée : 1 h 32

Genre(s)
Suspense

Langue(s)
V.o. : anglais

Dist. @
Les Films Séville

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

Info. @
Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel.  ★★★★ Très Bon.  ★★★ Bon.
★★ Moyen.  Mauvais. 0 Nul.
½ [Entre-deux-cotes]

Sunset

Semaine 15
Du 12 au 18 avril 2019

RÉSUMÉ SUCCINCT
En 1913, Írisz Leiter revient à Budapest, sa ville natale et joyau effervescent de l’empire austro-hongrois au même titre que Vienne. Elle veut travailler comme modiste dans un magasin de chapeaux. Orpheline depuis l’âge de 12 ans, Írisz pense qu’elle a perdu tous les membres de sa famille dans un grave incendie. À son arrivée, tous ignorent que c’est son père qui a lancé la prestigieuse enseigne. Son retour cause un malaise.

Primeur
COUP de CŒUR |
Anne-Christine Loranger

★★★★

UNE LENTE DÉAMBULATION VERS LE SUICIDE

L’Histoire est toujours plus intéressante lorsqu’elle est écrite du point de vue des perdants. C’est sans doute pour cela que le cinéaste hongrois László Nemes a choisi une frêle orpheline – archétype de la vulnérabilité dans tous les récits humains, comme personnage principal de Sunset. Perdante, Írisz Leiter (Juli Jakab) jeune fille sans fortune qui a perdu ses parents à l’âge de deux ans dans l’incendie de leur élégante chapellerie à Budapest, l’est à tous les points de vue. Quand elle débarque en quête de travail dans le bureau d’Oskar Brill (Vlad Ivanov), le nouveau propriétaire, Írisz apprend qu’elle a un frère aîné, dont on lui avait caché l’existence. Décidée à retrouver ce dernier membre de sa famille, Írisz pioche, demande, questionne, explore, recherche, exige. À travers elle, c’est un monde au bord de l’éclatement, un choc brutal de sociétés et d’idéologies qu’on découvre, de questions en découvertes, de révélations en horreurs.

En 1914, au sommet de sa civilisation, l’Europe se suicida. Pas à pas, dans un état d’aveuglement inimaginable, un ensemble de nations décida de s’entretuer. Le Budapest de 1913 qu’explore Írisz à la recherche de son frère, est un monde qui chemine obscurément vers l’abîme. Par-delà l’amour que cette société nourrit pour la technologie et son optimisme sans limite, un malaise profond se fait toutefois sentir – le sentiment rampant que quelque chose de menaçant, peut-être d’apocalyptique, va se produire. Cette société élégante et raffinée, marquée par ses codes vestimentaires autant que par ses silences, préserve une façade de tranquillité. Mais sous le vernis de la civilisation, beaucoup de forces incontrôlables sont sur le point de surprendre toute une population qui place sa foi dans le progrès, et la fera basculer dans une destruction d’une ampleur inédite.

Du grand cinéma, lent et beau, troublant et mystérieux. Alors que des deux côtés de l’Atlantique, la Grande-Bretagne et les États-Unis semblent présentement en train de se s’auto-détruire sous les coups de leurs déchirures internes, cette seconde œuvre de Laszlo Nemes paraît d’une troublante actualité.

Pour illustrer l’atmosphère Kafkaesque du Budapest de 1913, Nemes privilégie la même technique que dans Le fils de Saul, son précédent film (Grand Prix du Jury à Cannes et Oscar du meilleur film étranger en 2016), c’est-à-dire une caméra subjective qui suit un personnage en quête de sa famille. Les déambulations d’Írisz l’amènent des cruels bas-fonds de Budapest aux élégants salons où une aristocratie pervertie étale son pouvoir sous de somptueux couvre-chefs. L’ombre de l’impératrice Élizabeth plane sur la chapellerie Leiter, tout autant que celle, mystérieuse, du frère d’Írisz, que tous se refusent à évoquer. La jeune fille oscille entre les camps, entre bourgeois, aristocrates et révolutionnaires. Nemes, fort intelligemment, nous montre ses détours mentaux en utilisant ses vêtements, de plus en plus défraîchis et sales, comme métaphore. Ayant essayé d’adopter la tenue bourgeoise des chapelières d’Oskar Leiter, elle finira par choisir un autre costume, un autre camp.

Du grand cinéma, lent et beau, troublant et mystérieux. Alors que des deux côtés de l’Atlantique, la Grande-Bretagne et les États-Unis semblent présentement en train de se s’auto-détruire sous les coups de leurs déchirures internes, cette seconde œuvre de Laszlo Nemes paraît d’une troublante actualité.

FICHE TECHNIQUE

Sortie
Vendredi 12 avril 2019

Réal.
László Nemes

Origine(s)
Hongrie
France

Année : 2018 – Durée : 2 h 22

Genre(s)
Drame

Langue(s)
V.o. : hongrois / s.-t.a. & s.-t.f.

Sunset : La fin du jour
Napszállta

Dist. @
Métropole Films

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

Info. @
Cinéma du Parc
Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel.  ★★★★ Très Bon.  ★★★ Bon.
★★ Moyen.  Mauvais. 0 Nul.
½ [Entre-deux-cotes]

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