Articles récents

Jeremiah Terminator Leroy

3 mai 2019

Semaine 18
Du 3 au 9 mai 2019

RÉSUMÉ SUCCINCT
Pendant de nombreuses années, une jeune femme, Savannah, prétend être le célèbre auteur JT LeRoy, personnage inventé par sa belle-soeur, à la personnalité beaucoup plus extrovertie.

 Primeur
| BRÈVE |
Élie Castiel

★★ ½

Entre culte et fiction

Quelque chose de dérangeant et en même temps de mélancolique anime le nouveau film de Justin Kelly, après, entre autres, les propositions gaies I am Michael (2015) et Welcome the Stranger (2018), productions typiques des festivals LGBT. Bien que plus maîtrisé que ces précédents films, Jeremiah Terminator LeRoy (titre dans le générique du début) se présente avant tout comme une fable de ce début des années 2000. Le tout commence en 2001 exactement et on se souviendra de ces temps soulignant parfois à gros traits l’émergence d’une androgynie sociale parmi les jeunes aux États-Unis (et jusqu’à un certain point, au Canada et au Québec, encore un peu hésitant). Si le film oscille entre le jeu des identifications sexuelles et le mystère d’une supercherie, pour le spectateur évidente, il n’en demeure pas moins que les interprètes, totalement convaincus de leurs rôles, assument leur particularité avec une certaine frénésie. On soulignera la timidité séduisante de Savannah, incarné par une Kirsten Stewart (de la cinéma-série Twilight) assumant perceptiblement son anonymat, en complète opposition à Laura Albert, nourrie par le jeu extravagant de Laura Dern, toujours resplendissante et exubérante. Diane Kruger joue admirablement bien le jeu des alternances sexuelles dans ce milieu cinématographique du début du siècle. Une séquence au Festival de Cannes 2014 nous montre une brève apparition de Gilles Jacob en pleine forme; pour les nostalgiques. Entre film culte et biographie, c’est en partie réussi.

Si le film oscille entre le jeu des identifications sexuelles et le mystère d’une supercherie, pour le spectateur évidente, il n’en demeure pas moins que les interprètes, totalement convaincus de leurs rôles, assument leur particularité avec une certaine frénésie.

FICHE TECHNIQUE
Sortie
Vendredi 3 mai 2019

Réal.
Justin Kelly

Origine(s)
Grande-Bretagne / Canada

États-Unis

Année : 2018

Langue(s)
V.o. : anglais

JT Leroy

Genre(s)
Drame biographique

Durée : 1 h 48

Dist. @
TVA Films
Classement
Interdit aux moins de 13 ans

En salle(s) @
Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel.  ★★★★ Très Bon.  ★★★ Bon.
★★ Moyen.  Mauvais. 0 Nul.
½ [Entre-deux-cotes]

Long Shot

Semaine 18
Du 3 au 9 mai 2019

RÉSUMÉ SUCCINCT
Le journaliste Fred Flarsky travaille pour un quotidien indépendant. Homme de principes, il combat toute forme de manipulation des consciences. Aussi, lorsqu’il apprend que son journal a été vendu à un empire de presse, il démissionne sur-le-champ. Pour lui remonter le moral, un ami l’invite dans une soirée où se trouve aussi la secrétaire d’État, Charlotte Field.

Primeur
| SANS
COMMENTAIRES |

FICHE TECHNIQUE
Sortie
Vendredi 3 mai 2019

Réal.
Jonathan Levine

Origine(s)
États-Unis

Année : 2019

Langue(s)
V.o. : anglais / Version française

Un bon coup

Genre(s)
Comédie sentimentale

Durée : 2 h 05

Dist. @
Les Films Séville

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
[ Langage vulgaire ]

En salle(s) @
Cineplex

Mon bébé

Semaine 18
Du 3 au 9 mai 2019

RÉSUMÉ SUCCINCT
Héloïse, mère divorcée, peine à réaliser que sa fille cadette s’apprête à quitter le nid familial pour aller étudier dans une université québécoise. Elle passe le plus de temps possible avec son «bébé», et en profite pour immortaliser ces instants précieux sur son téléphone. Mais en agissant ainsi, Héloïse néglige sa relation avec ses deux autres enfants.

Primeur
| BRÈVE |
Élie Castiel

★★ ½

Mère poule… quoique

Avouons que Dalida, titre direct, sans ambages, s’en tenant à cette reine du pop d’une certaine époque. portait en lui la tendresse, la force et la retenue d’une grande actrice, à l’image même de la chanteuse. Avec Mon bébé, appellation un peu trop « maternelle » le film souffre d’un manque de distanciation entre la proposition et la mise en scène. En effet, le départ d’un ou d’une enfant de la maison peut (et a) des conséquences souvent (mélo)dramatiques sur les parents, et encore plus lorsqu’il s’agit d’un ou d’une divorcée. Cette étape et présentée cependant avec des fioritures et des exemples un peu trop immaculés, rendant la progression dramatique incohérente. Dans un rôle de maman poule, qui aime un peu trop son bébé, une Sandrine Kiberlain atypique qui s’en tire cependant avec aplomb, quasi sereinement, répondant à un personnage qu’elle n’a pas l’habitude, ou presque, d’endosser. Face à elle, Thaïs Alessandrin, la propre fille de la réalisatrice, trop consciente d’une caméra qui la filme avec le plus grand soin dans toutes les situations où elle se trouve. Un film simple, un récit tout autant, mais qu’on regarde avec bonheur, tendresse aussi, tout simplement parce que la famille, c’est sacré, qu’on le veuille ou pas. Ironique de ma part ? Peut-être, mais bien intentionné.

Dans un rôle de maman poule, qui aime un peu trop son bébé, une Sandrine Kiberlain atypique qui s’en tire cependant avec aplomb, quasi sereinement, répondant à un personnage qu’elle n’a pas l’habitude, ou presque, d’endosser.

FICHE TECHNIQUE
Sortie
Vendredi 3 mai 2019

Réal.
Lisa Azuelos

Origine(s)
France

Belgique

Année : 2019

Langue(s)
V.o. : français

Mon bébé

Genre(s)
Comédie dramatique

Durée : 1 h 26

Dist. @
MK2 / Mile End

Classement
Tous publics

En salle(s) @
Cinéma Beaubien
Cineplex

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel.  ★★★★ Très Bon.  ★★★ Bon.
★★ Moyen.  Mauvais. 0 Nul.
½ [Entre-deux-cotes]

2026 © SÉQUENCES - La revue de cinéma - Tous droits réservés.