En salle

L’Incrédule | Vendredi 10 août 2012

10 août 2012

L’Incrédule
(El incrédulo)

COMÉDIE SATIRIQUE | Origine : Canada [Québec] – Année : 2012 – Durée : 1 h 35 – Réal. : Federico Hidalgo – Int. : Marcelo Arroyo, Francesca Barcenas, Claudio Caceres, Léo Arguello, Marcela Pizarro – Dist. / Contact : Atopia | Horaires / Versions / Classement : Excentris – Cineplex Divertissement (à compter du vendredi 17 août 2012)

Résumé
Deux couples originaires de l’Amérique latine fondent une entreprise qui fabrique un remède efficace contre la mélancolie.

En quelques mots
★★
La rencontre de deux couples bien peu semblables, en dehors de leur origine sud-américaine, donne l’occasion au scénariste et réalisateur Federico Hidalgo de dresser un constat désabusé mais sensible sur l’incidence du déracinement chez certains immigrants. Le film met en scène une communauté hispanophone qui, malgré ses différences et ses contradictions, fait preuve d’une indéfectible solidarité dans les moments difficiles. Hidalgo survole aussi la question de l’acceptation des employeurs locaux face à ces étrangers aux pratiques dissemblables, mais se concentre sur les relations qui se tissent dans ses deux couples témoins. Filmés avec une certaine distance, leurs problèmes et les tensions qui les caractérisent se manifestent différemment en fonction de leur intégration sur leur nouvelle terre d’asile. Ces écueils, réglés par autant de thérapies de groupe, ne sont toutefois pas assez forts pour empêcher la possibilité d’un rapprochement et peut-être d’une amitié pérenne. Hidalgo propose un scénario intelligemment construit et de fins dialogues pour tracer cet émouvant portrait d’êtres déracinés. Si l’on regrette le côté statique de la mise en scène, on loue la finale hilarante,  basée sur un quiproquo peu banal, qui apporte au film une touche de légèreté salutaire. >> Charles-Henri Ramond

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Zarafa | Vendredi 3 août 2012

2 août 2012

Zarafa

ANIMATION | Origine : France  – Année : 2011 – Durée : 1 h 19  – Réal. : Rémi Bezançon, Jean-Christophe Lie – Voix : Simon Abkarian, Ronit Elkabetz, Deborah FranSimon Abkarian, Ronit Elkabetz, Deborah François, Thierry Frémont, Fellag – Dist.: Séville | Horaires / Versions / Classement : Cinéma BeaubienCineplex Divertissement

Résumé
Un jeune garçon africain et une petite girafe échappent à un esclavagiste pour se retrouver à Paris après un long périple en montgolfière. Ils y sont finalement présentés au roi de France

En quelques mots
★★
En 1827, l’arrivée en France de cet animal exotique provoqua une girafomania. À partir de cette histoire véridique, le scénariste Rémi Bezançon et son co-réalisateur Jean-Christophe Lie prennent des libertés de bon aloi pour faire entrer l’imaginaire méditerranéen et africain dans une aventure où les parents reconnaîtront peut-être ici et là aussi l’influence d’œuvres de Victor Hugo, Charles  Dickens ou Hector Malot. L’animation en 2D, fruit de la collaboration d’équipes dans plusieurs pays, est souvent belle avec un travail précis sur la profondeur de champ. La musique de Laurent Perez del Mar rend hommage à celle de Maurice Jarre pour Lawrence of Arabia. Certains anachronismes dans les dialogues sont employés pour leur valeur ironique et les péripéties sont bien intégrées dans un conte pour petits et grands enfants sur l’amitié et la responsabilité où le griot mène le bal. >> Luc Chaput

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Total Recall | Vendredi 3 août 2012

Total Recall
(Total Recall : Mémoires programmées)

AVENTURES DE SCIENCE-FICTION | Origine : États-Unis / Canada  – Année : 2012 – Durée : 1 h 58  – Réal. : Len Wiseman – Int. : Colin Farrell, Bill Nighy, Jessical Biel, Kate Beckinsale – Dist.: Columbia | Horaires / Versions / Classement : Cineplex Divertissement

Résumé
Dans un futur lointain, un ouvrier d’usine est hanté par des rêves étranges. Après l’échec d’une intervention médicale visant à lui implanter des souvenirs réconfortants et une fusillade avec la police, il part à la recherche de sa vraie identité

En quelques mots
1/2

Avec son lot de poursuites à pied, en voitures volantes (qui renvoie à l’univers de The Fifth Element de Besson ou encore les films de Michael Bay) et de fusillades bien molles, Total Recall ne lésine pas sur les moyens. Or, tout cet arsenal sombre dans une mécanique artificielle totalement dépourvue de charme. De plus, les personnages manquent carrément de consistance ou versent dans la caricature. Manquant de saveur, Colin Farrell peine à faire oublier Arnold et ne réussit guère à transmettre à l’écran la dualité éthique de son personnage. C’est sans compter les séquences acrobatiques ou plus musclées où sa doublure est trop souvent visible et évidente. Enfin, bien que le look du film s’inspire de l’indémodable et célèbre Blade Runner (du même auteur), il faut avouer que les décors impressionnent par leur densité et l’attention accordée aux détails. C’est bien là le seul élément positif de cette production futile et inutile. >> Pascal Grenier

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Liverpool | Vendredi 3 août 2012

Liverpool

COMÉDIE SENTIMENTALE | Origine : Canada [Québec] – Année : 2012 – Durée : 1 h 53  – Réal. : Manon Briand – Int. : Stéphanie Lapointe, Louis Morissette, Giovanni Appollo, Alexa-Jeanne Dubé, Charles-Alexandre Dubé – Dist. : Remstar| Horaires / Versions / Classement : Cinéma Beaubien Cineplex Divertissement

Résumé
Lui, client du bar Liverpool. Elle, préposée au vestiaire du même endroit. Ces deux êtres timides, qui n’osent s’avouer leur intérêt l’un pour l’autre, s’unissent afin de mener une enquête pour retrouver une personne disparue.

En quelques mots
★★
Tout comme La Peur de l’eau sorti plus tôt cette année et avec qui il partage de nombreuses similitudes, Liverpool pratique le mélange des genres avec plus ou moins de réussite. Dans cette enquête journalistique et policière mâtinée de comédie romantique, un gentil couple un peu gêné fait face avec aplomb à un complot d’envergure et finit par triompher, malgré sa timidité et sa maladresse. Les réseaux sociaux, montrés à la fois comme fléau de société mais aussi comme puissant moyen de communication instantanée, servent ici à déjouer un trafic international aux enjeux environnementaux bien réels. Les thèmes choisis tirent leur force de l’actualité et l’on ressent le besoin de livrer au spectateur un fort message altermondialiste. L’intrigue, originale et sans temps morts, utilise le journalisme d’enquête comme ressort et s’appuie sur des images d’archives qui renforcent son propos social. Toutefois la réalisatrice noie ces bonnes idées dans quelques démonstrations maladroites mais surtout dans de lourdes invraisemblances qui rendent caduque toute notion de véracité. Pour son retour au grand écran, Manon Briand signe avec Liverpool un divertissement agréable et convaincant, pour peu qu’on lui pardonne ses rebondissements tirés par les cheveux. >> Charles-Henri Ramond

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

360 | Vendredi 3 août 2012

360

DRAME ROMANTIQUE | Origine : Grande-Bretagne / Brésil / France / Autriche – Année : 2011 – Durée : 1 h 50 – Réal. : Fernando Meirelles – Int. : Jude Law, Rachel Weisz, Anthony Hopkins, Ben Foster, Jamel Debbouze, Maria Flor – Dist.: Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex Divertissement

Résumé
Dans diverses capitales européennes, des personnages en manque d’affection s’engagent dans des aventures romantiques pour briser leur solitude.

En quelques mots
1/2
Quelques grandes villes du monde servent de toiles de fond à cette adapation de la pièce La Ronde d’Arthur Schnitzler, déjà adaptée à l’écran, brillamment en 1950 par Max Ophüls et de manière plutôt sulfureuse mais efficace par Roger Vadim, en 1964. Si le réalisateur de La Cité de Dieu (2002) et de Blindness (2008) réussit à capter l’esprit onirique et éthéré de ces centres urbains, force est de souligner le manque d’âme et de souffle. Les divers états d’âme des protagonistes n’arrivent pas à nous susciter la moindre émotion même si dans l’ensemble les comédiens semblent assez convaincants et investis dans des rôles inhabituels. Reste quelques histoires sur la nature du désir, du pouvoir de l’argent, de la recherche du bonheur et de l’importance de la sexualité dans la trajectoire humaine. Tout compte fait, le nouveau film de Fernando Meirelles pèche par excès de confiance en son sujet. >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Diary of a Wimpy Kid: Dog Days | Vendredi 3 août 2012

Diary of a Wimpy Kid: Dog Days

COMÉDIE| Origine : États-Unis / Canada – Année : 2012 – Durée : 1 h 34  – Réal. : David Bowers – Int. : Steve Zahn, Robert Capron, Rachael Weisz, Zachary Gordon, Peyton List  – Dist.: Fox | Horaires / Versions / Classement : Cineplex Divertissement

Résumé
Une fois l’école terminée, le jeune Greg cherche à combler le temps libre.

En quelques mots
SANS COMMENTAIRES.

Ai Weiwei: Never Sorry | Vendredi 3 août 2012

Ai Weiwei: Never Sorry

DOCUMENTAIRE | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 31  – Réal. : Alison Klayman – Avec : Ai Weiwei, Ying Gao, Huang Hung, Changwei Gu  – Dist. : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Cineplex Divertissement

Résumé
Portrait du célèbre artiste dissident chinois Ai Weiwei.

En quelques mots
★★★
Voici le deuxième film présenté  cette année à Montréal sur cet artiste.  Le Fifa,  a déjà montré Ai Weiwei: Without Fear or Favour du réalisateur britannique  Matthew Springford et l’animateur Alan Yentrob, tourné à l’occasion de l’ouverture de son installation au Tate Modern à Londres. Le film détaillait  plus particulièrement la production des 100 millions de graines de tournesol en porcelaine peintes à la main par des équipes dans les fabriques historiques de cette ancestrale  technique de l’Empire du Milieu. Ici, la réalisatrice a pu accompagner cet architecte, sculpteur, artiste conceptuel,  blogueur et initiateur d’œuvres d’art de divers types en documentant pendant plus de cent heures les voyages et tribulations de cette personnalité hors du commun et ses conflits  avec les autorités, spécialement dans l’hommage aux victimes du séisme de 2008 au Sichuan.  Ai Weiwei, fils d’Ai Qing, célèbre poète ayant subi les dégradations de la révolution culturelle, garde depuis longtemps un fonds contestataire dont le documentaire, par l’emploi judicieux  d’interviews entre autres d’un journaliste du New Yorker, nous permet de mieux comprendre la portée et les limites de son action.  Portrait personnel, accompagnement de l’artiste au travail et foisonnement des réseaux sociaux se conjuguent  par un  montage sensible dans  ce  documentaire nécessaire pour encore mieux saisir l’évolution de la Chine au cours des trente dernières années. >> Luc Chaput

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

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