16 août 2012
ANIMATION | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 33 – Réal. : Chris Butler, Sam Fell – Voix : John Goodman, Tucker Albrizzi, Anna Kendrick, Kodi Smith-McPhee, Casey Affleck – Dist. / Contact : Alliance | Horaires / Versions / Classement : Cineplex Divertissement
Résumé
Un petit garçon qui peut communiquer avec les esprits des défunts attire les moqueries méchantes de ses amis d’école, de ses proches et de ses voisins. Les choses changent lorsque sa ville est envahie par des morts-vivants.
En quelques mots
★★
Dans une petite ville du nord-est des États-Unis dont le nom Blithe Hollow semble inspiré par Sleepy Hollow de Washington Irving (dont Tim Burton fit une adaptation récente), l’Halloween arrive quotidiennement pour Norman qui croise en allant à l’école des espris pour la plupart gentils. De mauvais esprits pourtant rôdent et Norman et ses copains d’infortune auront fort à faire pour les contrôler et les réduire au silence. Le scénario de Chris Butler, après avoir bien placé l’intrigue et les principaux personnages, avance cahin-caha mélangeant horreur gentille et satire des mœurs d’Américains moyens où l’on sourit plus souvent qu’on rit dans ce film où les mordus du genre reconnaîtront plusieurs hommages également bien servis par la musique. L’animation des studios Laika en Oregon emploie la stéréoscopie avec bonheur dans cette œuvre qui pose la question (Les monstres n’auraient-ils été que des enfants incompris ?) mais qui n’atteint pas les sommets de fantaisie de Coraline d’Henry Selick, leur précédente production. >> Luc Chaput
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
DRAME MUSICAL | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 56 – Réal. : Salim Akil – Int. : Whitney Houston, Mike Epps, Carmen Ejogo, Tika Sumpter, Jordin Sparks – Dist.: Dist. / Contact : Columbia | Horaires / Versions / Classement : Cineplex Divertissement
Résumé
Détroit, 1968. Trois sœurs veulent former un groupe musical malgré l’opposition de leur mère, une femme religieuse qui les élève de façon stricte et rigoureuse.
En quelques mots
★★
Après le plutôt conventionnel et moyen Jumping the Broom (2011), Salim Akil aborde le mélodrame musical avec la nette conviction qu’il réussira à s’en sortir malgré les nombreux obstacles que le genre peut occasionner. Chose acquise puisque Sparkle brille par sa simplicité, son raffinement et la grâce sincère et naturelle des comédiennes. En situant le récit à la fin des années 1960, époque glorieuse du Motown de Berry Gordy, le réalisateur procure au film une aura de nostalgie qui ne s’engouffre pas pour autant dans les excès et les redondances. La transposition d’époque est adroite, bien structurée et rendue plausible dû à la direction photo du très efficace Anastas M. Michos. Dans son dernier rôle à l’écran, la regrettée Whitney Houston montre un potentiel malheureusement coupé court par sa soudaine disparition. Et si la mise en scène demeure constamment conventionnelle, c’est voulu ainsi ; une façon comme une autre de renouer avec le cinéma d’une autre époque que saurons apprécier les mélancoliques des années soul. Sur ce point, soulignons la très belle partition musicale de Salaam Remi, sentie et inspirée pour la circonstance, ainsi que les chansons, magnifiquement interprétées, rendant agréable cette expérience cinématographique qui ne prétend qu’à divertir tout en véhiculant quelques messages appropriés sur les thèmes de la famille, de l’illusion du succès et de la rançon de la gloire. >> Élie Castiel
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
ACTION | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 43 – Réal. : Simon West – Int. : Jet Li, Dolph Lundgren, Arnold Shwarzeneger, Sylvester Stallone, Jason Statham, Jean-Claude Van Damme, Chuck Norris, Bruce Willis, Nan Yu – Dist. / Contact : Alliance | Horaires / Versions / Classement : Cineplex Divertissement
Résumé
Des mercenaires doivent récupérer une grande quantité de plutonium cachée dans une grotte des Balkans avant qu’elle ne tombe entre de mauvaises mains. En apparence facile, la mission tourne en une entreprise de vengeance implacable.
En quelques mots
★★ 1/2
Ils sont tous là, tous ces He-Men d’une autre époque du cinéma populaire d’action, un temps où leur seule présence suffisait à apprivoiser notre regard. Qu’il s’agisse de faire tourner ensemble des Stallone, des Jet Li, des Van Damme ou encore des Statham (lui, encore en service), nous avons droit ici à un film mélancoliquement nostalgique, essayant de faire revivre un genre glorieux malgré le passage du temps. Les effets spéciaux à l’ancienne sont émouvants, renvoyant à un cinéma de la sincérité, purement divertissant, parfois même aux accents facho tout à fait assumés. Ces mercenaires sont criands de témérité, ne cessent de s’auto-parodier, et il assument leur âge et leur condition avec dignité. Lorsque Schwarzenegger clame tout haut que lui et ses compagnons méritent d’être au musée, il y a là la déclaration d’une fin de carrière, la signature de quelques have-beens qui portent toujours en eux l’amour d’un certain cinéma de pure évasion. Explosions, combats, suspense, manichéisme gratuit, et qu’importe… Le temps de la projection, notre sens critique prend une pause, se laisse amadouer par la tonne de testostérone qui s’impose de scène en scène, et nous devenons de simples spectateurs, passifs devant la magie qui traverse l’écran. Pour paraître actuel, la présence féminine musclée est de rigueur. Avouons que Nan Yu s’en tire avec tous les honneurs. Et lorsque du brouillard de combat apparaît la silhouette encore puissante, puis la forme concrète de Chuck Norris, l’émotion est grande. >> Élie Castiel
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
SUSPENSE OCCULTE | Origine : Grande-Bretagne – Année : 2011 – Durée : 1 h 47 – Réal. : Nick Murphy – Int. : Dominic West, Imelda Staunton, Rebecca Hall – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex Divertissement
Résumé
En 1921, en Angleterre, d’étranges apparitions dans un pensionnat de campagne ébranlent l’incrédulité et les convictions scientifiques d’une intellectuelle qui s’acharne à leur trouver une explication rationnelle.
En quelques mots
★★
Issu de la télévision, Nick Murphy propose un premier long métrage pour le grand écran d’une élégante originalité. Évocant The Orphanage (2007) de l’espagnol Juan Antonio Bayona, The Awakening en retient les aspects les plus surprenants, notamment en ce qui a trait à la structure des éléments d’épouvante, plus axés sur l’affect que sur la présentation purement graphique. Il en résulte un film aux teintes graves, magnifiquement photographié et bénéficiant de la présence de comédiens tout à fait habités. Imelda Staunton propose un personnage d’une rare force dramatique. Soulignons également la magnifique présence de Rebecca Hall dans un rôle foncièrement atypique pour ce genre de production. Dans l’ensemble, The Awakening laisse présager avec assurance d’autres belles réussites de la part de Nick Murphy. >> Élie Castiel
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
10 août 2012
CONTE | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 45 – Réal. : Peter Hodges– Int. : Joel Hedgerton, C.J. Adams, Jennifer Garner, David Morse, M. Emmet Walsh, Diane Wiest – Dist.: Dist. / Contact : Buena Vista | Horaires / Versions / Classement : Cineplex Divertissement
Résumé
Un couple sans enfant dresse la liste des qualités idéales de celui qu’il souhaiterait avoir. Au cours d’une nuit magique, cet enfant de rêve fait son apparition et s’installe dans la vie des nouveaux parents.
En quelques mots
★ 1/2
En plaçant cette histoire fantastique sur l’adoption dans un milieu rural vieillot américain, le scénariste et réalisateur Peter Hedges en réduit la portée possible qui flirte de plus avec l’écologie. De plus, il est assez étonnant que les parents, amis et voisins du couple acceptent cet enfant arrivé subitement et que les autorités scolaires fassent de même sans contrôle de ses papiers d’identité. La plupart des personnages secondaires ne sont que des archétypes servis par des acteurs qui semblent pour la plupart empêtrés dans ces rôles. Les deux jeunes acteurs CJ Adams et Odeya Rush croient plus au conte dans lequel ils évoluent et leur histoire d’amour enfantin n’en est donc que plus plausible. >>Luc Chaput
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
SUSPENSE | Origine : États-Unis – Année : 2011 – Durée : 1 h 30 – Réal. : Craig Zobel – Int. : Ann Dowd, Pat Healy, Bill Camp, Matt Servitto, Philip Ettinger – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex Divertissement
Résumé
Un agent de police demande à Sandra, gérante d’un fast-food de l’Ohio, de chercher à savoir si une de ses employées a vraiment volé une cliente. Une étrange enquête s’ensuit.
En quelques mots
★★
Né à New York, Craig Zobel a grandi à Atlanta, ce qui lui donne le privilège de saisir les nuances de cultures urbaines différentes. Car ici, il s’agit bien de capter l’essence des individus, de mesurer le poids de leur obéissance aveugle, de sentir leur angoisse devant la peur de l’inconnu. Film sur l’autorité, le rapport au faux et avant tout sur l’aventure grotesque de l’influence, Compliance déçoit en premier abord, mais procure un malaise plein de promesses à mesure que le récit avance. Sur ce point, c’est surtout l’interprétation qui compte. Comment rendre crédible un personnage face à un scénario un tant soit peu illogique ? Dès le départ, l’excellente Ann Dowd, dans le rôle de Sandra, la gérante du fast-food, aurait dû identifier le faux officier Daniels (Pat Healy, inquiétant à souhait). Devant la naïveté humaine, le spectateur ressent un sentiment d’abandon, de désespoir et d’amertume. C’est voulu ainsi par Zobel, également scénariste du film, inspiré par un fait vécu et qui a construit une série de dialogues ayant un rapport complice avec l’insoutenable faiblesse et légèreté de l’être. Après Great World of Sound (2007), étrange comédie annonçant une nouvelle voix, Compliance, titre on ne peut plus approprié que l’on pourrait traduire par « docilité » ou bien encore « conformité » atteste avec le plus grand sérieux de l’originalité d’un jeune réalisateur que l’on peut d’ors et déjà situer parmi les talents les plus prometteurs du cinéma indépendant américain. Il suffit de savoir comment l’écouter. >> Élie Castiel
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ACTION / ESPIONNAGE | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 2 h 15 – Réal. : Tony Gilroy – Int.: Jeremy Renner, Rachel Weisz, Edward Norton, Stacy Keach, Oscar Isaac, Albert Finney, Joan Allen – Dist. / Contact : Universal | Horaires / Versions / Classement : Cineplex Divertissement
Résumé
L’abandon d’un projet secret de la CIA cause l’élimination de tous ceux qui y ont participé de près ou de loin. Poursuivis par les tueurs de l’organisme, un agent exceptionnel et une scientifique tentent de déjouer leurs plans
En quelques mots
★★
Si The Bourne Legacy n’est pas mauvais, ce n’est pas non plus un grand film d’action comme ses trois prédécesseurs. Là où Jason Bourne était tout en zones grises, en doutes, en regrets et en culpabilité, Aaron Cross était essentiellement blanc comme neige, un bon soldat qu’on a berné. Là où les trois œuvres précédentes étaient âpres et sombres dans le ton, l’image et le propos, The Bourne Legacy est, sans qualifier le film d’édulcoré, beaucoup plus verni que ses prédécesseurs, lumière et montage étant plus conventionnels. Là où la trilogie Bourne était avare de commentaires et d’information sans jamais être confus, The Bourne Legacy constitue essentiellement une prémisse – nouveau personnage, nouvelle conspiration, nouvel univers – et comporte trop d’exposition fastidieuse pour trop peu de mystère véritable. Enfin, The Bourne Legacy est empreint d’une vision beaucoup plus cynique que ses prédécesseurs, somme toute portés par un certain optimisme héroïque au milieu la noirceur (Bourne triomphait de ses ennemis et en ralliait certains à sa cause). On nous laisse ici sur un monde si corrompu que même les puissants bien intentionnés demeurent impuissants à contrer les mensonges des spin doctors des géants de l’industrie, qui trouvent toujours un moyen de les désavouer pour sauver leur peau. Sans être inintéressant en soi, le cynisme ne peut compenser pour le classicisme de l’œuvre. >> Claire Valade
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
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