En salle

Robot and Frank | Vendredi 24 août 2012

24 août 2012

Robot and Frank

COMÉDIE FANTAISISTE | Origine : États-Unis  – Année : 2012 – Durée : 1 h 29  – Réal. : Jake Schreier – Int. : Frank Langella, James Marsden, Susan Sarandon, Liv Tyler – Voix : Peter Sarsgaard – Dist.: Dist. / Contact : Columbia | Horaires / Versions / Classement : Cineplex Divertissement

Résumé
Un vieux cambrioleur à la retraite, qui perd la mémoire, voit sa vie de solitaire transformée par l’arrivée inopinée d’un robot acheté par son fils.

En quelques mots
★★ 1/2
Dans un futur rapproché, les robots à dégaine humaine pourraient  agir comme serviteurs et être programmés pour interagir avec les humains qui les entourent.  Frank est un homme âgé vivant seul dans une petite ville de la Nouvelle-Angleterre et il est content de son autonomie et de son statut de vieux bourru. Il est magnifiquement interprété par Frank Langella. Le scénario de Christopher D. Ford   installe rapidement le conflit entre ces deux êtres et les difficultés d’adaptation dues à cette cohabitation forcée où le robot prend graduellement le contrôle du régime alimentaire. Le robot, qui a la voix de Peter Sarsgaard,  et le sexagénaire trouvent ensuite un nouveau terrain d’entente mettant en valeur les anciens talents de Frank. Et le film devient une comédie policière avant de se transformer, grâce à l’intelligente mise en scène de Schreier, en finale dans une belle comédie dramatique sur la famille, l’amitié et les souvenirs. >> Luc Chaput

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Shirin Farhad … | Vendredi 24 août 2012

Shirin Farhad Ki Toh Nikal Padi
(Shirin and Farhad Get Lucky)

COMÉDIE ROMANTIQUE | Origine : Inde  – Année : 2012 – Durée : 1 h 52  – Réal. : Bela Segal – Int. : Boman Irani, Farah Khan, Kavin Dave, Shami, Kurush Deboo, Daisy Irani – Dist.: Dist. / Contact : A-Z Films | Horaires / Versions / Classement : Cineplex Divertissement

Résumé
L’idylle sentimentale entre Farhard, un célibataire dans la quarantaine qui n’a jamais eu la main heureuse en amour, et Shirin, une femme du même âge qui, pure coïncidence, est l’ennemie jurée de Nargis, la mère de Farhad.

En quelques mots
SANS COMMENTAIRES

The Apparition | Vendredi 24 août 2012

The Apparition

SUSPENSE / ÉPOUVANTE | Origine : États-Unis / Allemagne – Année : 2011 – Durée : 1 h 22 – Réal. : Todd Lincoln – Int. : Tom Felton, Ashley Greene, Julianna Guill, Luke Pasqualijo, Sebastian Stan – Dist. / Contact : Warner | Horaires / Versions / Classement : Cineplex Divertissement

Résumé
Trois étudiants mènent une expérience scientifique visant à expliquer rationnellement les phénomènes paranormaux. Au terme de leur séance, ils parviennent à créer une entité très maligne qui fonctionne à la manière d’un virus.

En quelques mots
SANS COMMENTAIRES

2 Days in New York | Vendredi 17 août 2012

17 août 2012

2 Days in New York
(2 Jours à New York)

COMÉDIE SENTIMENTALE | Origine : France / Allemagne / Belgique  – Année : 2012 – Durée : 1 h 36  – Réal. : Julie Delpy – Int.: Julie Delpy, Chris Rock, Alex Nahon, Alexia Landeau, Albert Delpy, Dylan Baker – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Cineplex  Divertissement – Excentris

Résumé
Les déboires sentimentaux de Marion, nouvellement installée à New York avec son conjoint Mingus, leurs deux enfants de relations antérieures et un chat. Sans compter d’autres personnages qui entrent dans leur vie et la complique.

En quelques mots
★★
Suite de 2 Days In Paris et reprenant plusieurs des personnages de cette comédie de mœurs, ce film, écrit par Julie Delpy et Alexia Landeau qui jouent d’ailleurs deux sœurs en conflit dans ce diptyque, reprend par plusieurs aspects aussi le canevas des films américains sur la rencontre familiale à l’occasion des fêtes de fin d’année. Dans un espace restreint, les différences et les ressentiments éclatent alors. Julie Delpy charge d’ailleurs plus ces Français en visite aux États-Unis qui empilent clichés par-dessus clichés dans leurs questions et comportements. Le conjoint américain, joué finement par Chris Rock, les accueille avec un regard amusé puis de plus en plus horrifié. La mise en scène de Delpy se sort des clichés touristiques en insérant des épisodes cartes postales montés en rafale ici et là. La réalisatrice utilise habilement le caractère restreint de l’appartement pour faire monter cette tension. On sourit plus qu’on rit en général et spécialement à ses erreurs flagrantes de traduction par certains des protagonistes, bourdes soulignées par des sous-titres qui redonnent le sens exact des propos malmenés. La satire du milieu de l’art tourne court et Julie Delpy rend hommage à sa mère d’une manière comiquement poétique dans ce court  et amusant voyage à New York.  >> Luc Chaput

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Alps | Vendredi 17 août 2012

16 août 2012

Alps
(Alpeis)

DRAME | Origine : Grèce  – Année : 2011 – Durée : 1 h 33  – Réal. : Yorgos Lanthimos – Int. : Ariane Labed, Aggeliki Papoulia, Johnny Vekris, Aris Servetalis, Stavros Psyllakis – Dist. / Contact : FilmsWeLike | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc

Résumé
Alps est une société secrète dont la mission des trois membres, à la demande des clients, consiste à ce qu’ils remplacent des personnes décédées, prétendant être encore vivantes.

En quelques mots
★★★
Avec Canine (2009), Yorgos Lanthimos confirmait l’inattendue naissance d’un nouveau cinéma grec débarrasé des recettes établies par les anciens réalisateurs, particulièrement ceux issus du schéma est-européen, réaliste, social et engagé, et dont le regretté Theo Angelopoulos avait jeté les assises. Après l’acerbe critique de la famille, et particulièrement du patriarcat de Kynodontas, le jeune cinéaste rebelle propose un film plus aéré, passablement moins iconoclaste, d’une certain façon linéaire, mais toujours aussi torturé et pessimiste sur la condition humaine. Il est clair que Alps, titre on ne peut plus approprié pour signifer l’aventure, le goût du risque et le danger, s’adresse à un public conditionné à une nouvelle cinématographie intentionnellement provocatrice, parfois même osant aller jusqu’à l’extrême gratuité, mais d’une force de caractère et de poigne fulgurante. Car Lanthimos est de ces jeunes loups qui optent pour la façon de faire et non pas sur une ligne narrative concrète. Il s’agit d’un cinéma purement cinématographique, irritant parfois, soumettant notre regard à un exercice continuel de va-et-vient insolites, discrets et soudainement, sans crier gare, s’éclatant comme par enchantement. Avouons tout de même que Alps est rempli d’idées, fourmille de mille est une variations sur la notion de mise en scène, se réinvente à chaque plan. Lanthimos rejette les conventions, se permet de créer des formules inédites autant dans la mise en scène, minimaliste à souhait, que dans la direction d’acteurs, là où l’improvisation semble régner et le débit des mots prend une tournure particulière. Sa mise en situation est clinique, froide, impersonnelle, glaciale parfois, intentionnellement désorientée. Dans un sens, son cinéma s’inscrit dans une certaine post-modernité du nouveau cinéma européen, celui des jeunes, plus ancrés sur les motifs existentiels et individuels que sur la collectivité. En cet âge parfois néfaste du moi exacerbé, Alps touche aux thèmes universels du deuil, de l’intime, de la sexualité et de la mort. Lanthimos frappe avec coup de poing, assume sa condition de cinéaste hors-circuit, mais il y a aussi chez lui une intense envie d’ériger, de construire. Malgré l’effroyable crise économique que traverse la Grèce en ce moment, quelques imprudents éclairés trouvent tout de même le moyen de produire des films. Et peut-être que c’est justement cette crise, ce manque de perspectives en l’avenir qui les pousse à inventer. Une façon comme une autre de survivre. Une chose est certaine : on peut d’ores et déjà compter sur le nouveau cinéma grec.  >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Ek Tha Tiger | Vendredi 17 août 2012

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Ek Tha Tiger
(Once There Was a Tiger)

ACTION | Origine : Inde – Année : 2012 – Durée : 2 h 15 – Réal. : Kabir Khan – Int. : Salman Khan, Katrina Kaif, Girish Karnad, Roshan Seth, Ranvir Shorey – Dist. / Contact : Sanaa Boutique | Horaires / Versions / Classement : Cineplex Divertissement

Résumé
Lors d’une mission secrète, un agent des services spéciaux indiens tombe amoureux d’une jeune femme. Pour défendre leur relation et rester ensemble, ils doivent affronter des ennemis redoutables et puissants.

En quelques mots
★★
Après New York (2009), plus ou moins réussi, Kabir Khan continue dans la veine du film d’action sur fond d’enjeux sociopolitiques et sentimentaux. Si auparavant le réalisateur avait abordé le thème du terrorisme en y intégrant des inserts musicaux avec peu d’hardiesse, il contrôle beaucoup mieux son matériau dans ce Ek Tha Tiger. On revoit avec bonheur Katrina Kaif, sans doute la vedette féminine bollywoodienne la plus adulée en ce moment. Sans oublier de souligner la présence du toujours musclé et efficace Salman Khan, qu’on n’avait pas vu depuis quelque temps. Suivant les lignes directrices du Bollywood populaire, le réalisateur ne surprend guère, mais utilise les ficelles du genre avec soin, apportant quelques bribes d’humour. Et comme dans tout film indien grand public qui se respecte, le drame côtoie la comédie et les insépables chants/danses se prêtent au sujet. Ici, une histoire d’espionnage entre l’Inde et le Pakistan ;  et comme il se doit, le ton conciliateur permet au couple amoureux, lui Indien, elle Pakistaine, de fuir vers des ailleurs plus prometteurs. >> Élie Castiel


Je n’ai rien oublié | Vendredi 17 août 2012

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Je n’ai rien oublié

COMéDIE DRAMATIQUE | Origine : France – Année : 2010 – Durée : 1 h 33  – Réal. : Bruno Chiche – Int. : Gérard Depardieu, Françoise Fabian, Féodor Atkine, Nathalie Baye, Pascale Arbillot, Niels Arestrup  – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cinéma BeaubienCineplex Divertissemen

Résumé
Lorsque tombé malade, Conrad raconte à Simone ses souvenirs d’enfance, il dévoile des secrets sur la famille pour laquelle il a travaillé.

En quelques mots
★★
En adaptant le premier roman A Small World de l’écrivain suisse Martin Suter qui fut collaborateur du cinéaste Daniel Schmid, Bruno Chiche et ses coscénaristes en ont simplifié le déroulement car le cinéma permet par les scènes de rêve ou de flashbacks de donner une idée de l’action divergente de la maladie d’Alzheimer sur l’individu. La mémoire courte devenant inopérante ou déficiente, les souvenirs lointains remontent à la surface de manière plus ou moins désordonnée.  Ancrée par un Gérard Depardieu ahurissant de justesse,  l’intrigue policière dans une famille de la haute bourgeoisie peut se dérouler de manière feutrée  dans une mise en scène un peu trop lisse qui laisse la part belle à ses interprètes  spécialement Alexandra Maria Lara et Françoise Fabian. >> Luc Chaput


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