31 août 2012
DRAME SENTIMENTAL | Origine : Canada / Japon – Année : 2012 – Durée : 1 h 40 – Réal. : Claude Gagnon – Int. : Gabriel Arcand, Youki Kudoh, Yuichi Atta, Toshi Moromi, Megumi Tomita, John Potter – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Cinéma Beaubien – Cineplex Divertissement
Résumé
Le voyage amoureux et existentiel entre un professeur à la retraite et une femme mariée qui a fui le domicile conjugal.
En quelques mots
★★★
Comme dans Kamataki, le thème du renouveau de l’homme occidental, fragilisé par un événement personnel dramatique, est mis de l’avant. La crainte de la mort que le « vieux » professeur à la retraite ressent se retrouve confrontée à l’apparente éternité des paysages et des pratiques ancestrales japonaises. Au contact d’un Japon traditionnel fascinant et qui semble figé dans l’histoire depuis une éternité, Pierre puise les forces nécessaires pour remettre en cause ses propres valeurs et retrouver espoir en la vie, aidé en cela par une improbable amourette avec une jeune femme souffrant elle aussi de difficultés dans sa vie personnelle. Dans ce bain de jouvence inspiré par des personnages locaux plus grands que nature et par la nature riche et envoûtante de l’Île d’Okinawa, Gagnon nous renvoie le portrait d’une société japonaise idéalisée, où la sérénité se vit à chaque instant. Il écorche au passage l’hégémonie américaine et sa culture bulldozer très présente ici. Si les thèmes abordés par Kamataki sont encore bien vivants, Gagnon a choisi de simplifier son propos en délestant l’histoire d’un peu de profondeur psychologique. Karakara est en effet émaillé de plusieurs touches humoristiques qui allègent les tensions sans leur faire perdre leur sens ni leur importance. L’opposition des cultures et des modes de vie se fait ici tout en finesse, dans la contemplation plus que dans la confrontation. Road movie original, apaisant et tout en finesse, Karakara bénéficie en outre d’une interprétation sobre et épatante. >> Charles-Henri Ramond
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
drame | Origine : Canada [Québec] – Année : 2012 – Durée : 1 h 35 – Réal. : Maryanne Zéhil – Int. : Nathalie Coupal, Joseph Antaki, Wafa Tarabey, Layla Hakim, Janine Sutto, Sophie Cadieux – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cinéma Beaubien – Cineplex Divertissement
Résumé
Marie, une éditrice montréalaise spécialisée dans les témoignages de survivants de conflits internationaux reçoit le récit d’un certain Ali, un jeune Palestinien ayant grandi dans un camp de réfugiés au Liban.
En quelques mots
★★
C’est sans doute pour exorciser ses propres démons que la cinéaste d’origine libanaise Maryanne Zéhil a choisi de traiter ce sujet dramatique qu’elle a vécu de près. C’est par le truchement d’un témoignage personnel livré par un palestinien vivant à Montréal à une éditrice blasée et fragilisée par de nombreux aléas de sa vie personnelle, que le film évoque les horreurs vécues en 1982 à Sabra et Chatila, deux camps de réfugiés palestiniens. Le scénario, très didactique et un peu trop prévisible, apporte cependant un éclairage peu commun sur le conflit en insistant sur l’importance des mères palestiniennes dans l’organisation de la vengeance armée, parfois au péril de la vie des membres de leur famille. À l’instar de son premier film (De ma fenêtre sans maison, 2006), Maryanne Zéhil place donc la mère au centre dans l’intrigue et en fait l’un des moteurs de la montée de la violence. Avec son passé de documentariste, la cinéaste réussit à renvoyer dos à dos ses protagonistes chrétiens ou musulmans et oppose leurs valeurs et leur religion sans jugement ni morale. Sans être totalement convaincant et souffrant d’un manque de budget flagrant, La Vallée des larmes apporte tout de même sa petite pierre à l’édifice de la mémoire collective concernant ces événements dramatiques qui ne doivent pas sombrer dans l’oubli. >> Charles-Henri Ramond
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
DOCUMENTAIRE MUSICAL | Origine : États-Unis – Année : 2011 – Durée : 1 h 27 – Réal. : Jonathan Demme – Avec : Neil Young – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Cinéma du Parc
Résumé
En mai 2011, la légende de la chanson Neil Young se produit sur la scène du Massey Hall de Toronto, étape d’une tournée.
En quelques mots
★★ 1/2
En mai 2011, Neil Young termine la tournée mondiale de l’album Le Noise (2010) par deux spectacles solo dans l’intimité du Massey Hall de Toronto, salle mythique qu’il connaît bien (un concert de 1971 fut immortalisé sur l’album Live at Massey Hall). Après Neil Young: Heart of Gold (2006) et Neil Young Trunk Show (2009), Neil Young Journeys conclue la trilogie documentaire que Jonathan Demme a consacrée à l’auteur-compositeur canadien. L’approche de Journeys s’inscrit dans la continuité de celle de Trunk Show, qui tranchait avec l’académisme formel de Heart of Gold. Les trois quarts de Journeys, tourné en numérique, sont consacrés aux images en concert. Elles montrent à quel point Young est d’une justesse incroyable sur scène et à quel point l’artiste, malgré ses 65 ans au moment du tournage, peut faire preuve d’une fougue étonnante. Entre les morceaux interprétés en concert, le cinéaste insère des séquences de Young se promenant en voiture dans la région qui l’a vu grandir (il est né à Omemme, en Ontario). Bien que cette idée colle parfaitement avec la démarche de Young à ce stade de sa carrière — Le Noise étant un disque plus intime et autobiographique, notamment sur les pièces Hitchhiker et Love and War, toutes deux d’une honnêteté bouleversante —, ces moments de déambulation se révèlent au final assez anecdotiques et, par conséquent, un peu superflus. Le documentaire aurait facilement pu être constitué uniquement des images en concert, qui sont beaucoup plus maîtrisées. Saluons tout de même la démarche sans compromis de Demme. Avec Neil Young Journeys, il signe un documentaire qui, à l’instar de Trunk Show, n’est pas fait pour plaire à un vaste public. Il s’adresse plutôt aux mélomanes avertis et aux inconditionnels de Young. >> Jean-Philippe Desrochers
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
COMÉDIE DRAMATIQUE | Origine : Israël – Année : 2010 – Durée : 1 h 57 – Réal. : Avi Nesher – Int. : Tuval Shafir, Neta Porat, Dror Keren, Adir Miller, Maya Dagan – Dist. / Contact : Ciné Maison Royale | Horaires / Versions / Classement : Cineplex Divertissement
Résumé
Haïfa, été 1968. Un adolescent est embauché par le patron d’une agence matrimoniale, marieur professionnel, contrebandier et survivant de l’Holocauste. À son contact, le jeune garçon découvre l’univers des adultes et les subtilités de l’amour.
En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / FILM NON VU.
SUSPENSE D’ÉPOUVANTE | Origine : États-Unis – Année : 2011 – Durée : 1 h 33 – Réal. : Ole Bornedal – Int. : Kyra Sedgwick, Jeffrey Morgan, Madison Davenport, Natasha Calis – Dist.: Dist. / Contact : Alliance | Horaires / Versions / Classement : Cineplex Divertissement
Résumé
Clyde et Stéphanie s’aperçoivent que la boîte qui obsède leur fille Em pourrait contenir un dibbuk, esprit maléfique dont le but est de détruire son hôte humain.
En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / FILM NON VU.
DOCUMENTAIRE | Origine : États-Unis / Hollande / Grande-Bretagne – Année : 2012 – Durée : 1 h 40 – Réal. : Lauren Greenfield – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Cineplex Divertissement
Résumé
Jackie et David ont réalisé leur rêve : construire un palais inspiré du Château de Versailles. Mais ils n’ont pas compté qu’un jour leur empire financier s’effrondrerait et changerait à jamais leur existence.
En quelques mots
★★ 1/2
David Siegel a fondé Westgate Resorts, la plus grosse entreprise de résidences en multipropriété au monde. Son épouse Jackie, de trente ans sa cadette, a des goûts plus luxueux que lui, habitué qu’il est à gérer de son bureau les multiples facettes de son entreprise qui a des pratiques de vente bien aiguisées. La décision de construire un manoir de 90 000 pieds carrés (plus de 8000 mètres carrés) apparaît déjà incompréhensible étant donné l’opulence kitsch de leur résidence principale à Orlando. La réalisatrice réussit à entrer dans l’intimité quotidienne de ce couple, de certains de leurs huit jeunes enfants et des employés de maison. La crise économique de 2008 permet ensuite à Mme Greenfield de montrer les effets dévastateurs sur les parents, amis d’enfance et employés de l’organisation de cet tremblement de terre financier. Par d’habiles flash-back, la réalisatrice réussit à traduire en images et confidences les divers aspects de cette poursuite effrénée du rêve américain vers le plus gros, le plus grand, le plus cher. Lauren Greenfield a donc réussi un conte moral décapant dans ce documentaire sur un cas pas si particulier de l’écart économique entre la classe moyenne et les super riches aux États-Unis. >> Luc Chaput
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
COMÉDIE SENTIMENTALE | Origine : France – Année : 2012 – Durée : 1 h 50 – Réal. : James Huth – Int. : Gad Elmaleh, Sophie Marceau, Michaël Abiteboul, Macha Méril, Julie-Anne Roth, François Berléand – Dist. / Contact : Remstar | Horaires / Versions / Classement : Cinéma Beaubien – Cineplex Divertissement
Résumé
Sacha joue dans un club de Jazz et séduit des jolies filles. Charlotte a trois enfants et deux ex-maris, et une carrière professionnelle. Tous les opposent, et c’est justement pour cela qu’ils sont faits l’un pour l’autre.
En quelques mots
★
Le cinquième long métrage de James Huth n’innove en rien la comédie sentimentale, genre exploité plusieurs fois chaque année par la plupart des cinématographies nationales. En 1998, avec Serial Lover, James Huth montrait quelques timides signes de promesse, malheureusement non tenus par une suite plus décevante – Brice de Nice (2009) et pire encore, Lucky Luke (2009). Si l’idée de départ est charmante dans Un bonheur n’arrive jamais seul, l’ensemble ne fonctionne plus après un début plutôt accueillant. Les clichés, les redites, les invraisemblances et les quiproquos d’un cinéma révolu abondent, ne laissant aucun répit aux comédiens qui, tout en croyant plus ou moins au sujet, n’arrivent pas à atteindre le niveau de complicité tant dans les regards que dans les comportements. Gad Elmaleh surcharge son personnage et Sophie Marceau, dans d’autres films brillante comédienne, n’est pas tout à fait à l’aise. >> Élie Castiel
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
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