20 septembre 2012
DRAME PSYCHOLOGIQUE | Origine : France – Année : 2011 – Durée : 1 h 35 – Réal. : Frédéric Videau – Int. : Jacques Bonnafé, Agathe Bonitzer, Reda Kateb, Hélène Fillières, Marie Payen, Margot Couture – Dist. / Contact : A-Z Films | Horaires / Versions / Classement : Cinéma Beaubien – Cineplex Divertissement
Résumé
Enlevée à l’âge de dix ans, Gaëlle retrouve sa liberté huit ans plus tard, lorsque son ravisseur décide de la laisser partir. En regagnant sa famille, elle réalise à quel point ces événements dramatiques ont chamboulé sa vie et celle de ses proches.
En quelques mots
★★ 1/2
À partir d’un fait divers, le réalisateur forge une mise en scène axée sur le souvenir. D’où une construction du récit qui oscille entre la réalité et le retour en arrière, désorientant parfois le spectatateur, mais non dépourvue d’originalité. Les rapports ambigus entre les deux protagonistes laissent croire à une amitié plutôt qu’à un rapt. D’où l’intérêt pour les joutes psychologiques d’un scénario astucieux que déploie ce deuxième long métrage de Videau qui, en plus, donne l’occasion à Agathe Bonitzer et à Reda Kateb de montrer leur immense talent. Dans le cas de Kateb, soulignant qu’il s’agit d’un acteur injustement sous-estimé, d’une force d’expression hallucinante. >> Élie Castiel
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
DRAME | Origine : Canada [Québec] – Année : 2012 – Durée : 1 h 13 – Réal. : Paul Barbeau – Int. : Émile Schneider-Vanier, Paul Barbeau, Benz Antoine, Isabelle O’Brien, Jean Larouche – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Excentris
Résumé
Après avoir fermé sa compagnie, un homme tente de se rapprocher de son fils.
En quelques mots
★ 1/2
Après plusieurs productions récentes à la tête de la compagnie Reprise Films (dont le très beau Roméo Onze), Paul Barbeau passe derrière la caméra et nous invite à le suivre durant quelques instants cruciaux de la vie d’un homme qui vient de tourner une page importante. Inspiré de la vie personnelle de Paul Barbeau (il avait fermé sa compagnie Nù Films alors qu’elle souffrait de problèmes financiers), Après la neige se caractérise par l’élan de sincérité déployé par son réalisateur. Cette chronique anémique, tant par son sujet que par son budget, utilise abondamment les techniques habituelles à de nombreux films d’auteur au mince budget et au scénario très personnel. Ici, les silences en disent long et les plans fixes définissent l’espace. Les rares dialogues tentent bien de nous guider à travers les errements de cet homme qui replonge dans sa vie, mais ne disent finalement pas grand-chose. Il en résulte un film intimiste et contemplatif dont les plans jouent sur la longueur, et dont les nombreux non-dits tentent de faire avancer une intrigue, au demeurant trop mince. Paul Barbeau n’est visiblement pas un acteur et le traitement de son sujet manque de profondeur. Pourtant, il s’en fallait de peu pour faire du film une première œuvre réussie, car malgré tout, le réalisateur parvient, certes maladroitement, à évoquer la solitude d’un homme obligé de rattraper ses erreurs du passé. >> Charles-Henri Ramond
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
DRAME| Origine : Colombie – Année : 2010 – Durée : 1 h 30 – Réal. : Carlos César Arbeláezabel – Int. : Hernán Mauricio Ocampo, Nolberto Sánchez, Genaro Aristzábal, Hernán Mendez, Carmen Torres – Dist. / Contact : A-Z Films | Horaires / Versions / Classement : Cinéma Beaubien
Résumé
Dans un village de la cordillère des Andes, en Colombie, deux joueurs d’une jeune équipe de soccer envoient par erreur le ballon sur un champ de mine. Ils décident tous d’aller le récupérer.
En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / FILM NON VU.
ACTION / FANTASTIQUE | Origine : Grande-Bretagne – Année : 2012 – Durée : 1 h 35 – Réal. : Pete Travis – Int. : Karl Urban, Lena Headey, Olivia Thirlby, Jason Cope, Domhnall Gleeson, Deobia Oparei – Dist. / Contact : Alliance | Horaires / Versions / Classement : Cineplex Divertissement

Résumé
Des policiers doivent agir autant comme juges et bourreaux que comme jurés dans une ville à la fois futuriste et violente.
En quelques mots
★
L’essentiel de l’action se passe dans une tour de 200 étages après une habituelle séquence de poursuite sur une autoroute bondée. La tour Peach Tree devient une énorme prison pour tous ses habitants car un super système électronique l’a mise en mode de protection contre les attaques extérieures. Le juge Dredd et une stagiaire aux dons psychiques doivent donc survivre dans cet environnement hyper-dangereux où les combats à armes lourdes plus ou moins sophistiquées occasionnent des pertes humaines énormes. La réalisation frôle le style jeu-vidéo dans son approche des difficultés inhérentes à cette aventure. Seule la photographie de moments au ralenti en 3D offre un certain attrait dans ce film où la psychologie des personnages est réduite à sa plus simple expression. >> Luc Chaput
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
DRAME POLICIER | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 49 – Réal. : David Ayer – Int. : Jake Gyllenhaal, Anna Kendrick, Michael Peña, Natalie Martinez, America Ferrera, David Harbour – Dist. / Contact : VVS (Alliance) | Horaires / Versions / Classement : Cineplex Divertissement

Résumé
Dans le quartier de South Central, à Los Angeles, deux policiers sont menacés par des membres d’un gang de rue après avoir réussi une intervention majeure contre leur organisation.
En quelques mots
★★
Filmer le quotidien de deux policiers sillonnant les rues chaudes du quartier multiethnique de South Central de Los Angeles est en soi une idée de scénario fort originale et foncièremet cinématographique. Et lorsque ces faits et gestes sont filmés au moyen de petites caméras ou de portables par l’un des deux acolytes, la prémisse et d’autant plus surprenante qu’elle prend des allures de faux documentaire, poussant les comédiens à ajuster leur jeu. C’est la façon dont la plupart des séquences sont filmées, évoquant par la même occasion ces téléséries documentaires sur le même sujet. Il y a de l’énergie, de l’action, des rebondissements propres au genre et on n’oubliera pas les minces intrigues amoureuses assurant au film son côté fiction. Égal à lui-même, Jack Gyllenhaal demeure toujours aussi vigoureux. À ses côtés, Michael Peña assure une performance digne de mention, passant d’un registre à l’autre avec une aisance naturelle et enjouée. Le réalisateur de Harsh Times (2005) et Street Kings (2008) continue dans la même veine du film policier, mêlant action, considérations psychologiques et scènes dramatiques avec tact, adresse et discernement. >> Élie Castiel
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
DRAME | Origine : Inde – Année : 2012 – Durée : 2 h 30 – Réal. : Madhur Bhandarkar – Int. : Kareena Kapoor, Randeep Hooda, Arjun Rampal, Shahana Goswami, Helen, Divya Dutta – Dist. / Contact : Sana Boutique | Horaires / Versions / Classement : Cineplex Divertissement

Résumé
Une actrice de films bollywoodiens lutte pour conserver son statut de vedette.
En quelques mots
★★
Si dans le plus abouti Fashion (2008), le réalisateur situait le récit dans le milieu de la mode, industrie qu’il montrait sous un jour cynique, opportuniste et déshumanisant, Heroine s’avère une critique aussi acerbe du milieu de l’usine Bollywood, tout aussi puissante que celle d’Hollywood. Producteurs, réalisateurs, distributeurs, attachés de presse, médias, public, tout ce beau monde est dépeint avec une insolence parfois même dévastatrice. Comme dans toutes les cinématographies du monde, le public est exigeant. Et l’une de ces exigeances et de vouloir découvrir de nouveaux visages le plus rapidement possible. Sur ce point, la présence de Kareena Kapoor n’est pas fortuite. Son rôle ressemble à une mise en abyme de son propre métier. Apparemment, dépassé la jeune trentaine, les vedettes féminines travaillant pour Bollywood ne peuvent se contenter que de films à petit budget, sans aucun succès public. Sur ce point, Kapoor est vraie, totalement consciente que le personnage qu’elle incarne pourrait être celui de sa propre vie. Madhur Bhandarkar l’a compris. Il lui donne ici l’occasion de crier sa rage, son désespoir ; mais il la présente aussi dans toute sa féminité, toujours belle, capitvante, sculpturale. Chose étrange : à Bollywood (comme sans doute le reste du monde), contrairement aux femmes, les acteurs masculins ne vivent pas souvent des problèmes associés à l’âge. Conscients du rôle qu’ils exercent sur la société, les cinéastes indiens remettent de plus en plus en question l’industrie qui les emploit, quitte à prendre des risques énormes. Mais en Inde, il y a une industrie cinématographique parallèle qui prend de plus en plus d’ampleur pour offrir au public un regard à la fois créateur et personnel, loin des contraintes bollywoodiennes. >> Élie Castiel
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★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
SUSPENSE | Origine : Canada / États-Unis – Année : 2011 – Durée : 1 h 41 – Réal. : Mark Tonderai – Int. : Max Theriot, Gil Bellows, Elizabeth Shue, Jennifer Lawrence – Dist. / Contact : Alliance | Horaires / Versions / Classement : Cineplex Divertissement

Résumé
Peu de temps après avoir déménagé dans un nouveau quartier, une mère et sa fille découvrent qu’une jeune femme aurait tué ses parents dans la maison voisine.
En quelques mots
★
Mark Tonderai semble tout à fait conscient que sa réalisation est plutôt humble, n’apportant rien de nouveau à un genre archi-usé, mais force est de souligner qu’il tourne avec un certain entrain et un plaisir fou, empruntant souvent à divers genres (suspense, épouvante, thriller) et évocant par contre sans originalité des cinéastes beaucoup plus chevronnés (Alfred Hitchcock, Brian de Palma). Mais il est entouré d’interprètes convaincants qui évitent les fausses notes et les excès et s’atèlent à la tâche avec soin. Riche d’une carrière de près de cinquantaine de films, Elizabeth Shue semble avoir fait plaisir au réalisateur en acceptant de tourner pour lui. En fin de compte, House at the End of the Street se place parmi ces films qui connaissent dans la plupart des cas une carrière satisfaisante lors de leur sortie en DVD. >> Élie Castiel
MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. ☆ Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.
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