En salle

Hotel Transylvania | Ven 28 sept 2012

27 septembre 2012

Hotel Transylvania
(Hôtel Transylvanie)

ANIMATION | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 31  – Réal. : Genndy Tartakowsky – Voix : Steve Buscemi, Selena Gomez, Andy Samberg, Adam Sandler, David Spade, Kevin James  – Dist. / Contact : Columbia | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
Recluse dans le monde des monstres et surprotégée tout au long de sa vie par son père, la fille de Dracula souhaite, à l’occasion de son 118e anniversaire, découvrir le monde des humains. Dracula décide plutôt de lui organiser une grande fête.

En quelques mots

L’argument de base de ce film est intéressant. Pour éviter de perdre sa fille, Dracula qui se sent responsable de la mort de la mère de celle-ci, construit un hôtel de vacances pour ses confrères monstres où Mavis pourra peut-être rencontrer un jour l’amour. Toutefois comment des monstres de divers types n’ont pas connu d’autres expériences que celle de Dracula face aux humains est déjà étonnant. D’ailleurs, ces créatures ne sont pas très individualisées et agissent comme des villégiateurs à la recherche de bon temps. Plusieurs possibilités de scénarios sont donc escamotées. De plus, le générique final montre les dessins préparatoires d’un type d’animation qui a été délaissé au profit d’une technique plus sautillante proche des animations télévisuelles pour enfants. Adam Sandler et ses compères sont relativement drôles dans leurs interprétations vocales mais à part quelques gags insérés pour les adultes, le long métrage final est décevant et ne devrait pas tenir la route face à Frankenweenie par exemple. >> Luc Chaput

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

El Huaso | Ven 28 sept 2012

El Huaso

DOCUMENTAIRE | Origine : Canada [Québec] / Chili – Année : 2011 – Durée : 1 h 20 – Réal. : Carlo Guillermo Proto – Dist. / Contact : Les Films du 3 mars | Horaires / Versions / Classement : Excentris

Résumé
À 58 ans, Gustavo Proto est sans doute atteint de la maladie d’Alzheimer. Il décide alors de réaliser un vieux rêve : devenir
huaso (cow-boy chilien).

En quelques mots
★★
1/2
Portrait intimiste d’un homme atteint de divers troubles mentaux le portant à se croire condamné, El Huaso est un film qui, le temps de sa réalisation, aura permis à Carlo Guillermo Proto de se rapprocher de son père Gustavo. Proto réalise ici une véritable plongée dans l’intimité de sa propre famille, qui doit faire face avec aplomb à la volonté inébranlable du père de mettre fin à ses jours. Courageux au plus haut point, ce portrait intimiste ne porte pas de jugement sur les raisons précises de la tragique décision, de même qu’il n’essaye pas d’expliquer les causes médicales associées à l’état psychologique troublé du père. Proto propose plutôt un regard sensible et touchant sur une personnalité complexe, dont les motivations morbides remontent probablement à la plus tendre enfance. Ce faisant, l’auteur évoque les conséquences de cette décision sur sa vie et celle de sa famille et tente à travers la réalisation de ce film d’inverser la volonté de son père. À l’aide d’une caméra pudique et discrète, le réalisateur évoque aussi la fin de vie difficile de personnes atteintes de maladies incurables, telle que la maladie d’Alzheimer. Alternant grisaille torontoise et lumière chilienne, El Huaso peut toutefois sembler bavard et ne parvient pas entièrement à exploiter la beauté, la luminosité et la sérénité de ses séquences chiliennes. On regrette aussi que cette thérapie cinématographique verse par moments dans la télé-réalité en montrant des discussions familiales très intimes que l’on aurait préféré imaginer au lieu d’y participer directement. >> Charles-Henri Ramond

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Looper | Ven 28 sept 2012

Looper
(Looper : Les Tueurs du temps)

SCIENCE-FICTION | Origine : États-Unis  – Année : 2012 – Durée : 1 h 59  – Réal. : Rian Johnson – Int. : Joseph Gordon-Levitt, Paul Dano, Emily Blunt, Bruce Willis, Noah Segan – Dist. / Contact : Alliance | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
Dans un futur proche, des tueurs à gage, appelés loopers , éliminent les gens qui gênent une organisation criminelle influente. Les victimes sont projetées dans le passé où les attendent ces tireurs lourdement armés pour les executer.

En quelques mots
★★ 1/2
Le nouveau film de Rian Johnson, connu surtout pour l’élégant et sophistiqué The Brothers Bloom (2008), produit une étrange sensation, un sorte de malaise qui se savoure à chaque instant. C’est voulu ainsi, et tant mieux. Le thriller d’anticipation est ici au service d’une mise en scène axée sur l’imprévu et sur l’art de la suggestion et non pas de la démonstration excessive. Dans Looper, on demeure constamment sur le qui-vive, non seulement dû à sa structure intentionnellement alambiquée, mais surtout et avant tout parce que le film oblige le spectateur à réfléchir. Si le thème du voyage dans le temps n’est pas nouveau, il est ici  transcendé par des va-et-vient incessants qui reconstruisent les notions de temps, de lieu et d’espace de façon prodigieuse et inventive. Le film évoque l’exemplaire Gattaca (1997) d’Andrew Niccol et ne s’éloigne pas trop du populairement culte Logang’s Run (1976) de Michael Anderson. Si les enjeux de l’intrigue ne deviennent clairs que vers la fin, tout le reste du film convoque la participation intelligente des spectateurs, essayant de dénouer de scène en scène les arcanes de l’intrigue. Sur ce point, Looper et un sans doute l’un des films les plus participatifs de l’année. Et pour incarner ces héros hors de l’ordinaire, Bruce Willis et Joseph Gordon-Levitt sont tous les deux imbattables. >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Pitch Perfect | Ven 28 sept 2012

Pitch Perfect
(La Note parfaite)

COMÉDIE MUSICALE | Origine : États-Unis  – Année : 2012 – Durée : 1 h 45  – Réal. : Jason Moore – Int. : Anna Kendrick, Skylar Astin, Brittany Snow, Anna Camp, Elizabeth Banks, Dam DeVine  – Dist. / Contact : Universal | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
Étudiante à l’université, Beca est plutôt solitaire. Un jour, elle rejoint les rangs d’un ensemble
a capella entièrement féminin. Avec ses nouvelles amies, elle doit redoubler d’efforts afin de remporter les différents concours.

En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / FILM NON VU.

Thaandavam | Ven 28 sept 2012

Thaandavam
(Sinathaandavam / The Dance of Shiva / Vendetta)

ACTION | Origine : Inde – Année : 2012 – Durée : 2 h 47  – Réal. : Vijay – Int. : Chiyaan Vikram, Jagapathi Baby, Anushka Shetty, Amy Jackson, Lakshmi Rai, Nasser, Santhanam – Dist. / Contact : Sana Boutique | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
De nos jours, un homme aveugle maîtrisant la technique de l’écholocation (la technique permettant de s’orienter et de visualiser mentalement son environnement par le son à l’image des chauves-souris), laisse éclater sa colère et tente de se faire justice.

En quelques mots
★★★
Il y a, dans Thaandavam, des gestes survoltés, des atmosphères, un ton soutenu, une structure narrative soignée, un lyrisme imagé et un rapport au corps qui évoquent à s’y méprendre le cinéma de Mani Ratnam, notamment en ce qui a trait à ses deux succès, Raavan (2010), avec Abishek Bachchan dans le rôle principal, et Raavanan (2010), une version différente du même film avec cette fois-ci Vikram, autre star de Bollywood qu’on retrouve ici. Il y a la même énergie, les mêmes sensations ; ce que Vijay (A. L. Vijay) retient aussi de Ratnam est ce rapport entre l’action et la poésie – sur ce plan, la séquence du mariage est exceptionnelle, montrant jusqu’à quel point Vikram (« Chiyaan » Vikram, né John Kennedy) excelle dans l’art de l’interprétation ; il occupe l’espace avec une vigueur farouche au cours d’un rituel matrimonial couronné d’une chorégaphie magnifiquement organisée. Et comme dans tout Bollywood qui se respecte, la tragédie domine. L’individu est inextricablement confronté à son destin, ou karma si vous préférez, et il n’y peut rien pour le changer. Du lot de films indiens que nous avons pu voir cette année, Thaandavam demeure jusqu ‘ici le plus puissant, le mieux structuré sur le plan du récit et bénéficiant de la présence d’une pléiade de comédiens remarquables. Et comme à l’accoutumé dans ce genre de production, les différents registres narratifs s’entremêlent les uns aux autres, en apparence n’ayant aucun rapport entre eux, mais qui finissent par converger vers un ensemble tout à fait cohérent. Et à l’instar de Ratnam, Vijay filme tous ces corps en évolution avec un grâce et une sensualité férocement viscérales. >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Won’t Back Down | Ven 28 sept 2012

Won’t Back Down
(On ne cédera pas)

DRAME SOCIAL | Origine : États-Unis – Année : 2011 – Durée : 2 h 01 – Réal. : Daniel Barnz – Int. : Maggie Gyllenhaal, Viola Davis, Holly Hunter, Oscar Isaac, Rosie Perez, Ving Rhames – Dist. / Contact : Fox | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
Deux mères de famille désabusées par les lacunes de l’école primaire d’un quartier défavorisé entreprennent une campagne auprès des parents et enseignants pour en prendre le contrôle. Elles se heurtent à l’opposition du syndicat des professeurs
.

En quelques mots
SANS COMMENTAIRES / FILM NON VU.

26 lettres et un philosophe | Ven 21 sept 2012

20 septembre 2012

26 lettres et un philosophe

DOCUMENTAIRE | Origine : Canada [Québec]  – Année : 2011 – Durée : 1 h 52  – Réal. : Suzy Cohen – Dist. / Contact : K-Films Amérique | Horaires / Versions / Classement : Cinéma Beaubien

Résumé
Rencontre avec « la philosophie » au sens où Gilles Deleuze l’entendait, ce documenaire se présente comme une étude de la pensée comme moyen de donner une meilleure compréhension à la vie à travers  les idées du philosophe René Schérer.

En quelques mots
★★ 1/2
La mise en scène minimaliste fait la force du film, même si parfois, question de reposer l’œil du spectateur, elle est joliment teintée d’images de Paris ou de croquis/dessins du principal intéressé, le philosophe René Schérer, frère du regretté Éric Rohmer, qui a voulu accorder une entrevue à Suzy Cohen. Le but : trouver un mot pour chacune des 26 lettres de l’alphabet en lui accordant une signification à la fois historique, philsophique, indicible et anthropoligique. Il sera, par exemple, question de cul (impliquant ses significations les plus biblico-philosophiques), de fiction (et ses altérités), d’ambiguïté (et ses parallèles)… Si les propos sont constamment fondateurs, intelligents, souvent accessibles, on peut ne pas partager certaines opinions d’un philosophe qui a vécu pour la connaissance et qui base ses réflexions sur une observation quotidiennne, soutenue, ouverte sur le monde et tout à fait réfléchie de la condition humaine. En tenant ses distances devant la caméra, Suzy Cohen privilégie le sujet comme s’il s’agissait d’une acte de résistance, faisant du tournage documentaire une profession de foi. >> Élie Castiel

Critique complète dans le prochain numéro de Séquences (281 – novembre-décembre 2012).

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

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