En salle

Et si on vivait tous ensemble ? | Ven 5 oct 2012

4 octobre 2012

Et si on vivait tous ensemble ?
(And If We All Lived Together?)

COMÉDIE DRAMATIQUE | Origine : France / Allemagne – Année : 2010 – Durée : 1 h 36 – Réal. : Stéphane Robelin – Int. : Pierre Richard, Jane Fonda, Guy Bedos, Géraldine Chaplin, Claude Rich, Daniel Brühl – Dist. / Contact : A-Z Films | Horaires / Versions / Classement : Beaubien Cineplex

Résumé
Pour faire face aux séquelles de leur grand âge, deux couples de retraités et un vieil ami célibataire, des copains de longue date, décident de vivre ensemble dans une même maison
.

En quelques mots
★★
Côté casting troisième âge, rien à envier. Devant ces dames, Geraldine Chaplin et Jane Fonda, on ne peut que s’incliner; face aux messieurs, Guy Bedos, Claude Rich et Pierre Richard, on ne peut que lever son chapeau. Interpellés sans doute par la thématique qui entoure des questions aussi fondamentales que la vie, l’amour, la sexualité, la maladie et la mort, les cinq comédiens se prêtent à ce jeu un peu volage où l’intime vole en éclat et dévoile toutes ses facettes au grand jour, ou presque dû à un scénario insufisamment ficelé. À l’aube du voyage final, tout peut être dit, il ne sert plus à rien de cacher ; c’est en quelque sorte l’heure des bilans. Si quelques invraisemblances se glissent par-ci par-là, force est de souligner que la mise en scène possède des moments spirituels réussis et mêle comédie et drame avec sensibilité. Après quelques courts métrages et le long Real Movie (2003), inédit à Montréal, Stéphane Robelin propose une comédie douce-amère alerte, conciliatrice, tendre et savoureuse qui déjoue avec humour, quelques pointes d’ironie et un respect des acteurs les incontournables phases parfois difficiles de la vie. Et le plaisir est immense d’entendre Jane Fonda parler français tout au long du film.>> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Frankenweenie | Ven 5 oct 2012

Frankenweenie

ANIMATION | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 24  – Réal. : Tim Burton – Voix : Robert Capron, Martin Landau, Catherine O’Hara, Wynona Ryder, Martin Short, Charlie Tahan  – Dist. / Contact : Buena Vista | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
Inconsolable après la mort accidentelle de son chien, un jeune garçon décide d’utiliser ce qu’il a appris dans son cours de science pour redonner vie à son fidèle compagnon.

En quelques mots
★★★
Il existe une remarquable adéquation entre le propos du film, la technique du « stop motion » et les nombreuses références ou citations qui parsèment l’œuvre. Le petit Victor Frankenstein veut ramener à la vie son chien Sparky, frappé par une voiture. Pour ce faire, il recoud les morceaux du chien écrasé et expose la carcasse inanimée à l’électricité provenant de la foudre, inspiré par les expériences de galvanisme réalisées dans les cours de science de Victor par l’inquiétant professeur Rzykruski. Dans le court métrage de 1984, Sparky était un vrai chien bull terrier interagissant avec des acteurs, mais ici, il s’agit d’un véritable objet inanimé composé d’une armature métallique et de morceaux de plastique. Comme Victor, Tim Burton et son équipe doivent littéralement insuffler la vie dans cet objet inorganique en l’animant image par image, avec une fluidité incomparable. Mais si vous regardez le film image par image, Sparky ne bougera pas : l’illusion du mouvement se produit entre les images, 24 fois par seconde, dans notre cerveau (grâce à l’effet phi). C’est donc le cinéma et la lumière sur l’écran qui se substituent à l’électricité de Victor pour prêter vie à de la matière inerte et permettre à Tim Burton de jouer au Prométhée moderne. Le cinéaste a passé son enfance au pied de la colline où il fut jadis écrit « HOLLYWOODLAND ». Retirez « LYWOOD » de ce mot et vous obtenez « HOL LAND ». Le nouvel Hollywood de Tim Burton passe donc par la reconnaissance de son héritage passé. Et le courant va passer si vous êtes au courant ! >> André Caron

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Holy Motors | Ven 5 oct 2012

Holy Motors

ESSAI DRAMATIQUE | Origine : France / Allemagne  – Année : 2012 – Durée : 1 h 56  – Réal. : Leos Carax – Int. : Denis Lavant, Kylie Minogue, Edith Scob, Michel Piccoli, Eva Mendes  – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Excentris

Résumé
Qui est M. Oscar. Tantôt grand patron, meurtrier quand bon lui semble, mendiant à ses heures, être monstrueux… père de famille.Céline l’accompagne dans sa quête du bonheur.

En quelques mots
★★★★
Émouvant, souvent ludique, Holy Motors confirme le grand retour de Leos Carax au cinéma. Objet hybride doublé d’un portrait intime d’un cinéaste trop longtemps écarté des écrans, Motors avance en roue libre, par une singularité de parcours qui risque autant d’enchanter que d’irriter son spectateur. La prémisse de son récit pourrait s’inscrire dans une seule phrase : un homme, un acteur dénommé Oscar (écho au nom de famille du cinéaste), erre de rôle en rôle au gré des dix rendez-vous qui lui ont été commandés par une agence. Les rituels de ses transformations sont minutieusement détaillés, ayant lieu à l’intérieur d’une limousine-studio blanche omniprésente et sillonnant Paris. À ces métamorphoses multipliées (un homme de finances, une clocharde, un vieillard mourant, acteur en costume lumineux s’attelant à une séance de motion capture…), le film répond par une série d’atmosphères et de genres (série B, fantastique, film musical…) qui accentuent un sentiment de solitude, d’isolement palpable. Son héros caméléon est de tous les plans et nulle part en même temps, tant son identité nous demeure mystérieuse, évanescente; c’est le destin cruel de l’acteur, semble nous dire Carax. Peu est révélé sur lui, ses spectateurs (invisibles), son agence ou encore la cause de ses activités. L’important, c’est de continuer « pour la beauté du geste », simplement, s’exclame monsieur Oscar, incarné par Denis Lavant, double de Carax à l’écran depuis Boy Meets Girl , datant de 1984. >> Sami Gnaba

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. ★ Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

The Perks of Being a Wallflower | Ven 5 oct 2012

The Perks of Being a Wallflower

DRAME SENTIMENTAL | Origine : États-Unis – Année : 2012 – Durée : 1 h 53  – Réal. : Stephen Chbobsky – Int. : Logan Lerman, Emma Watson, Nina Dobrev, Paul Rudd, Ezra Miller, Mae Whitman, Kate Walsh – Dist. / Contact : Séville | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
Dans les années 1980, un étudiant timide, candide et solitaire, aux prises avec des problèmes de santé mentale, se lie d’amitié avec des camarades excentriques plus âgés qui lui font découvrir le vrai sens de l’amitié et de l’amour
.

En quelques mots
★★ 1/2
Les films américains qui se passent dans le milieu des institutions d’enseignement de niveau secondaire sont légions, mais rares sont ceux qui arrivent à susciter l’intérêt des spectateurs. Tant par sa structure narrative ingénieuse, sa mise en scène à la fois solide et raffinée, sa propension à établir des rapports de maturité entre les personnages et surtout par l’originalité des dialogues, The Perks of Being a Wallflower est une véritable réussite. Du lot des comédiens, tous excellents, Logan Lerman se surpasse, montrant d’une séquence à l’autre toute la complexité de son personnage. Le film est empreint d’une douce mélancolie et d’une nostalgie du temps qui passe rendant le récit émouvant. Des thèmes jusqu’ici tabous dans ce genre de production, comme celui de l’homosexualité, sont abordés avec tact et respect. Adapté de son propre roman (autobiographique sans doute), le réalisateur s’empare du sujet pour exorciser ses démons avec un humanisme triomphant. >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Taken 2 | Ven 5 oct 2012

Taken 2
(L’Enlèvement 2)

ACTION | Origine : États-Unis / Turquie – Année : 2012 – Durée : 1 h 32 – Réal. : Olivier Megaton – Int. : Liam Neeson, Maggie Grace, Famke Janssen, Rade Serbedzija, Luka Grimes – Dist. / Contact : Fox | Horaires / Versions / Classement : Cineplex

Résumé
Pour renouer avec sa femme et sa fille, un espion à la retraite organise un voyage à Istanbul. Contre toute attente, dans la capitale turque, la petite famille affronte un puissant criminel albanais assoiffé de vengeance
.

En quelques mots

Les nombreuses invraisemblances s’accumulent à la même vitesse que les scènes d’action, assez grandiloquentes pour susciter l’attention des spectateurs. Mais Taken 2 prouve jusqu’à quel point les suites des films à succès sont inférieures aux originaux. Toujours est-il que Liam Neeson demeure quand même égal à lui-même, essayant de donner du souffle à ce film mis en scène à la hâte. Mais il y a Los Angeles, filmée selon les préceptes du genre, et Istanbul où, bizarrement (ou est-ce arrangé avec le gars des vues ?) chaque plan de la ville, souvent en plongée, laisse flotter le drapeau national. Sans doute un geste politique involontaire de la part du réalisateur, mais qui fait bien son effet. Par ailleurs, vengeance, justice et happy-end tentent de faire bon ménage, mais ne réussissent qu’à moitié. >> Élie Castiel

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Winnie | Ven 5 oct 2012

Winnie

CHRONIQUE BIOGRAPHIQUE | Origine : Canada [Québec] / Afrique du Sud – Année : 2011 – Durée : 1 h 47  – Réal. : Darrell James Roodt – Int. : Terrence Howard, Jennifer Hudson, Elias Koteas, Wendy Crewson  – Dist. / Contact : Equinoxe | Horaires / Versions / Classement : Beaubien Cineplex

Résumé
Années 50. Par sa beauté et sa personnalité, une jeune travailleuse sociale de Johannesburg attire l’attention d’un activiste, Nelson Mandela. Ensemble, ils vivent l’une des plus dignes pages de l’histoire de l’Afrique du Sud.

En quelques mots
1/2
Nomzamo Winfreda Madikizela est devenue célèbre sous le nom de Winnie Mandela après son mariage avec  l’avocat et dirigeant de l’ANC Nelson Mandela et l’emprisonnement à vie de celui-ci. Le  long métrage de Roodt  survole le plus souvent divers épisodes de la vie de Winnie et ce  dans un enveloppement persistant de musique symphonique qui souligne les effets du scénario et agit à contre-courant quand des airs folkloriques ou des chants de protestation auraient mieux amplifié le message. On reste donc dans le film biographique habituel  de création d’un couple alors que le sujet central aurait demandé plus d’âpreté. Jennifer Hudson,  sauf dans les scènes dans la prison où Winnie passa 18 mois, ne semble pas avoir l’étoffe nécessaire pour incarner cette femme complexe. La plupart des autres personnages  secondaires  sont réduits à des types. Terrence Howard incarne assez bien le charisme et la grandeur déjà visible dans les années 50 et 60 chez celui qui deviendra le premier président noir de l’Afrique du Sud.  Le réalisateur montre  dans la dernière partie un peu trop rapidement les  erreurs de parcours  de celle qui avait été surnommée alors « la Mère de la nation » et qui lui ont depuis fait perdre ce titre enviable. >> Luc Chaput

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

Bienvenue parmi nous | Ven 28 sept 2012

27 septembre 2012

Bienvenue parmi nous

COMÉDIE DRAMATIQUE | Origine : France – Année : 2012 – Durée : 1 h 32  – Réal. : Jean Becker – Int. : Patrick Chesnais, Jeanne Lambert, Miou-Miou, Jacques Weber, Xavier Gallais, Raphaëline Goupileau – Dist. / Contact : Métropole | Horaires / Versions / Classement : Beaubien Cineplex

Résumé
Les rapports à la fois complices et père/fille entre un homme dans la soixantaine qui a tout laissé tomber pour partir sans but précis et une jeune adolescente égarée.

En quelques mots
1/2
Adaptant avec  François d’Épenoux le roman éponyme d’Éric Holder, Jean Becker en change la structure car Alice, jouée par Miou-Miou, est celle qui, au début du roman, recueille l’adolescente en fugue. Becker et d’Épenoux  reprennent donc en plus serré le début de Deux jours à tuer dont le roman original avait d’ailleurs été écrit par d’Épenoux : un homme  dit ses quatre vérités à ses proches et  part seul en voyage.  La rencontre avec Marilou  est accidentelle.  Les personnages secondaires rencontrés dans ce périple vers la mer sont presque tous à la limite de la caricature. L’argument  central de la rencontre entre deux générations laisse alors place à celle d’un artiste et de son modèle à laquelle  la séquence de L’Été meurtrier apporte son effet miroir. Jeanne Lambert montre un certain talent face à un Patrick Chesnais  lové dans ce rôle de porc-épic. >> Luc Chaput

MISE AUX POINTS
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Remarquable. ★★★ Très bon. ★★ Bon. Moyen. Mauvais. ☆☆ Nul … et aussi 1/2 — LES COTES REFLÈTENT UNIQUEMENT L’AVIS DES SIGNATAIRES.

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